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Alors que le mouvement des gilets jaunes prend une ampleur inattendue dans toute la France, mais surtout que la colère de ses participants ne dégonfle pas malgré le froid et le mauvais temps, 8 porte-parole ont été désignés. Parmi eux, Maxime Nicolle, un intérimaire des Côtes-d’Armor, de Dinan pour être précis, seul Breton de cette nouvelle équipe de communication. Alors, qui est-il ? Comment a-t-il été désigné ? Et comment envisage-t-il son rôle et l’avenir du mouvement ?
Comment ces porte-parole ont-ils été désignés ?
Personne ne sait exactement comment ces porte-parole des Gilets jaunes ont été désignés . Avec seulement 8 porte-paroles, toutes les régions et tous les départements ne sont évidemment pas représentés. Cependant, les profils et les origines sont très variés.
Malgré tout, la désignation de ces 8 représentants a laissé un goût amer à beaucoup de participants de la première heure. Parmi eux, une autre Bretonne, Jacqueline Mouraud, la femme de 51 ans, dont le coup de gueule sur Internet avait été vu plus de 6 millions de fois 10 jours avant la première mobilisation. Selon elle, cette décision n’a rien de démocratique et va à l’encontre de l’âme d’un mouvement populaire de ce genre. Malgré tout, elle est curieuse de voir ce qui en sortira.
« Personne ne l’a vu » sur le terrain, selon un représentant local des « gilets jaunes ».
Les huit représentants des Gilets jaunes sont :
- Éric Drouet, de Seine-et-Marne.
- Maxime Nicolle, des Côtes-d’Armor
- Mathieu Blavier, des Bouches-du-Rhône.
- Jason Herbert, de la Charente.
- Thomas Miralles, des Pyrénées-Orientales.
- Marine Charrette-Labadie, de l’Aube.
- Julien Terrier, de l’Isère.
- Priscillia Ludosky, de Seine-et-Marne. Elle est à l’origine de la pétition qui a véritablement lancé le mouvement des Gilets jaunes.
https://www.youtube.com/watch?v=3PoZsWZSIAE
Maxime Nicolle, le pacifiste
Après sa désignation, Maxime Nicolle a rappelé que le mouvement des Gilets jaunes était totalement pacifiste et qu’il se battait pour permettre aux Français de remplir leur chariot de course à nouveau. Pouvoir vivre dignement, manger à sa faim et aller faire les courses sereinement sans compter ses sous jusqu’à l’achat d’un sac en plastique, voilà pourquoi le combat des Gilets jaunes a été lancé selon lui.
Si le jeune intérimaire de 31 ans a été désigné porte-parole, c’est sans doute parce qu’il a déjà fait ses preuves lors de plusieurs interventions télévisées. Mais aussi parce qu’il a donné quelques gages au politiquement correct (voir la vidéo sur Cnews).
Certaines mauvaises langues au sein du mouvement regrettent qu’il faille être passé sur C8 pour obtenir ce poste, tandis que d’autres rappellent que Maxime Nicolle a exigé la démission du président de la République en direct et qu’il ne peut pas être pris au sérieux. Le porte-parole a donc encore du chemin à faire pour convaincre.
Des violences condamnées
On ne saura sans doute jamais comment ces huit représentants officiels du mouvement ont été désignés et par qui. En revanche, on peut facilement comprendre pourquoi ils ont été choisis. Ils donnent tous une image du mouvement organisée, calme tout en restant populaire et connectée à la réalité, mais surtout, ils condamnent tous la violence.
Maxime, l’un des huit porte-paroles des #GiletsJaunes, nous explique comment il a été nommé porte-parole « dans l’urgence » #TPMP pic.twitter.com/O5upKWyZ11
— TPMP (@TPMP) 26 novembre 2018
Voilà sans doute l’aspect commun le plus important de leurs personnalités. Chacun des huit représentants a publiquement condamné la violence et la destruction des biens publics, surtout après les manifestations du 24 novembre à Paris.
Reste à voir maintenant le fond, les négociations à venir, les tentatives de manipulation également de la part de dirigeants qui préfèrent avoir des interlocuteurs que pas du tout. Et le soutien ou pas, apporté par les millions d’autres gilets jaunes – si l’on se fie à tous ceux qui ornent les voitures des citoyens – à ces représentants auto-proclamés.
Crédit photo : DR
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