Nantes. Johanna Rolland enfarinée par des pro-migrants : la rançon de la faiblesse ?

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Johanna Rolland n’est pas très populaire – ainsi, samedi vers 11h30, alors qu’elle était sur le très cosmopolite marché de la Petite Hollande pour discuter avec les habitants et les commerçants, elle a été enfarinée par un groupe de soutien aux migrants, proche de l’extrême-gauche. L’action – « la frappe chirurgicale BIO™ » (!) a en effet été revendiquée par un certain « état major des forces de la FARINE (Front Amidoné Revolutionnaire Intersectionnel NantaisEs-ExiléEs)» (sic).

La maire de Nantes a été prise à partie par une dizaine de personnes qui lui reprochaient ce qu’ils appellent la « déportation » (sic) des migrants squatteurs de Bréa vers un autre centre d’accueil situé près du Breil-Malville la veille. La photographe quasi-officielle de l’extrême-gauche Valk (Valérie Kerleau) a résumé sur Twitter les motivations des militants antifa : « C’est pas bien de rouler les gens dans la farine… un jour ou l’autre ça t’explose à la gueule ! »

Ces mêmes militants se revendiquent anticapitalistes mais réclament l’abolition des frontières pour faire déferler, dans des pays qui connaissent déjà du chômage massif, une main d’œuvre exploitée et bon marché. Pour le plus grand bonheur du libéralisme marchand. Bref, des « idiots utiles » au service du grand Capital qu’ils prétendent vomir.

Les élus de la majorité socialiste comme de l’opposition de droite à Nantes ont condamné l’enfarinage de Johanna Rolland, qui fait cependant la risée des réseaux sociaux et de nombreux nantais ce samedi après-midi pluvieux. François de Rugy a fait état du « peu d’esprit démocratique de ces militants extrémistes » et s’est dit « étonné de voir la mansuétude de certains élus à leur regard ». Peut-être parce que, comme c’est le cas au sein même du conseil municipal de Nantes, ce sont leurs enfants ingrats dévorés par la haine d’eux-mêmes et de leurs parents ?

La veille justement, suite à l’opération dûment sécurisée, une quinzaine de migrants illégaux qui refusaient toute procédure administrative ont été interrogés à l’hôtel de police par la Police aux frontières, et quatre finalement emmenés au centre de rétention administrative (CRA) de Rennes en vue d’une expulsion. Une goutte d’eau au regard des 150 migrants qui sont expulsables d’office et qui étaient square Daviais ou ont été « mis à l’abri » dans des gymnases aux frais des nantais – pour près de cinq millions d’euros. Trop encore pour l’extrême-gauche, qui se félicite pourtant de leur libération pour vice de forme, juste après leur arrivée au CRA.

La maire de Nantes a déclaré vouloir porter plainte contre X. Pourtant, elle ne saurait ignorer qui est cet X – qui lui a déjà brûlé sa voiture pendant les émeutes ou a tenté d’occuper une maison de quartier après réunion organisée par d’autres pro-migrants, plus bobos ceux-là. A chaque fois Madame Rolland a préféré faire l’autruche, feignant d’ignorer que ces attaques venaient de l’extrême-gauche.

Du reste, il est fort possible que cet enfarinage ne soit que le premier d’une longue série pour celle qui tente de sauver désespérément son poste en se mettant En Marche avec retard. Jusqu’ici, la soumission de Johanna Rolland au regard des attaques de l’extrême-gauche contre la loi, la sécurité des Nantais ou elle-même, a donc été interprétée comme de la faiblesse par ceux là-même qui n’acceptent le dialogue que sur leurs positions, et dans un rapport de force… ou qui cassent tout.


Louis Moulin

Crédit photo : DR
[cc] Breizh-info.com, 2018, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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