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17/03/2017 – 07H15 Vannes (Breizh-info.com) – Le tribunal correctionnel de Vannes a condamné, jeudi 16 mars 2017, deux militants qui avaient participé à une manifestation dénonçant l’agression sexuelle d’une femme par un migrant, à Arzon. L’agresseur sexuel lui, n’a à ce jour toujours pas été jugé.
Le verdict d’un procès très politique a donc été rendu :
Le parquet avait requis un an de prison ferme contre le plus jeune prévenu qui s’était introduit dans le centre et aurait porté un coup à un employé du CCAS. Ce dernier a depuis mis fin à ses jours, ce qui a entraîné l’extinction de l’action publique à son encontre.
Le tribunal a par contre condamné un jeune de 24 ans à quatre mois de prison avec sursis et l’interdiction de participer à une manifestation pendant un an, le tout pour avoir forcé un portail et avoir légèrement bousculé un gendarme. Il devra en outre indemniser la CCAS à hauteur de 1 040 €.
Par ailleurs, Ronan Le Gall, président d’Adsav, a été reconnu coupable d’organisation du rassemblement, et condamné à 3 000 € d’amende dont 2 000 € avec sursis. Et cela alors qu’aucune preuve de sa culpabilité n’a été apportée durant le procès que nous avions suivi.
Le quatrième manifestant, Nicolas Faure, président du Lien – et récent collaborateur de Breizh-Info -, a été relaxé.
Après le verdict, nous avons interrogé Ronan Le Gall pour obtenir sa réaction :
Breizh-info.com : Quelle est votre réaction à l’annonce du verdict ?
Ronan Le Gall : Surpris à moitié. Le déroulement de la garde à vue et de l’audience ne font que conforter l’idée d’un procès éminemment politique, malgré ce qu’a pu avancer le Procureur.
La présence de Roland Weil, avocat du parti communiste (dont il est membre depuis 1946, ce qu’il fait qu’il ne peut pas dire qu’il ne savait pas…) pour représenter la partie civile le prouve tout autant.
Je suis révolté d’être condamné sur la base de suppositions. Le Procureur n’a avancé aucune pièce qui pourrait prouver que je suis l’instigateur de cette manifestation.
Je me dis que la prochaine fois, je me rendrai à un appel du même genre, je ne prendrai peut-être pas la parole, du moins pas dans un mégaphone puisque le Procureur a semblé faire une fixation dessus. Et surtout, en cas d’échauffourées avec les forces de l’ordre, je n’irai pas m’interposer, je resterai bien derrière à regarder puisque ça m’a valu d’être insulté sur les réseaux sociaux, d’être traité « d’agent des flics » et de finir menotté et en cellule lors d’une garde à vue. Advienne alors que pourra…
Breizh-info.com : Comptez-vous faire appel ?
Ronan Le Gall : Evidemment. Quand on lit la procédure, il s’avère que la directrice de la CCAS aurait été informée le dimanche après-midi que je comptais organiser une manifestation le lundi… alors que je n’étais pas encore au courant de cette histoire !
De plus, je n’ai passé aucun appel à manifester pour une manifestation que j’organiserais cependant. C’est logique !
Breizh-info.com : Comprenez-vous la sanction financière ?
Ronan Le Gall : Ils ne pouvaient tout de même pas me jeter en prison pour avoir parler dans un mégaphone. C’est donc une façon comme une autre d’essayer de me neutraliser en me condamnant financièrement.
Breizh-info.com : Que pensez vous du verdict des autres accusés qui étaient jugés avec vous ?
Ronan Le Gall : Il y a 2 affaires dans la même. Il est logique que Nicolas Faure soit relaxé.
Mais notre dossier étant similaire, j’aurais du l’être également.
Je trouve la sanction sévère pour le 3 ème prévenu.
Enfin, je ne peux qu’avoir une pensée émue pour Dylan (NDLR : le 4ème prévenu) qui a mis fin à ses jours il y a peu. Je n’oublierai jamais le procureur lui demandant s’il avait pris du plaisir à frapper…
Breizh-info.com : Envisagez vous de poursuivre des actions contre l’installation de migrants en Bretagne ?
Ronan Le Gall : Bien sûr ! Nous sommes chez nous et nous devons le rester ! En fonction des événements et de mon emploi du temps, je redescendrai dans la rue, armé d’un mégaphone ou non.
