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28/04/2017 – 07h15 Nantes (Breizh-Info.com) – La liberté de la presse, si souvent bafouée ces derniers jours, est chaque jour un peu plus menacée. Alors qu’il couvrait la manifestation contre le FN et Emmanuel Macron, Nicolas Faure, journaliste pour Breizh-Info, a été lâchement agressé par plusieurs individus au visage masqué. Voici son témoignage.
Notre journaliste jeté au sol et roué de coups, son matériel cassé
« J’ai suivi la manifestation sans souci pendant 20 minutes. C’est en bas de la rue de Strasbourg que les choses se sont gâtées. Alors que je me suis éloigné pour prendre un plan large de la manifestation, un groupe de 4-5 personnes s’est détaché du cortège. Entièrement masqués, les individus étaient clairement venus là pour en découdre avec moi. Après une apostrophe très virulente liée à mon appartenance à Breizh-Info, les individus m’ont mis à terre et frappé au sol. Ils ont pris ma caméra et l’ont jeté au sol violemment avant de s’emparer de la carte SD et de s’enfuir. La BAC est arrivée mais n’a pas pu interpeller mes agresseurs. Il y en a pour plus de 1 500 € de casse ! C’est dramatique pour mon activité de journaliste. J’ai porté plainte et j’espère que les coupables seront punis. »
Un acte grave contre la liberté de la presse
« J’ai commencé à travailler pour Breizh-Info depuis peu de temps. Ce n’était que mon troisième reportage en manif, je m’en souviendrai !
Cela m’inquiète d’autant plus que cet acte s’inscrit dans un cadre plus global de pourrissement du climat dans le monde de la presse. Qu’on attaque un journaliste de cette manière devrait inquiéter tous les démocrates. Mais il en faudra plus pour me décourager ! »
Une manifestation
marquée par la faible participation
Avant cette agression lâche et violente, la manifestation avait rassemblé près de 350 personnes dans les rues de Nantes à partir de 15h. Un nombre relativement peu élevé qui laissera d’ailleurs un arrière-gout amer aux participants. Au rendez-vous devant la FNAC, les manifestants décident malgré tout de s’élancer dans les rues de Nantes. Derrière deux banderoles appelant au « soulèvement » et à « lancer les pavés », les manifestants égrènent plusieurs slogans contre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.
Après une brève tentative d’incursion place du Bouffay – vite bloquée par les CRS -, le cortège repart le long du cours des 50 otages jusqu’à la préfecture puis atteint le bas de la rue de Strasbourg sans incident notable. A cet instant notre journaliste se fait agresser. La manifestation poursuit son chemin, tentant un deuxième tour du même circuit. Mais arrivée à proximité de la préfecture, la police a dispersé la manifestation en usant de gaz lacrymogènes.
Une interpellation a eu lieu. Un homme, passablement ivre selon le témoignage d’un autre de nos journalistes présent sur les lieux, a jeté une canette sur des policiers. Il a été placé en garde à vue.
Les agresseurs de notre journaliste sont, eux, toujours en liberté.
Pour nous permettre de racheter immédiatement le matériel (appareil-photo/caméra et enregistreur) professionnel nécessaire au travail de notre journaliste, contribuez financièrement ci-dessous
Crédit photo : Breizh-Info.com
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
6 réponses à “Nantes. Un journaliste de Breizh-Info agressé lors d’une manif contre Macron et Le Pen”
Les petites raclures gauchistes ont la vie belle avec l’ état socialiste !! Qu’ elles en profite !!!!!
A quel autre comportement pourrions-nous nous attendre de la part de petits salauds fascistes déculturés ?
Remerciements et soutien à ce journaliste courageux qui ne faisait que son travail dans une ambiance vénézuélienne.
Est-ce que les jeunes des pays socialement avancés en Europe se comportent ainsi?
C’est à ce genre d’action qu’on constate combien la Bretagne coule avec la France….
Nous devons mieux à notre jeunesse que le néant intellectuel et la violence débile comme fièreté.
Aucun doute que cette pénible expérience renforcera d’autant la conviction de ce jeune journaliste.
Défendons la liberté de la presse:
Si 75 d’ entre nous donnent 20 € ce journaliste pourra renouveler son matériel.
Si 75 autres démocrates donnent 10 € il pourra se munir d’ un casque avec protège nuque, d’ une paire de protège-tibia, d’ une coquille de hand-ball pour protéger ses œuvres vives qu’ il doit avoir assez grosses vu son courage.
Mais je pense qu’ il y aura plus de 150 lecteurs assidus de Breizh Info sur 16 000 connectés quotidiens pour soutenir l’ équipe de jeunes qui se décarcasse pour nous informer.
Faisons la nique aux fascistes. Qu’ ils sachent que chaque agression sera synonyme de progrès pour ce site.
Vous remarquerez quelque chose : l’accusation de fascisme n’est jamais explicitée, elle se suffit toujours à elle-même. Jamais elle n’est mise en perspective.
L’ordre est fasciste, la préservation du
pays de ses pères est fasciste, même la beauté et la morale sont fascistes et tout doit s’effacer devant le monde post-moderne, sans art, sans ordre et sans
pères, où le marché fait la loi. Hanouna maître de la France métisse.
En y réfléchissant, on risque de s’apercevoir que le fascisme n’a tort que parce que l’Empire capitaliste anglais a rasé Brest, Saint-Malo et toute l’Allemagne, plus efficacement que le fascisme ne l’a fait pour Londres et l’Angleterre. Les antifas bretons se rangent du côté du plus fort, et tuent les Brestois une seconde fois.
Lors du débat Macron Le Pen, Emmanuel Macron accuse des militants du FN d’agresser régulièrement des journalistes, ce que Marine Le Pen nie. Mais à aucun moment elle ne lui rétorque en citant cette agression d’un journaliste de Breizh info qui date pourtant de moins d’une semaine. Son père aurait assurément mieux réagi !