Tour de France 2026 : Barcelone, les Pyrénées, l’Alpe d’Huez deux fois… le parcours complet

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Trois mille trois cent trente-trois kilomètres, sept massifs effleurés ou avalés, cinq arrivées au sommet et un dénivelé total qui frôle les 54 000 mètres : la 113e édition du Tour de France, qui s’élancera le samedi 4 juillet de Barcelone pour s’achever le dimanche 26 juillet sur les Champs-Élysées, s’annonce comme l’une des plus rugueuses de l’histoire récente. Sept régions, vingt-neuf départements, un contre-la-montre par équipes ressorti des placards et un final alpestre à faire pâlir les meilleurs grimpeurs du monde. Tour d’horizon, étape par étape, de ce parcours taillé pour le spectacle, où Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel, et le jeune Paul Seixas devraient se disputer le maillot jaune.

Première semaine : l’Espagne, les Pyrénées et les pièges du Sud-Ouest

1re étape – Barcelone/Barcelone (19 km, contre-la-montre par équipes), samedi 4 juillet. Le ton est donné dès le premier jour. Effort collectif, chronométrage individuel : la subtilité du règlement pourrait déjà creuser des écarts entre leaders. Le tracé file dans les artères touristiques de la cité catalane, la Rambla, la Sagrada Familia, le Passeig de Gràcia, avant deux bosses sèches dans les quatre derniers kilomètres, dont la fameuse montée de Montjuïc. Les armadas Red Bull-Bora, UAE, Visma et Lidl-Trek partiront favorites, mais gare à ne pas perdre un deuxième équipier avant les rampes finales.

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2e étape – Tarragone/Barcelone (182 km), dimanche 5 juillet. Retour vers Barcelone par les corniches du Garraf et leurs vues plongeantes sur la Méditerranée. La côte de Begues lance les hostilités avant les tours habituels de Montjuïc, un circuit usant où les puncheurs et les favoris peuvent déjà sortir du bois. Attention au vent marin, jamais avare de bordures sur ces routes ouvertes.

3e étape – Granollers/Les Angles (196 km), lundi 6 juillet. À peine échauffé, le peloton attaque déjà les Pyrénées. Le col de Toses peut écrémer sérieusement avant la montée finale vers la station des Pyrénées-Orientales. Le final est court mais raide, et sur le Tour, même ces arrivées-là produisent des écarts. Première vraie explication entre cadors, jambes encore vertes mais déjà piquées par la nervosité du départ espagnol.

4e étape – Carcassonne/Foix (182 km), mardi 7 juillet. Une étape indécise, exposée au vent dès la cité de Carcassonne. Le col de Coudons puis la dure montée de Montségur lâcheront les sprinteurs purs ; un leader fragile pourrait même craquer sous la chaleur. Scénario le plus probable : une échappée musclée ou un groupe d’une quarantaine d’unités se disputant la victoire après avoir repris les fuyards.

5e étape – Lannemezan/Pau (158 km), mercredi 8 juillet. Le Tour retrouve Pau, son camp de base pyrénéen. Sur le papier, une journée de sprinteurs, avec un clin d’œil au passage chez le rugbyman Antoine Dupont, à Castelnau-Magnoac. Le piémont béarnais et son vent restent toutefois capables de jouer des tours avant l’emballage final.

6e étape – Pau/Gavarnie-Gèdre (186 km), jeudi 9 juillet. Premier grand rendez-vous avec la haute montagne. Le Tourmalet, deuxième plus haut col de l’édition, précède l’Aspin et la montée finale vers Gavarnie, dont les cinq derniers kilomètres se durcissent sur une route étroite et granuleuse. C’est sans doute là, plus que dans le Tourmalet, que les leaders dégaineront. Une première hiérarchie sérieuse va se dessiner.

7e étape – Hagetmau/Bordeaux (175 km), vendredi 10 juillet. Cap à l’ouest et retour annoncé des sprinteurs. Le final, totalement plat, se jugera sur les quais de la Garonne au bout d’une longue ligne droite. Il faudra de gros poissons-pilotes et un placement parfait avant de traverser le fleuve : une arrivée de costauds, après une traversée des Landes a priori sans vent.

8e étape – Périgueux/Bergerac (182 km), samedi 11 juillet. Une étape carte postale à travers le Périgord, vallonnée sans être insurmontable, le long de la Dordogne. Les deux côtes répertoriées ne pèseront pas sur le final, mais les ronds-points à l’entrée de Bergerac rendront l’approche nerveuse. Difficile d’éviter un sprint, à la portée d’un homme comme Tim Merlier.

9e étape – Malemort/Ussel (185 km), dimanche 12 juillet. Avant la première journée de repos, le Tour s’aventure sur les routes cassantes du Limousin. Le Suc au May est la difficulté répertoriée, mais ce sont les innombrables bosses anonymes qui useront les organismes. Une échappée a de réelles chances d’aller au bout, peut-être dans une descente plutôt que dans une montée. On y traverse Collonges-la-Rouge, l’un des plus beaux villages de France.

Le ventre mou : Massif central et longue traversée vers l’est

10e étape – Aurillac/Le Lioran (167 km), mardi 14 juillet. Au sortir du repos, un 14 Juillet auvergnat taillé pour les baroudeurs et les offensives françaises. Le Puy Mary opérera une grosse sélection, sa descente technique débouchant sans transition sur le mur du col du Pertus, véritable juge de paix. Près de 4 000 mètres de dénivelé sur des routes du Cantal qui n’aiment pas la chaleur.

