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La préférence nationale ou régionale à l’emploi est sous-jacent au débat actuel sur l’autonomie de la Corse. Vent debout contre ce statut et cette disposition (qui n’est d’ailleurs pas dans le projet de loi mais pourrait s’y trouver de façon indirecte), certains secteurs du camp « national » ou « conservateur » ne voient pas plus loin que le bout de leur nez par aveuglement jacobin/Troisième République. Et pourtant ! Afin de couper la pompe aspirante de l’immigration sans entrer dans une guérilla juridique avec la magistrature pénétrée de gauchisme ou risquer la censure du Conseil Constitutionnel il faudra biaiser. Et les langues régionales peuvent aussi servir à cela.
Depuis le réveil des langues et identités régionales dans les années 70, des cours du soir, des formation de 6 mois ou des écoles bilingues ou immersives ont permis d’apprendre le breton, l’occitan, le catalan, le basque, le corse, l’alsacien et j’en passe à des générations d’enfants et d’adultes. On peut affirmer que ces formations ou écoles ont été et sont toujours fréquentées à 99,9% par des Blancs, ayant souvent un rapport charnel, patriotique, familial, identitaire à la langue régionale qu’ils apprennent. Malgré le fait que ces mouvements « régionalistes » (le terme est inexact mais nous l’emploieront ici) aient largement basculé à gauche après les années 70 (ce qui n’était pas le cas avant), cela n’a rien changé à la chose : les militants bretons ou basques sont (souvent) antifascistes, antiracistes, etc… mais ne vivent qu’entre Blancs. Entre soit linguistique. Et ils ne cherchent pas plus que ça à implanter des cours de breton ou de basque dans les quartiers immigrés de Rennes ou de Bayonne.
De leur côté, les immigrés n’auront pas fait montre d’une farouche envie de s’assimiler à la nation bretonne en apprenant en masse le breton ou en mettant leurs enfants dans des écoles bilingues ou immersives. Il y en a bien sûr qui ont fait ce pas, et c’est tout à leur honneur d’avoir choisi l’assimilation, mais c’est un phénomène plutôt marginal.
En Bretagne, la charte « Ya d’ar Brezhoneg » permet à des collectivités locales, des entreprises ou des associations de promouvoir le breton dans le cadre de leur activité. Activités à différents niveaux détaillés dans la charte : niveau 1, 2, 3, etc… La montée en gamme de ces niveaux est justement basé sur l’emploi du breton au travail. Poher Communauté, la communauté de communes autour de Carhaix, en Finistère, entend passer prochainement le niveau 3 de cette charte. Et ce niveau 3 inclue le fait de publier des annonces d’emploi BILINGUES breton-français. D’après vous, qui répondra à ce type d’annonce d’emploi ? Qui aura les compétences pour y répondre ?
Idem pour la charte Òc per l’occitan qui prévoit dès le niveau 2 que l’organisme ou l’entreprise qui a signé cette charte dispose de personnels occitanophones (aici parlam occitan) alors que le niveau 3 instaure carrément l’occitan comme langue usuelle et véhiculaire dans l’entreprise ou l’organisme (aici l’occitan es pertot).
Mais d’autres annonces sont beaucoup plus claires et la compétence « langue bretonne » apparaît obligatoire :
D’ailleurs, hors du cadre scolaire, certaines offres d’emploi requièrent la maîtrise obligatoire d’une langue étrangère comme le turc (ici pour un poste de serveur en restauration rapide en Lorraine) ou l’arabe (secrétaire d’auto-école dans la région lyonnaise). A l’heure où nous écrivons ces lignes, il y a même, sur le site de France Travail, 174 offres d’emploi où la connaissance de la langue arabe est un impératif !
D’après vous, qui va répondre à ce genre d’annonce ? Des Lorrains ou des Lyonnais de souche ou alors des immigrés ou descendants d’immigrés qui maîtrisent familialement ces langues ?
Eh bien, si eux n’ont pas nos pudeurs de gazelle, il apparaît difficilement tenable de ne pas pratiquer la même politique. En France, nous avons tous les moyens pour le faire sur une grande partie du territoire. Des chartes pour les langues régionales, il en existe un peu partout : Occitan, breton, gallo, corse, basque, picard, alsacien. Si une mairie RN du Var ou d’Alsace veut instituer la préférence nationale sans déclencher de tsunami, même avec un CV anonymisé, elle sait ce qu’elle a à faire : demander la compétence occitan/provençal ou alsacien pour tout nouvel agent et instituer la pratique de la langue dans ses services. Il y a fort à parier que les personnes qui présenteront leur CV auront un attachement particulier à la langue.
La langue régionale est la dernière vraie barrière invisible entre ceux qui veulent s’intégrer à leur territoire et ceux qui ne veulent pas. Entre eux et nous. Aucune mesure raciste là-dedans car les immigrés ou descendants d’immigrés qui voudront apprendre le breton ou l’occitan en faisant leur la culture qui y est associée auront fait un pas de géant vers l’assimilation. Bienvenu à eux !
A l’heure où des communautés affinitaires se créent pour sauvegarder une certaine sécurité et un art de vivre, rappelons-nous que la langue régionale, plus encore que la religion chrétienne, est une barrière quasi-infranchisable pour des personnes n’ayant pas choisi l’assimilation complète et totale.
Que la Droite se saisisse donc des langues régionales pour instituer la préférence nationale ou régionale à l’embauche !
Jean-Pierre Trédia
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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4 réponses à “Une manière simple d’instaurer rapidement la préférence nationale à l’emploi : demander le bilinguisme français-langue régionale aux nouveaux salariés ! [L’Agora]”
Ajoutons des règles aux règles, des contraintes aux contraintes, des interdictions aux interdictions, etc. Et vive la liberté…
Un petit pays de l’Union Européenne a une très grande entreprise internationale. Pour les postes de direction, la nationalité de ce petit pays est obligatoire ! Résultat : la plupart part des dirigeants sont de parfaits incompétents et effectuent des choix qui, au final, pénalisent l’entreprise…
Alors là on est en plein délire pour ne pas parler de delirium tremens euh plutôt épais même!!! Je ne connais pas la situation en zone Sud occupée par Paris mais dans mon Ouest natal il faut savoir raison garder. Les élucubrations habituelles avec ar garta ya d’ar Brezhoneg qui charme le nombril de quelques uns qui sont en manque de satisfaction leun ar reor ha trawalc’h! Et l’aimable réunion des autonomistes de gôche à Carhaix? Bof un pétard mouillé de plus sans avenir.
En France il n’y a que 2 vraies langues : le Breton et le Basque .Le Français n’est qu ‘un patois de la langue d ‘Oc .Le reste n’est que patois . Le corse est un patois Genois …