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Erik Tegnér, président du mouvement @racinesdavenir et membres des Républicains, habite à Quessoy dans les Côtes-d’Armor.
Alors que le carnaval de Quessoy se déroulait durant le week-end de Pâques dans la commune, ce dernier a réagi, via Twitter, critiquant la désacralisation de cet évènement et l’erreur de calendrier dans l’organisation de ce carnaval. Une critique qui a suscité polémique et articles de presse.
Le jour de Pâques est sacré pour beaucoup de Français, surtout après le drame de #NotreDameDeParis. Il ne doit pas être fêté à coup de Zumba & de déguisements Super Mario payés par l’argent public.
? Ouest-France revient sur ma dénonciation du carnaval indigne de Quessoy ce we. pic.twitter.com/mytw3D0x87— Erik Tegnér (@tegnererik) 23 avril 2019
Il nous a adressé une tribune libre dans laquelle il s’explique.
Ce week-end de Pâques avait lieu la 32ème édition du carnaval de Quessoy, organisé par Le Club des Jeunes de la commune. Un thème pour le moins inapproprié avait été choisi : les jeux vidéo. Aussi, durant deux jours, les habitants de Quessoy ont-ils pu faire la fête autour de Super Mario ou encore Pac-Man, au son de la Zumba et de l’électro. Pour m’y être rendu et avoir entendu les musiques, presque aucun chant breton n’a été diffusé.
Entendons-nous bien : cette fête n’avait en soi rien de choquant. Quoi de plus normal pour des jeunes que de s’amuser sur un thème qui a marqué leur génération ?
Néanmoins, deux questions se posent et sont légitimes. En premier lieu, un tel thème convenait-il le jour de Pâques, une fête chrétienne qui a de l’importance pour de nombreux croyants, notamment du village ? Et ce alors qu’on pouvait voir se poursuivre cette fête jusqu’au parvis de l’église ? Nos racines sont chrétiennes – et peu importe qu’on soit croyant ou non –, il ne faut pas l’oublier. Ensuite, n’aurions-nous pas pu choisir un thème plus traditionnel, à l’image de ce qui se fait à la « fête du blé » de Pleudihen-Sur-Rance, qui puisse mettre en avant nos racines bretonnes et celtes, nos agriculteurs, nos artisans, bref notre si belle région ? N’aurait-on pas pu préférer Hugues Aufray à la Zumba ? Nolwen Leroy à LMFAO ?
Certains diront que je suis un réac. D’autres que je ne suis pas dans mon siècle. Pardonnez-moi d’aimer la Bretagne, mon village, et de refuser le consumérisme ambiant qui peut y régner. Depuis plusieurs jours, j’ai reçu plus d’une centaine de messages d’insultes, de jeunes qui assumaient vouloir américaniser Quessoy et la Bretagne, qui revendiquaient vouloir abolir notre passé, et même certains qui déclaraient leur haine des chrétiens et déclaraient même se « réjouir d’avoir vu cramer votre église de Notre-Dame ». Proprement scandaleux, et aucune réaction de la majorité pour condamner ces propos, alors que la cendre de Notre-Dame de Paris est encore chaude. Ce carnaval est en partie subventionné par l’argent public, nous avons notre mot à dire comme citoyens.
Notre maire et sa majorité devraient inciter nos jeunes – qui sont volontaires – à s’élever, et à revenir aux sources, ce qui n’exclut aucunement de s’amuser.
Qui n’a pas été marqué la semaine dernière par le terrible drame à Notre-Dame de Paris ? Chaque Français a alors été saisi jusqu’au plus profond de lui-même. Chaque Français, croyant ou non croyant, s’est senti dépossédé d’un bien matériel et immatériel dont il ne soupçonnait pas la valeur. Je me suis moi-même rendu devant la cathédrale pour voir de mes yeux ce que le feu avait pu ravager. Des milliers de jeunes étaient alors rassemblés pour célébrer notre patrimoine. Cinq jours plus tard, le contraste du carnaval de Quessoy n’en a été que plus fort et choquant, assumons le mot.
Notre jeune génération a besoin d’enracinement et d’un retour à des valeurs fortes. À une forme de dépassement de soi que nous pouvons retrouver dans la mythologie bretonne, dans notre Histoire et nos anciens dirigeants comme Anne de Bretagne, dans nos écrivains célèbres à travers le monde comme Châteaubriand, dans nos navigateurs comme Olivier de Kersauson, et bien d’autres encore. Pourquoi serait-ce si nécessaire d’aller puiser notre inspiration au Japon ou aux États-Unis ? Encore une fois, mon but n’est pas de blâmer ces jeunes qui ont certainement voulu bien faire, et encore moins ceux qui s’y sont rendus – ça fait partie de la vie communale – mais de demander à ce qu’au prochain carnaval de 2021, nous soyons à la hauteur de notre histoire et de notre culture, et qu’un sursaut civilisationnel anime notre communauté. Pour que Quessoy rayonne autrement qu’à travers Super Mario et Pac-Man.
Alors oui, les Côtes-d’Armor sont des terres de mission. On voit même le maire UDI de Saint-Brieuc réfléchir à vendre un terrain à l’association financée par le Qatar, Averroès, pour construire une mosquée de 1 000 mètres carrés. Rien que cela.
Deux solutions s’offrent à nous : ou bien pencher la tête, céder, et la Bretagne ne sera plus qu’une région morte et sans âme, dénaturée ; ou bien nous résistons et retrouvons cette fierté qui caractérise tant les Bretons.
Quessoy est également connu par beaucoup pour un de ses habitants, au XVIIIe siècle, dénommé Joseph Doledec, dit « Godimar » : un chouan, qui s’est vaillamment battu durant la Révolution française pour défendre notre chère Bretagne et le Pays de Lamballe. Nous devrions-nous en inspirer.
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