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68 % des propriétaires de chiens déclarent ramasser systématiquement les déjections de leur animal. C’est l’enseignement principal d’une enquête réalisée en ligne en novembre 2025 auprès de 406 maîtres âgés de 18 à 74 ans, qui montre aussi que le fameux petit sac reste, pour une minorité non négligeable, un geste à géométrie variable.
22 % ne ramassent que sur les trottoirs
Si plus de 2 maîtres sur 3 ont fait du ramassage un réflexe, 22 % disent ne le pratiquer que lorsque leur chien fait ses besoins sur un trottoir ou un chemin de promenade, et 9 % reconnaissent ne pas ramasser du tout. Détail savoureux : 2 % avouent ne sortir le sac que lorsqu’ils se savent observés.
Chez ceux qui ne ramassent pas, le lieu revient constamment dans les justifications : le jardin, le grand terrain, la ferme, la campagne, la forêt, ou encore le fait que le chien ne sort jamais en ville. L’idée sous-jacente est toujours la même : une crotte gêne quand elle se trouve sur le passage de quelqu’un, pas quand elle est déposée dans l’herbe, où elle finira par se décomposer.
11 kg d’azote par hectare et par an : l’exemple des forêts belges
Se décomposer ne veut pourtant pas dire disparaître sans effet. Selles et urines apportent aux sols de l’azote et du phosphore, et dans certains milieux naturels, cet excès de nutriments provoque une sur-fertilisation : des plantes comme les orties prolifèrent au détriment des espèces adaptées aux sols pauvres. Des chercheurs ont mesuré le phénomène pendant 18 mois dans 4 forêts et réserves naturelles périurbaines de Belgique. Résultat, publié en 2022 dans la revue Ecological Solutions and Evidence : les apports combinés des déjections et urines de chiens y ont été estimés à environ 11 kg d’azote et 5 kg de phosphore par hectare et par an. Une crotte isolée ne bouleversera pas une forêt, mais dans les espaces naturels très fréquentés par les chiens, l’accumulation peut à terme modifier l’équilibre de la végétation. Le petit sac a donc son utilité ailleurs que sur le bitume.
135 € d’amende depuis 2020
Pour les maîtres que l’argument écologique laisserait froids, reste l’argument financier. Depuis un décret du 11 décembre 2020, le non-ramassage des déjections sur l’espace public relève d’une contravention de 4e classe — contre une 3e classe à 68 € auparavant — assortie d’une amende forfaitaire de 135 €, majorée à 375 € en cas de paiement tardif, et pouvant atteindre 750 € au maximum en cas de contestation. De quoi rendre le petit sac nettement plus sympathique.
Source : enquête Agria Assurance pour Animaux / Xtreme Insight, novembre 2025, auprès de 406 propriétaires de chiens ; De Frenne P. et al., « Nutrient fertilization by dogs in peri-urban ecosystems », Ecological Solutions and Evidence, 2022.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Déjections canines : ce que dit une enquête sur le civisme des maîtres — et ce qu’en disent les sols”
Oui c’est sympa d’avoir un petit sac sur soi quand nous promenons notre toutou farceur pour ramasser ses crottes munis de gants en plus avec des sacs en papier avec lesquels j’y ajoute les mégots et autres crasses ; en cette journée du « Clean up day » n’est il pas vrai que » nos trottoirs ne sont pas des crottoirs » ; elle est bonne celle là non ? Allez pour se divertir, je vous mets le clip de Dire Straits « brothers in arms » » https://www.youtube.com/watch?v=jhdFe3evXpk«
Je n’ai pas de chien, mais si j’en avais un, va mourir pour que je ramasse ses crottes ! La seule chose que je ferai, et très bien, c’est lui apprendre à les faire dans le caniveau, si j’étais en ville, pour ne pas emmerder les passants. Mais pour le reste de je ne sais quelle apport d’azote, ce sont des balivernes d’écolo ou de statisticien, bref, de cons.
Quel foutage de gueule pour bobos démagos: je propose de mettre en place le même genre de mesures panneaux et amendes, à proximité de certains campings!