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14/07/2017 – 18h05 Foix (Breizh-Info.com) – Superbe victoire bretonne lors de la 13ème étape du Tour de France 2017 : Warren Barguil a remporté l’étape de 101 km, entre Saint-Girons et Foix, après une chevauchée fantastique dont de moins en moins de coureurs du peloton ont le secret.
Parti dès le km 0 avec Thomas Voeckler, puis rattrapé une première fois par le peloton, agité dès le début de la course, Warren Barguil a réussi progressivement à s’échapper de nouveau, partant en chasse avec d’abord Contador derrière Landa, avant de lâcher temporairement prise et d’être rattrapé par Quintana et Vuillermoz.
Mais grâce à une dernière ascension exceptionnelle – qui montre que Barguil est un grand grimpeur et mérite largement son maillot à pois, Barguil et Quintana sont revenus à la pédale sur Landa et Contador, avant de basculer ensemble dans la dernière descente finale vers Foix, de maintenir environ 2 minutes d’avance avec le maigre peloton dans lequel les leaders gouvernés par leurs oreillettes se neutralisaient pitoyablement, une nouvelle fois (que dire de Dan Martin emmenant tout le peloton de leaders derrière lui lors de la dernière ascension avant de lâcher prise…).
Le sprint final fut une formalité, tant Barguil a surnagé face à ses trois autres complices d’échappée, remportant ainsi une victoire bien méritée après sa deuxième place la semaine dernière, face à Uran.
Au classement général, pratiquement aucun changement, puisque Aru conserve 6 secondes d’avance sur Froome, 25 sur Bardet, 35 sur Uran, 1min09 sur Landa, 1min32 sur Martin, 2min04 sur Yates et 2min07 sur Quintana, qui réalise une belle opération avant l’entame de la dernière semaine de course.
Au classement de la montagne, Barguil conforte largement son avance.
Heureusement qu’il existe encore des Contador, des Quintana, des Barguil ou des Landa (superbe stratégie de la Sky au passage) pour tenter des choses, de loin, car le Tour de France n’en finit pas de décevoir en montagne, concernant les leaders tout du moins, qui jusqu’au dernier moment se neutralisent, personne n’osant attaquer fermement, chacun défendant sa place sur le podium, sa 5ème place…
L’étape d’hier remportée par Romain Bardet a d’ailleurs été un beau témoignage de cette inertie : 200 km d’étape, 300 m de sprint en côte. Quel intérêt ? Aucun.
Une question se soulève néanmoins, après cette nouvelle courte étape très animée : pourquoi les organisateurs du Tour ne proposeraient-t-ils pas désormais plus que des étapes de montagne de 100 km, puisque ce sont celles qui se transforment en courses folles à chaque fois, courses dans lesquelles les coureurs offensifs sont récompensés et font des écarts ?
Y compris commercialement (les téléspectateurs sont plus nombreux devant leur télévision pendant trois heures intensives que pendant 6h à s’ennuyer et à finir par zapper) , ces courses changent la donne.
La dernière semaine de course s’annonce prometteuse, avec 8 coureurs se tenant en deux minutes.
Il faut toutefois espérer qu’avec deux étapes de puncheurs/grimpeurs, deux étapes de haute montagne et un contre la montre, les leaders fassent honneur à ce qu’ils sont censés être : des attaquants et des grands champions, pas des calculateurs et des scientifiques courant en fonction des watts que leur directeur sportif leur annonce dans l’oreillette !
Bravo Barguil, bravo les attaquants du jour, qui redorent largement le blason d’une course particulièrement terne, et cela depuis des années !
Yann Vallerie
Crédit photos : Wikipedia (cc)
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