Il faut quand même savoir qu’il y a pratiquement 9 millions de personnes qui attendent pour renter en Europe et que dans les années qui viennent, ce sont plus de 20 millions qui pourraient fouler le sol européen.
Je ne comprends pas ces gens qui jettent des pierres à la face des Français ou des Anglais présents en Bretagne mais qui accourent les bras grands ouverts dès qu’il s’agit de subsahariens.
10 millions d’Alsaciens ou 10 millions de Maliens en Bretagne, le résultat sera le même : la Bretagne n’existera plus, car fort logiquement, on se regroupe entre-soi. c’est humain. Les nombreuses associations de Bretons expatriés le prouvent.
Sur cette question d’immigration, nous arrivons à un point de non retour. La maison Europe brûle et il faut agir vite, très vite, sinon…
Propos recueillis par Yann Vallerie
Crédit Photo : breizh-info.com
[cc] Breizh-info.com, 2017 Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
7 réponses à “Arzon. Ronan Le Gall : « Je suis révolté d’être condamné sur la base de suppositions » [Interview]”
De nombreux témoignages ont montré que Ronan Le Gall s’est interposé entre police et certains manifestants qui voulaient les affronter. C’est injuste. C’est un procès politique anti breton.
Est-ce que la persécution du procureur n’ a pas hâté la destruction personnelle et le suicide de Dylan ? ce n’est pas la première fois que j’entends parler d’une certaine irresponsabilité des magistrats qui n’ont malheureusement aucune formation sérieuse dans les domaines de la psychologie , et encore moins de la psychiatrie . La sévérité d’interrogatoires répétés , ou d’un réquisitoire excessif peuvent tuer moralement une personne en grande fragilité personnelle ; je livre l’idée à la famille et aux amis de Dylan , il faut peut-être s’interroger , et interroger ,sur le procureur -et sa façon de travailler ;
Si un jour nous sommes dans la situation de pouvoir juger ce procureur devant un tribunal populaire….
sans le juger , car nous ne sommes pas compétents, posons simplement la question , haut et fort , devant l’opinion et dfevant ses supérieurs hiérarchiques .
Et aussi à lui-même : j’aimerais bien qu’il s’interroge , peut-être dormira- t-il un peu plus mal … Et peut-être pas , un procureur c’est très cuirassé …mais qui sait si ça ne la rattrapera pas un jour ?une mauvaise action , même légale, ça peut laisser des traces … un procureur, même cuirassé , parfois ça dispose d’une conscience .
Ce verdict éminemment politique ne m’étonne guère de la part d’une magistrature aux ordres du pouvoir central. A ce propos, que l’on ne vienne pas invoquer une soi-disant « séparation des pouvoirs » qui n’a jamais été qu’une formule de propagande à l’usage des niais, qui adorent se bercer d’illusions. Car ce pouvoir judiciaire, malgré les alternances politiques, demeure la chasse gardée des éléments rouges et des francs-maçons indélogeables dans le cadre de notre système.
Ce qui m’étonne surtout, c’est d’entendre le commentaire désormais rituel de la part de certains prévenus qui avouent « faire confiance à la Justice de leur pays ». Le dernier en date étant Farid Fillon. Mais pour les politiciens de son espèce, il n’y a pas lieu de s’émouvoir outre-mesure, car l’actualité nous montre que cela se termine pour eux, presque automatiquement par un non-lieu.
Apparemment, Ronan, tu n’as pas choisi le bon camp : celui de défenseur de ton peuple au lieu d’en être le fossoyeur actif. Mais les condamnations pour des faits politiques valent bien des décorations.
Les Bretons « verticaux » n’ont qu’un seul but à poursuivre : celui de redonner à BREIZH la maitrise de son destin, pour échapper à l’œuvre de mort conduite par les élites hexagonales. Le jour de notre libération, tous les fils et filles de Bretagne qui auront subi les foudres de la loi républicaine pour des faits de patriotisme breton ou d’autodéfense européenne, seront alors réhabilités. Leurs noms seront inscrits en lettres d’or sur des plaques de marbre installées au sein de chaque tribunal de notre péninsule, pour l’édification des générations futures. Après l’époque des persécutions, viendra l’heure de la reconnaissance.
Procès politique, parodie de justice, montage de toutes pièces basée sur des suspicions et allant à l’ encontre des preuves. Elle pue la justice rouge.
Bretagne= colonie. Soutien aux condamnés politiques Bretons.