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Le quatrième trimestre de l’année 2017 aura été historique pour Twitter puisque l’entreprise américaine a annoncé que, pour la première fois de son histoire, elle était rentable. Depuis sa création, il y a plus de 12 ans, le réseau social n’avait jamais été bénéficiaire.
Mais ces bénéfices arrivent après une énorme polémique sur la vie privée et proviennent majoritairement de la vente de données personnelles aux annonceurs, permettant le meilleur ciblage publicitaire possible.
Les premiers bénéfices après des années de pertes
« Nous avons atteint notre objectif de rentabilité » et réalisé une « fin d’année solide », s’est réjoui le patron de Twitter, Jack Dorsey, dans un communiqué publié à l’occasion de cette première historique. Le résultat net de l’entreprise au 4e trimestre 2017 s’est établi à 91 millions de dollars avec un chiffre d’affaires à 732 millions de dollars.
Entrée en bourse en novembre 2013, la société américaine avait enchaîné les pertes mais a rebondi après cette annonce rassurant les investisseurs.
Derrière les bons résultats, les polémiques
Un résultat obtenu grâce à la publicité en ligne et à la revente des données personnelles des utilisateurs aux annonceurs. De quoi refroidir les utilisateurs du réseau social en théorie car les personnes préoccupées par la protection de leurs données personnelles sont de plus en plus nombreuses.
Twitter a également fait parler d’elle avec plusieurs polémiques relatives à ses biais politiques anti-identitaires évidents.
Le 18 décembre dernier, Twitter avait ainsi supprimé plusieurs comptes influents de la droite radicale, sans aucune raison valable.
Les premières victimes recensées par les internautes ont été les comptes de Jared Taylor (41 000 abonnés), journaliste et infatigable défenseur de l’existence de différences intellectuelles entre les populations, et du mouvement politique qu’il anime : American Renaissance (32 800 abonnés).
Dans un communiqué de presse, American Renaissance avait réagi en assurant que l’organisation et Jared Taylor n’avaient pas enfreint les nouvelles règles d’utilisation de Twitter. « Nous n’avons jamais ne serait-ce que sous-entendu quoi que ce soit qui aurait pu être vu comme soutenant la violence ou l’illégalité » avait notamment déclaré l’association. Et le communiqué de rappeler que Jared Taylor avait été mentionné dans près de 100 reportages majeurs et avait été interrogé par de nombreux grands médias comme le Wall Street Journal, le New-York Times, CNN, etc.
En France, c’est le compte de Génération Identitaire qui a été suspendu dans la soirée du 19 décembre.
Autre polémique, début 2018, une série de reportages en caméra cachée au cœur de Twitter démontrait que la censure politique sévissait chez Twitter. « Shadow ban », suppression de comptes, volonté idéologique de pousser la censure encore plus loin… Twitter avait été secouée par cette vague de révélations mais avait décidé de laisser passer l’orage.
Cette série de reportages a été publiée après le quatrième trimestre 2017. Aura-t-elle un impact sur les résultats du premier trimestre 2018 ?
Gab, une menace pour les résultats de Twitter ?
Contre la censure, la revente de données personnelles et les publicités, un réseau social calqué sur Twitter existe : Gab.
Il promeut la liberté d’expression sans aucune limite, ou presque. Les contenus pédophiles et les appels à la violence sont interdits tandis que les contenus sexuels peuvent être masqués.
Sans publicité, le réseau social se présente comme le premier opposant à Twitter. Si l’ergonomie du site ne rivalise pas avec le géant Twitter, il pourrait s’agit d’un outil attirant pour de nombreux utilisateurs.
Une menace pour Twitter ? Certainement pas pour l’instant… Mais il suffirait que tous les défenseurs de l’identité européenne décident de migrer vers ce site pour faire tanguer sérieusement Twitter. Pour rappel, le combat politique sur Twitter, c’est avant tout parler à sa propre communauté. Qu’elle se trouve sur Twitter ou sur Gab n’a finalement pas tant d’importance.
https://twitter.com/getongab/status/964123066434400256
Crédit photo : DR
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