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30/05/2017 – 07h15 Milan (Breizh-Info.com) – Cette 100ème édition du Tour d’Italie, le célèbre Giro a été tout simplement superbe ! Et parmi les engagés, c’est le néérlandais Tom Dumoulin (Sunweb) qui a arraché son maillot rose à l’issue d’une dernière étape sous la forme d’un contre la montre de 30 km dont on aimerait qu’il inspire les organisateurs du Tour de France, tant l’arrivée sur les Champs Elysées est particulièrement ennuyante chaque année (les coupes de champagne entre leaders, l’échappée qui n’y arrive pas, l’arrivée au sprint …).
Cela faisait une éternité que les amateurs de cyclisme n’avait pas suivi un grand tour aussi serré, aussi indécis jusqu’à la fin, et cela grâce à un très bon casting mais également à un parcours d’exception concocté par les organisateurs. Et enfin, grâce à un public italien qui a répondu présent, et nombreux, de la Sardaigne à Milan en remontant toute la botte italienne.
Que retenir de ce Giro ?
Tout d’abord, la performance de Tom Dumoulin. Malgré une équipe plutôt défaillante (les Tendam ou Geschke ont plutôt déçu en montagne tandis que Keldermann a abandonné dès la 9ème étape), le coureur hollandais s’est emparé du maillot rose à l’issue du premier contre la montre, lors de la 10ème étape.
Et dès lors, malgré des qualités de grimpeur moindre que les principaux favoris de ce Giro, il s’est accroché, sans arrêt, dans les cols, y compris en étant lâché. Montant au train, bénéficiant d’appuis de circonstances, limitant la casse ou reprenant à chaque fois les Nibali, Quintana, Pinot, ou Zakarin, il ne fût déposséder de son maillot qu’après la 19ème étape, par le colombien Naïro Quintana.
Lors de la 20ème étape, et alors qu’ils se dirigeaient vers Asiagio, aucun grimpeur (hormis les Katusha de Zakarin qui ont fait sauter le peloton à la première grande difficulté) n’a tenté le tout pour le tout, attendant une nouvelle fois la dernière montée pour tenter de creuser un écart avec Dumoulin, sans succès, tout en sachant très bien que le dimanche, un Contre la Montre pour rouleurs se profilait en direction de Milan.
Et c’est ainsi que Tom Dumoulin, qui termine deuxième le CLM derrière un autre néerlandais (Van Emden) a largement repris son maillot rose au final, renvoyant Quintana à ses montagnes colombiennes (31 secondes) et Nibali à 40 secondes, tandis que Thibaut Pinot, décevant sur les deux CLM de ce Giro, quittait le podium pour la plus mauvaise place la 4ème, à 1min 17. Derrière, on retrouve Zakarin (1min56) et plus loin Pozzovivo, Mollema, Jungels (meilleur jeune), Yates, Formolo ou encore Polanc (18 min 06).
Les 5 premiers d’un classement général de grand tour en moins de 2 minutes (et les trois premiers en 40 secondes) il faut aller chercher loin pour en retrouver trace.
De cette 100ème édition, nous pourrons retenir en vrac également, le coup réussi lors de la première étape par l’autrichien Postberger, remportant une étape destinée aux sprinteurs et s’emparant du premier maillot rose. La 4ème place de Thibaut Pinot et la 19ème d’Hubert Dupont (AG2R).
Les 4 victoires d’étape au sprint du colombien Fernando Gaviria (QuickStep), vainqueur du classement par points.
Les belles victoires d’étape, en montagne, de Jan Polanc, mais aussi de Quintana, Dumoulin, Nibali, Van Garderen, Landa, Pinot. Qu’il est loin le tour de France, où depuis des années, une seule équipe écrase la compétition ! Il faut remonter à 2007 (23 secondes entre Contador et Evan) et 2006 (32 secondes entre Perreiro et Klöden) pour voir une telle compétition, serrée et haletante.
Tom Dumoulin succède à Nibali, Contador, et à Quintana, au terme d’un tour qui paraissait pourtant favoriser (malgré 2 CLM) les grimpeurs, qui n’ont pas su tirer leur épingle du jeu ; il est vrai qu’à longueur de montagne, on a vu des niveaux similaires entre les principaux favoris.
Le problème réside toujours dans le cyclisme moderne sur le port des oreillettes (qui enlève toute course à l’instinct), les stratégies de course (qui privilégient le podium ou une place d’honneur lucrative à une échappée où l’on joue le tout pour le tout), deux aspects qui empêchent de voir de grandes attaques de loin, ou des batailles qui ne se résument pas à des courses de côte.
Mais on ne va pas bouder notre plaisir, ce Giro là, aura réconcilié les amateurs avec les grands tours, en espérant que le Tour de France à venir en juillet ne se résume pas à une énième démonstration de surpuissance de Christopher Froome.
En diffusant l’intégralité de la compétition et en s’entourant d’excellents chroniqueurs et commentateurs sportifs, la chaine L’Equipe a réalisé là un super coup – qui met la pression à France Télévisions pour le mois de juillet;
Yann Vallerie
Crédit photos : twitter
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Une réponse à “Cyclisme. Grande Tom Dumoulin ! Retour sur le Giro”
Oui, ce Giro a été super, de plus, il a visiter une très grande partie de l’ Italie !! Si le Tour de France pouvait en faire autant !!!!! On peut aussi rêver à la disparition des oreillettes qui tout au plus ne devraient être utilisées que pour la sécurité des coureurs !!!