Finistère. Une « très forte suspicion » de virus ToBRFV dans une exploitation de tomates

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Une « très forte suspicion » de ToBRFV, un virus touchant les tomates, concerne une exploitation sous serre du Finistère. Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation appelle à la vigilance.

ToBRFV, ce virus qui touche les tomates

Avis aux amateurs de tomates, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a fait part dimanche 16 février part d’une « très forte suspicion » de virus frappant ce légume dans une exploitation sous serre du Finistère. La maladie en question, dénommée « tomato brown rugose fruit virus », soit le « virus du fruit rugueux de tomate brune » (et abrégée en ToBRFV), pourrait entraîner « des conséquences économiques majeures pour la filière » selon un communiqué du ministère.

Le document précise que « les services de la DRAAF [NDLR : direction régionale de l’alimentation] Bretagne ont réalisé une inspection le 11 février suite à un autocontrôle (analyses pour recherche du virus) réalisé après identification, sur des tomates, de lésions compatibles avec cette maladie. Les résultats officiels devraient être communiqués lundi prochain [NDLR : le 24 février] par le laboratoire national de référence. »

En attendant les conclusions de l’analyse, l’exploitation a été placée sous séquestre complet. Ainsi, les deux serres de l’exploitation ont fait l’objet de mesures de confinement et d’une interdiction d’accès tandis que l’ensemble des plants, semences, fruits et matériels de l’exploitation ont été consignés et que des mesures de biosécurité (isolement des matériels, désinfection, gestion des résidus) ont été appliquées.

Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a fait savoir que la destruction de l’ensemble des plants de tomates des serres contaminées sera réalisée dès la confirmation officielle du foyer.

ToBRFV, ce virus qui touche les tomates

Les consommateurs ne doivent pas paniquer pour autant car les autorités rappellent que le ToBRFV n’est pas transmissible à l’Homme. En revanche, mauvaise nouvelle pour les maraîchers, ce virus peut infecter jusqu’à 100% des plantes sur un site de production de tomates, poivrons, etc. Présenté comme très résistant, le ToBRFV peut causer d’importants dégâts sous des serres et plus généralement dans les cultures à haute densité de plantation.

Ce virus, observé pour la première fois en Israël en 2014, avant d’apparaître par la suite à plusieurs reprises en Amérique et en Europe, peut se transmettre par les semences et les plants mais aussi directement par les tomates elles-mêmes. Si la filière tomatière (avec ses 712 000 tonnes produites en 2018) est donc la première concernée, le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation met également en garde les jardiniers amateurs. À savoir que la tomate est particulièrement appréciée des Français puisqu’elle est le légume le plus consommé dans le pays (un peu plus de 13,9 kg par ménage et par an). Chaque année, ce sont environ 400 000 tonnes qui sont produites dans les jardins potagers.

Pour éviter les mauvaises surprises, il est conseiller de s’assurer de la présence d’un certificat ou passeport phytosanitaire lors de l’achat de semences ou de plants de tomates ou de piments et poivrons. Outre le respect des mesures de biosécurité de base, les autorités incitent les professionnels comme les jardiniers amateurs à déclarer immédiatement tout cas suspect à la DRAAF pour permettre la détection rapide et l’endiguement du virus en France.

AK

Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/joffi)
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