À Pau, mercredi 8 juillet, Olav Kooij a réglé au sprint la cinquième étape du Tour de France 2026. Le Néerlandais offre à Decathlon-CMA CGM son premier succès sur cette édition, au terme d’une journée de plaine reliant Lannemezan à Pau.
Kooij libère une équipe française sous pression
Revenu à la compétition après un printemps gâché par la maladie, Kooij s’est imposé sans contestation possible. La formation savoyarde attendait ce moment depuis le grand départ. Son directeur sportif Julien Jurdie y voit un soulagement pour l’ensemble d’un groupe encore neuf, bâti autour de deux leaders aux ambitions distinctes : Kooij sur les arrivées rapides, Paul Seixas sur le classement général.
Le succès valide une stratégie critiquée en amont, celle de courir deux lièvres à la fois. Il soude surtout un collectif qui n’avait jamais roulé ensemble avant ce Tour, à l’approche des étapes où les sacrifices d’équipiers deviendront décisifs.
Veistroffer en éclaireur, une chute dans le final
La journée avait été animée par le Breton Baptiste Veistroffer, échappé en solitaire une bonne partie du parcours avant d’être repris à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée. Le coureur d’Intermarché-Lotto a franchi cette saison la barre des 2 000 kilomètres passés en échappée.
Le final, nerveux, a connu une chute à moins de six kilomètres de la ligne, dans un virage resserré. Une quinzaine de coureurs ont été concernés, dont Jonas Vingegaard, sans gravité. La désorganisation qui en a résulté a isolé plusieurs sprinteurs et facilité la tâche de Kooij.
Le Tourmalet, juge de paix de la 6e étape
Ce jeudi 9 juillet, le peloton bascule dans la haute montagne. L’étape entre Pau et Gavarnie-Gèdre, longue de 186 kilomètres, cumule environ 4 200 mètres de dénivelé. Le col d’Aspin ouvre les hostilités avant le passage du Tourmalet à 2 115 mètres, sommet placé à une quarantaine de kilomètres de l’arrivée.
L’ascension finale vers Gavarnie-Gèdre, inédite, reste roulante (18,7 km à 3,7 %), avec un passage plus raide autour de six kilomètres du but. La météo n’offrira aucun répit aux favoris : vent quasi nul et près de 29 degrés annoncés au sommet.
Pogačar en position de force
Tout convergera vers une offensive de Tadej Pogačar, dont l’équipe UAE Emirates XRG domine désormais le rapport de force qui appartenait naguère à la Visma – Lease a Bike. Le quadruple vainqueur peut compter sur un Isaac Del Toro capable d’user ses rivaux avant de le lancer.
Face à lui, Jonas Vingegaard part privé d’équipiers de premier plan et devra s’accrocher pour limiter les dégâts. La grande inconnue reste Paul Seixas, révélation française qui avait signé le meilleur temps du Tourmalet à l’entraînement, mais dont la puissance sur longue distance n’a pas encore été éprouvée à ce niveau. Le Tourmalet dira si le jeune leader de Decathlon-CMA CGM peut tenir la roue des cadors ou s’il rompra, comme tant d’autres avant lui.
Photo d’illustration : © A.S.O / Charly Lopez
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