L’ONG Bloom a subi un revers judiciaire dans le contentieux qui l’opposait à la région Bretagne. Le 10 avril 2026, la cour administrative d’appel de Nantes a confirmé la décision rendue en janvier 2025 par le tribunal administratif de Rennes : les recours de l’association ont été jugés irrecevables. Bloom est en outre condamnée à verser 3 000 euros à la collectivité bretonne. Cette affaire portait sur deux dossiers distincts : la feuille de route halieutique 2024-2027 adoptée par la région en janvier 2024, et le fonds d’investissement Breizh Up Pêche lancé quelques mois plus tard pour accompagner des projets liés à la flotte.
La contestation stoppée avant l’examen du fond
Sur le fond, Bloom dénonçait une politique régionale favorable à un modèle de pêche jugé trop industriel. Mais la justice ne s’est pas prononcée sur cette critique. Comme le rappelait Ouest-France avant l’arrêt d’appel, les arguments de l’ONG n’avaient « pour l’heure, pas été examinés par la justice ». Le tribunal administratif de Rennes avait en effet conclu, le 6 janvier 2025, à une « irrecevabilité manifeste » de la requête, estimant que l’association, au champ d’action national, ne justifiait pas d’un intérêt à agir contre une décision locale. Cette analyse a donc été confirmée par la cour administrative d’appel de Nantes.
Bloom n’en démord pas pour autant. Sa présidente, Claire Nouvian, a réagi auprès de France 3 Bretagne en affirmant : « La justice a botté en touche en prétextant que nous n’avions pas d’intérêt à agir ». Elle a également dénoncé des dépenses régionales en faveur de la « pêche industrielle destructrice », tout en accusant la collectivité de tourner le dos aux petits métiers et à la « vraie pêche durable ».
La Région défend une pêche bretonne d’abord artisanale
Du côté régional, la décision est présentée comme un désaveu clair des attaques répétées de l’ONG. Loïg Chesnais-Girard s’est félicité, dans des propos repris par Le Marin et France 3 Bretagne, de voir sanctionné ce qu’il qualifie d’« acharnement de Bloom contre la pêche bretonne », qu’il juge « aussi excessif qu’infondé ». Le président de région insiste sur le fait que « Notre pêche est essentiellement artisanale », rappelant que près de 75 % des quelque 1 200 navires bretons font moins de 12 mètres.
Au-delà de la procédure, l’affaire révèle une fracture profonde. D’un côté, une ONG qui voit dans certains soutiens publics la reconduction d’un modèle contesté. De l’autre, une région qui entend défendre une activité liée à l’économie littorale, aux métiers de la mer et à « notre souveraineté alimentaire ».
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6 réponses à “Pêche en Bretagne : la justice déboute l’ONG Bloom”
La pêche bretonne est aussi à l’origine de la chute des réserves halieutiques. Le nier est un déni irresponsable. Il faut s’engager résolument dans une démarche de pêche durable.
Cette ong avait été débouté pour avoir dénigré la publicité de Noël d’intermarché et de son loup végétarien.
Publicité qui a reçu le prix de la meilleure pub 2025
Bonjour,
Et il faut rajouter à cela les arguments lunaires du tribunal pour qui les citoyens ne sont pas victimes la surpêche… Jolie démocratie.
Cdt.
M.D
Pauvres Bretons vos petits bateaux de pêches sont responsables de la surpêche mondiale mais alors que dire des usines flottantes russes, chinoises, vietnamiennes et bien d’autres…il va vraiment faire de l’épuration…(je vous laisse deviner) pour revenir dans un monde vivable et oui PLUS UN CENTIME pour les diverses associations et autres ONG.
@vert : Superbe pub qui a fait le buzz mondial , suite a cela intermarché va sortir la peluche du loup.
Le patron actuel de cette ONG s’appelle Flavien Kulawik est également le coprésident de KLB Group, fournisseur de services pour des industries considérées comme particulièrement polluantes, off-shore pétrolier, gaz et plastiques voir article sur le Point.
@pepers : Allez dire cela aux anglais ainsi qu’aux Hollandais avec leurs navires usines qui ravage les fonds marins, surtout les hollandais qui ont a un moment pratiqué la pêche électrique avant qu’elle ne soit interdite par l’Europe , il est sur que certains navires ne respect toujours pas l’ interdictions, pêche qui n’a jamais été pratiqué par les français.