Pourquoi Soulaïmana Ambririki, l’égorgeur de Madeleine, précédemment condamné à 17 ans de prison, était-il libre ?

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À force de répétition, l’horreur s’insinue dans notre quotidien et devient la norme. Ce qui était jugé inacceptable hier est aujourd’hui toléré avec une sidérante passivité. Non contents de s’habituer à la violence qui gangrène certaines franges de la société, les Français assistent, jour après jour, à l’effrayante clémence d’une justice déconnectée face aux criminels. La tentative d’égorgement de Madeleine, une jeune étudiante en médecine miraculeusement rescapée des coups d’un multirécidiviste qui aurait dû se trouver derrière les barreaux ce soir-là, illustre encore une fois cette dérive.

Miraculée d’un agression sauvage

Le 4 juillet 2024, vers 2 h 30 du matin, Madeleine, une étudiante en médecine de 23 ans, rentre chez elle dans le quartier des Arceaux à Montpellier, après une soirée. Mais devant la porte de son immeuble, Soulaïmana Ambririki, 28 ans, l’attaque par-derrière avec un cutter et lui ouvre la gorge avant de prendre la fuite.

Malgré les 26 cm de profondeur de la plaie qui a sectionné la veine jugulaire, un nerf et deux muscles, grâce à ses connaissances médicales, Madeleine parvient a réaliser un garrot avec une robe qu’elle avait achetée plus tôt dans la journée. Hospitalisée, c’est par miracle qu’elle survit. Mais, elle devra faire face à des séquelles à vie.

Le procès d’Ambririki s’est tenu devant la cour d’assises de l’Hérault en juin 2026. L’accusé, qui avait un lourd passé de délinquance et d’agressions sexuelles, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté de 18 ans. Une peine des plus sévères prononçable… à relativiser pourtant du fait qu’il devait se trouver en prison au moment de l’agression à Madeleine. De là à suspecter que l’inhabituelle sévérité de la peine était vouée à dissimuler l’énième culpabilité du système judiciaire dans cette agression, il n’y a qu’un pas. 

L’agresseur devait être en prison

Parce qu’il faut le rappeler, le 4 juillet 2024, Soulaïmana Ambririki n’avait rien à faire dans la rue. Sa place était derrière les barreaux. Si ce criminel errait librement dans Montpellier, c’est par la seule grâce d’une justice laxiste, coupable de ne pas exécuter ses propres sentences. Le service après-vente de l’impunité a fonctionné à plein régime :
    • Un prédateur sexuel en roue libre : condamné à huit mois de prison ferme pour des agressions sexuelles en pleine rue, il lui a simplement suffi de ne pas se rendre à son procès pour échapper à la cellule. Le tribunal condamne, mais laisse le coupable repartir libre. De là à prétendre que l’autorité de l’État est nulle, il n’y a qu’un pas.
    • Un passif criminel effrayant : Ce récidiviste affichait déjà 17 ans de réclusion criminelle pour vol à main armée avec violences aux assises des mineurs de Mayotte. Or, par le jeu opaque des remises de peines et des libérations anticipées, le criminel a été remis en liberté après seulement deux ans de cellule, avant d’être envoyé en Métropole sans aucun suivi réel. De là à prétendre que les verdicts ne servent à rien, il n’y a qu’un pas.
    • L’alerte psychiatrique ignorée : Les experts avaient pourtant formellement prévenu le système judiciaire d’un risque massif de récidive.

Une justice complaisante ou incompétente ?

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Le traitement à la légère de ce criminel est d’autant plus indéfendable que le casier judiciaire de l’intéressé hurlait l’extrême dangerosité. Malgré les armes, le sang déjà versé, les agressions sexuelles et les rapports psychiatriques alarmants, la justice a choisi, à nouveau, l’inaction. En refusant d’incarcérer systématiquement ce profil ultra-dangereux, l’institution judiciaire a directement préparé le terrain pour le drame de Madeleine. Ce n’est plus un dysfonctionnement, c’est de la complicité par complaisance. 
Quant à savoir s’il s’agit d’incompétence ou de complaisance envers les criminels, chacun se fera son opinion. Mais force est de constater qu’on n’a pas vu les magistrats de cette affaire se mobiliser pour dénoncer « le manque de moyens » comme ils le font actuellement autour de l’affaire Lyhanna. De là à en déduire qu’ils ne sortent de leur réserve et appellent à la grève que lorsqu’ils sont pris pour cible par la colère populaire, il n’y a qu’un pas.
Audrey D’Aguanno

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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