Expulsion d’une famille albanaise à Saint-Brieuc. Le Préfet cédera t-il aux pressions d’une minorité ?

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Le Préfet cédera t-il aux pressions d’une minorité de briochins désireux d’empêcher l’expulsion d’une famille albanaise, à Saint-Brieuc ?

Telle est la question qui se pose suite aux mobilisations, qui vont en s’affaiblissant, autour d’un nouveau cas d’école concernant l’immigration et ses conséquences locales. Retour sur cette affaire :

Le 18 avril, le tribunal administratif de Rennes a débouté une famille albanaise, la famille Sulejmani, de sa demande de droit d’asile. Cela signifie en clair que le couple et ses deux enfants, âgés de 13 et 20 ans et en retard sur le plan scolaire (5ème pour le cadet et terminale pour l’ainée) , doivent quitter le territoire français sur lequel ils sont indésirables.

C’était sans compter sur la traditionnelle (et surmédiatisée localement) mobilisation d’une partie du corps enseignant et de militants politiques de gauche et d’extrême gauche. Certains sont à la fois enseignants et militants. Ils ont su trouver dans les élèves du lycée Rabelais un potentiel mobilisable de quelques centaines d’élèves. 500 personnes ont suivi l’action en avril. Ils n’étaient plus que 150 (et non pas 250 comme on a pu le lire dans la presse régionale) à manifester le 5 juin, devant la Préfecture des Côtes d’Armor.

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La jeune fille de 20 ans, Amina, a fait une demande d’asile elle aussi, à titre personnel, rejetée. Elle doit quitter le territoire en août.

Inadmissible pour un enseignant du lycée Rabelais, Sylvain Corre, militant actif du PCF,  Il affirme tel un enquêteur albanais fin connaisseur du pays : « l’intégrité de la famille et des biens » serait menacée. C’est d’ailleurs ce que prétendent tous les albanais déposant une demande d’asile en France. En 2017,  le premier pays d’origine des demandeurs d’asile a en effet été l’Albanie, avec 7 630 demandes (hors mineurs accompagnants), soit une hausse de 66 % avant d’être devancé depuis début 2018 par l’Afghanistan.

L’Albanie est pourtant considérée comme « d’origine sûre » par l’Ofpra – Office français de protection des réfugiés et apatrides. Peu soupçonnée d’être un horrible office xénophobe, il n’a accordé sa protection qu’à 6,5 % des demandeurs. Ceci prouve que ces demandes sont largement infondées de la part des ressortissants de ce pays.

Selon Amnesty International, près de 20.000 Albanais ont déposé l’an dernier des demandes d’asile dans des pays de l’Union européenne (UE). En Allemagne, pays qui a compris « l’arnaque » à l’immigration albanaise, les demandes d’asile albanaises, très nombreuses en 2015, sont tombées à 0,4 % d’acceptation tandis que les retours aidés se sont multipliés.

« Ces jeunes gens qui veulent pour certains éviter l’expulsion de leur camarade, pour d’autres pouvoir sécher des cours, il y en a aussi, font indirectement le jeu des filières d’immigration clandestines et mafieuses contre lesquelles nous luttons » nous confie un membre de l’administration très au fait des dossiers « albanais » qui s’accumulent dans les Préfectures de Bretagne notamment. « L’administration a toujours le rôle du méchant médiatiquement : c’est la raison et le global contre l’émotion et le cas particulier. Mais c’est un rôle qu’elle doit assumer, c’est le principe de l’État de droit ».

A chaque fois il est vrai, le même argument : les enfants seraient « parfaitement intégrés » et feraient « des études brillantes » réussissant parfois « mieux que les petits bretons ». Les parents eux, auraient un employeur potentiel bienveillant, qui n’attend que « leur régularisation » pour les embaucher. Le discours est parfaitement rôdé.

Rien que dernièrement, les mêmes cas d’école se sont déroulés, à Vitré, gros soutien médiatique à l’appui, à Saint-Herblain, à Toulouse, à Vauvert … A chaque fois, une complicité médiatique, des réseaux militants pénétrés dans les réseaux éducatifs qui s’agitent, des lycéens mineurs qui servent de soldats. Et le tour est joué.

A voir désormais si la Préfecture, qui est en charge du maintien de l’ordre sur le territoire français, cédera – comme cela a déjà été le cas – aux gesticulations éminemment politiques d’une minorité, ou bien décidera de faire en sorte que cessent les appels d’air continus à une immigration incontrôlée et non sans conséquences pour les locaux qui ,eux, n’ont pas de patrie de substitution …

Crédit photo :  DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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