11e étape – Vichy/Nevers (161 km), mercredi 15 juillet. Étape courte de transition, promise aux sprinteurs survivants. La région est vallonnée et par endroits exposée : un coup de vent le long de l’Allier pourrait contrarier les équipes de finisseurs, mais le tracé est trop bref pour qu’une échappée espère résister.

12e étape – Magny-Cours/Chalon-sur-Saône (181 km), jeudi 16 juillet. Départ original depuis le circuit automobile de Nevers Magny-Cours. Quelques côtes répertoriées, la Lanty, Cuzy, mais rien d’assez sévère pour contrarier les sprinteurs, qui contrôleront en vue d’un emballage massif. Possibles bordures selon la météo.

13e étape – Dole/Belfort (205 km), vendredi 17 juillet. La plus longue étape du Tour, plus de 200 kilomètres à travers le Jura et la Franche-Comté. Le début est si plat qu’une grosse bagarre est attendue pour l’échappée matinale. En fin de parcours, le col des Croix puis l’impressionnant Ballon d’Alsace, d’une régularité métronomique depuis Saint-Maurice-sur-Moselle, précèdent une descente plongeante vers Belfort. L’arrivée se faisant en bas, c’est une journée de fuyards.

Troisième semaine : la montagne, rien que la montagne

14e étape – Mulhouse/Le Markstein (155 km), samedi 18 juillet. Les Vosges entrent en scène avec 4 600 mètres de dénivelé sur à peine 155 kilomètres. Les cols s’enchaînent sans répit, du Grand Ballon au Ballon d’Alsace, jusqu’à une montée finale inédite, goudronnée pour créer un troisième versant du Grand Ballon, dont le dernier kilomètre dépasse les 10 %. Terrain rêvé pour une attaque de loin et une grosse bataille au général.

15e étape – Champagnole/Plateau de Solaison (184 km), dimanche 19 juillet. Une étape déjà alpine, la veille du repos. Le col de la Croisette, raide et sans répit, prépare le terrain pour la montée finale vers le Plateau de Solaison, ascension exigeante dès le pied, étroite et exposée au soleil dans sa seconde partie. De quoi reprendre beaucoup de temps aux échappés, sur une difficulté que les coureurs connaissent grâce au Dauphiné.

16e étape – Évian-les-Bains/Thonon-les-Bains (26 km, contre-la-montre individuel), mardi 21 juillet. L’unique chrono individuel de l’édition, au bord du Léman. La côte de Larringes, régulière, permet d’exprimer sa puissance avant une descente plus technique sur Thonon. Vingt-six kilomètres seulement, mais la moindre défaillance coûtera cher : un exercice taillé pour le trio Pogacar-Evenepoel-Seixas.

17e étape – Chambéry/Voiron (175 km), mercredi 22 juillet. Une transition en trompe-l’œil : rien n’y est vraiment plat. Le col des Prés, sa descente technique et un terrain usant ouvrent un boulevard aux échappées, dans une course de mouvement où aucune équipe n’aura intérêt à rouler. Un groupe d’une dizaine de costauds devrait se jouer la victoire.

18e étape – Voiron/Orcières-Merlette (185 km), jeudi 23 juillet. Près de 3 800 mètres de dénivelé et un parcours propice aux échappées. Après le plateau du Vercors et une longue zone de transition sans le moindre replat après Vif, l’arrivée se juge à Orcières-Merlette, théâtre de tant de batailles modernes. Une montée longue et régulière, où s’imposera plutôt un homme fort qu’un pur grimpeur.

19e étape – Gap/Alpe d’Huez (128 km), vendredi 24 juillet. Format court et explosif, désormais rare. Départ musclé avec le col Bayard et surtout le col du Noyer, où se fera la sélection, avant une centaine de kilomètres propices aux fuyards. Le col d’Ornon précède la montée mythique : les 21 lacets dans la roche, sans le moindre abri, transformés en fournaise les jours de canicule. Le scénario dépendra, comme souvent, du bon vouloir de Pogacar.

20e étape – Bourg-d’Oisans/Alpe d’Huez (171 km), samedi 25 juillet. L’étape reine, et quelle reine. Croix de Fer, Télégraphe, Galibier, puis l’Alpe d’Huez à nouveau : plus de 5 000 mètres de dénivelé pour un menu monstrueux. Rarement une veille d’arrivée à Paris aura été aussi brutale. C’est très probablement ici, dans ce rouleau-compresseur alpestre, que le Tour 2026 basculera définitivement. L’échappée aura fort à faire face aux ambitions du général.

21e étape – Thoiry/Paris Champs-Élysées (130 km), dimanche 26 juillet. Pas un simple défilé. Départ donné au zoo de Thoiry, passage par Versailles et sa Grande Allée, puis entrée dans Paris devant les monuments. Surtout, le détour par Montmartre et la rue Lepic, déjà expérimenté l’an dernier, casse le scénario du sprint massif — la côte est cette fois placée à une quinzaine de kilomètres de la ligne. Après vingt jours de course et une fatigue colossale, tout reste possible, y compris un nouvel exploit dans l’esprit de celui signé par Wout van Aert l’an passé.

Avec ses sept étapes de montagne dont la plupart se concluent quelques kilomètres après le sommet, ses cinq arrivées en altitude et son chrono par équipes inaugural, ce Tour 2026 a clairement choisi son camp : celui de la difficulté permanente. Les sprinteurs auront leurs fenêtres, surtout dans les deux premières semaines, et les baroudeurs de multiples cartes à jouer, jusqu’à rêver de jaune dès les Pyrénées. Mais le classement général, lui, se décidera dans les Alpes, peut-être même à la veille de Paris, sur cette vingtième étape dantesque. Reste à savoir si quelqu’un parviendra, cette année, à contrarier le mutant Pogacar.

Photo d’illustration : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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