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Dans une récente interview, Hillary Clinton a incité l’Union européenne à mieux maîtriser ses flux migratoires. Des déclarations qui peuvent surprendre de la part de l’ancienne candidate démocrate.
Hillary Clinton avertit Merkel
Les propos d’Hillary Clinton n’ont pas fini de résonner dans la tête des leaders des gauches européennes. Lors d’un entretien accordé au quotidien d’information britannique The Guardian, celle qui incarnait l’alternative face à Donald Trump durant la campagne pour les élections présidentielles américaines de 2016 a mis en garde les dirigeants de l’UE. Et ce, sur l’épineux sujet de l’immigration extra-européenne. Une immigration envers laquelle Hillary Clinton a fait preuve d’un étonnant scepticisme. Pour ne pas dire plus !
« Je pense que l’Europe a besoin de maîtriser la migration parce que c’est ce qui a allumé la flamme », a-t-elle déclaré. Avant d’appeler les les gouvernements du continent à envoyer un signal plus fort montrant qu’ils « ne pourront plus continuer à offrir refuge et soutien ». Et, par la flamme en question, Hillary Clinton désigne la « menace croissante des populistes de droite ».
Si, en bonne démocrate, elle n’a pas manqué de saluer la générosité de la chancelière allemande Angela Merkel, laquelle avait ouvert en grand les portes de l’Allemagne lors de la crise des migrants, Hillary Clinton a aussi rappelé que c’est en partie sur ce thème de l’immigration que l’élection de Donald Trump avait pu avoir lieu aux États-Unis. Un sujet qui, toujours selon elle, aurait par ailleurs contribué à la victioire du vote en faveur du Brexit au Royaume-Uni.
Les immigrationnistes européens à la peine
De telles déclarations émanant d’une femme qui reste, malgré sa défaite en 2016, une figure tutélaire pour une grande partie des sociaux-démocrates européens sont plus qu’un signal d’alerte ! Même nuancée, cette prise de position est un désavoeu pour Angela Merkel et tous les responsables politiques de l’UE qui se sont engagés sur la voie immigrationniste depuis la crise de 2015.
Témoins de cet échec, le britannique Tony Blair et l’italien Matteo Renzi ont, eux aussi, été interviewés par The Guardian. Et tous deux n’ont pu que convenir que la question des migrants extra-européens avait largement mis en difficulté leurs formations politiques.
Lucide sur cet état de fait, Tony Blair a même déclaré qu’à l’heure actuelle, « en Europe, il est impossible de se présenter aux élections si l’on n’a pas une position forte en matière d’immigration parce que les gens s’en inquiètent ». En ajoutant : « Vous devez répondre à ces problèmes. Si vous n’y répondez pas, vous laissez un grand espace dans lequel les populistes peuvent marcher ».
Hillary Clinton identitaire ?
Poussant la réflexion encore plus loin, Hillary Clinton a aussi encouragé les forces sociales-démocrates européennes à ne plus négliger les questions relatives à l’identité. Toujours en se basant sur sa déroute électorale contre Donald Trump, elle a affirmé que « l’utilisation des migrants comme instrument politique et comme symbole d’un gouvernement qui a mal tourné, d’attaques contre son patrimoine, son identité et son unité nationale a été très largement exploitée par l’administration [NDLR : celle de Trump] actuelle ».
Si certains dénonçaient une «américanisation » de la vie politique en Hexagone comme au sein de l’UE, ils pourront aussi reconnaître l’avance idéologique prise par la gauche américaine incarnée par Hillary Clinton sur ses alter-égo du Vieux Continent.
Crédit photo : Flickr (CC BY-SA/Gage Skidmore)
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Une réponse à “Immigration extra-européenne. Même Hillary Clinton s’y oppose !”
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