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Le nombre de spermatozoïdes est-il en diminution ? C’est une question qui revient souvent dans les débats médicaux ou d’actualité. Une étude menée en juillet dernier a répondu de manière définitive à cette question grâce à une méta-analyse poussée. Et les résultats des recherches de l’équipe scientifique sont effarants. En effet, depuis 1973 le nombre de spermatozoïdes a diminué de plus de 52 % chez les Européens.
Le compte de spermatozoïdes, une donnée médicale essentielle
« Le nombre de spermatozoïdes est d’une importance considérable pour la santé publique » selon les chercheurs ayant mené cette étude complète. « Premièrement, ce nombre est étroitement lié à la fécondité masculine. Le fardeau économique et social de l’infertilité masculine est élevé et en augmentation. Deuxièmement, un nombre réduit de spermatozoïdes augmente la mortalité. Troisièmement, un nombre réduit de spermatozoïdes est associé avec [plusieurs maladies, dont] le cancer des testicules, suggérant une étiologie prénatale partagée. Enfin, le décompte des spermatozoïdes et d’autres paramètres liés au sperme ont été positivement associés avec de multiples influences environnementales, incluant les perturbateurs endocriniens, les pesticides, la chaleur, le style de vie, le stress, la consommation de cigarettes et la masse corporelle. »
Et les chercheurs de conclure : « Le décompte des spermatozoïdes peut sensiblement refléter les impacts de l’environnement moderne sur la santé masculine durant le cours de la vie. »
Pour analyser de manière satisfaisante la question de la réduction du nombre de spermatozoïdes, les scientifiques se sont appuyés sur 185 études.
Des résultats alarmants
Les résultats de cette méta-analyses sont aussi limpides qu’effrayants : entre 1973 (premiers relevés étudiés) et 2011, le nombre de spermatozoïdes a diminué de 52,4 % chez les Européens ! Cette baisse correspond à une diminution de 1,4 % par année. Et les chercheurs sont formels : « Il n’y a aucun signe de ralentissement de la baisse. » Pour être certains de cela, l’équipe scientifique a mené une enquête resserrée sur les années 1996 à 2011 qui écarte l’hypothèse d’un arrête de ce déclin inquiétant.
Plus inquiétant encore, la baisse du nombre de spermatozoïdes semble restreinte aux pays européens (Australie et Nouvelle-Zélande comprises). Les données pour les pays extra-européens (Afrique, Asie, etc.) – bien que peu nombreuses et difficiles à analyser – semblant démontrer une baisse beaucoup moins significative.
Cette baisse étant une moyenne, il existe une proportion importante d’hommes européens qui disposent d’un compte de spermatozoïdes très faible, jusqu’à être inférieur au seuil de l’infertilité.
Les conséquences d’une telle découverte définitive sont très nombreuses. Reste à identifier les facteurs responsables d’une telle baisse. Et à redresser la barre rapidement pour éviter un désastre civilisationnel.
Seule consolation : les Bretons seraient les moins touchés de France par ce déclin de la qualité du sperme !
Crédit photo : Domaine public, via Pixabay
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