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Consultés par référendum samedi 29 août, les Islandais ont rejeté la reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne, selon les résultats définitifs publiés dimanche par la chaîne publique RUV : 52,8% de non contre 47,2% de oui. La candidature de l’île, déposée en 2009 puis gelée en 2013 sur fond d’euroscepticisme, ne sera donc pas réactivée, au moins jusqu’en 2028.
Le dépouillement, très serré, a basculé en faveur du non au petit matin dimanche, après que le camp du oui eut mené une bonne partie de la nuit. Le résultat révèle un profond clivage géographique entre Reykjavik, majoritairement pro-européenne, et les 4 circonscriptions couvrant le reste du territoire, qui ont voté contre la réouverture des discussions. La participation a atteint 82,5%.
La pêche, argument central de la campagne
La victoire du non doit beaucoup au Parti de l’indépendance, formation conservatrice eurosceptique, et à l’industrie de la pêche, secteur pesant 40% des exportations et 7% du PIB islandais. Ses représentants ont averti tout au long de la campagne qu’une reprise des discussions avec Bruxelles risquait de forcer l’Islande à rejoindre la politique commune de la pêche et de lui faire perdre la maîtrise de ses ressources halieutiques, un argument largement relayé par les syndicats et les organisations patronales.
Les opposants ont également fait valoir que l’Islande bénéficiait déjà, via son appartenance à l’Espace économique européen et à l’espace Schengen, de l’essentiel des avantages de la coopération avec l’UE, sans les contraintes d’une adhésion pleine. Selon France 24, 90% des entreprises du secteur de la pêche se déclaraient opposées à toute intégration.
Une consultation avancée dans un contexte géopolitique tendu
La coalition au pouvoir depuis novembre 2024, réunissant sociaux-démocrates, centre droit et socialistes, avait initialement prévu d’organiser ce scrutin avant fin 2027. La date a été avancée face aux tensions internationales croissantes, notamment les pressions exercées par le président américain Donald Trump sur le Groenland voisin et ses critiques envers les alliés de l’OTAN. La ministre des Affaires étrangères, favorable à l’adhésion, avait estimé que ce contexte pourrait au contraire jouer en faveur de l’Islande, en poussant les Vingt-Sept à se montrer plus conciliants envers un pays riche et stratégiquement situé entre l’Atlantique Nord et l’Arctique.
La campagne a toutefois été essentiellement centrée sur des enjeux économiques et de politique intérieure, la question de la sécurité et de la défense de l’île restant largement en retrait. Les partisans du oui ont mis en avant la stabilité de l’euro face à la couronne islandaise, dont la banque centrale avait relevé le taux directeur à 8% quelques jours avant le vote, sans parvenir à convaincre l’électorat.
La Première ministre s’engage à respecter le résultat
La Première ministre sociale-démocrate a salué la forte participation, y voyant un signe de l’intérêt des Islandais pour cette question, dans un pays où une majorité de la population se dit pourtant opposée à l’intégration européenne. Elle s’est engagée à respecter l’issue du scrutin et à ne pas relancer le processus d’adhésion avant la fin de son mandat, qui court jusqu’en 2028. Le gouvernement doit également saisir le Parlement de la question d’un éventuel retrait formel de la candidature islandaise à l’UE, bien qu’un effondrement de la coalition, composée de 3 partis aux positions divergentes sur l’Europe, soit jugé improbable par les politologues.
Du côté de Bruxelles, les institutions européennes s’étaient gardées de s’impliquer dans la campagne, tout en suivant le scrutin avec attention en raison de sa portée symbolique. L’UE n’a plus accueilli de pays riche depuis 1995, et une adhésion islandaise aurait constitué une vitrine positive pour sa politique d’élargissement, tout en renforçant sa présence dans l’Arctique. Un oui islandais aurait par ailleurs pu relancer le débat en Norvège, autre pays riche resté à l’écart de l’Union.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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7 réponses à “L’Islande dit non à la reprise des négociations d’adhésion à l’UE”
BRAVO à l’Islande !!! Elle ne connaîtra pas le marasme des autres peuples soumis d’Europe ….
Demat bien sûr que Florian PHILIPPOT en a fait sa vidéo hier (https://www.youtube.com/watch?v=5KPy9eKAjwY). ET François ASSELINEAU avec son égo ? Non à cette heure sauf erreur ; « Peur De Rien » de Jean Jacques GOLDMAN est la chanson du jour si vous voulez (https://www.youtube.com/watch?v=rYc77MTk3cM). Kenavo
Il est vrai qu’une Europe qui a initialisé la guerre contre la Russie, via l’Ukraine qui a donc fait et eu en responsabilité 2,5 million de morts à cause de cette Europe justement. L’Islande intelligente ne veut pas voir son territoire sous le feu et dirigée par des idéologues européens orgueilleux. Elle a bien d’autres préoccupations plus intelligentes de productivité et de confort social au lieu de donner des milliards perdus à ces politiques idéologues de couloir. Non ce n’est pas très engageant de se joindre à cette confrérie de dictature, non merci l’Islande a bien d’autres choses à faire.
Bravo !!! Dommage qu’il y fasse si froid, j’irai bien là bas moi …
Petite ile mais grand Peuple digne descendant des Vikings ! Déjà en 2011, ils avaient envoyé sous les roses les banquiers ( Pléonasme)
voleurs lors d’un référendum en 2011 ! Un exemple à suivre ?
Au modérateur : un message comme celui de Francesco, qui prône la haine, a-t-il sa place sur ce site ?
« Déclare independance » comme le chante à juste titre la fabuleuse chanteuse islandaise Bjork.