Dans le week-end des 25 et 26 juillet, des inconnus se sont introduits dans le dépôt de la TAN à l’hôpital Bellier, et s’en sont pris à deux tramways, dont un de collection, dégradés avec des tags violet et blanc. Une première depuis quelques temps dans des locaux pourtant très surveillés.

Suite à des dégradations il y a quelques années, ces lieux étaient équipés de caméras, les accès fermés par badge et dûment clôturés. « Quand on voit les mesures de sécurité prises par la TAN pour protéger ses trams, on devrait leur confier la cathédrale que la paroisse est incapable de protéger ; la TAN y garerait des bus et ça éviterait aux nantais de devoir payer des millions d’euros de réparations à cause d’un bénévole expulsable qui a fondu un plomb et d’une paroisse qui file les clés à n’importe qui », commente, sarcastique, un policier nantais.

L’intrusion a cependant fait réagir Force Ouvrière qui va réclamer un meilleur gardiennage du site ; la TAN de son côté confirme que le site est surveillé 24h/24 par un gardien, qui en outre fait régulièrement des rondes, y compris la nuit. Une plainte a été déposée pour dégradations volontaires par la SEMITAN.

Par ailleurs ce lundi 27, quatre contrôleurs de la TAN étaient au tribunal pour témoigner de leur agression, le 24 juillet dernier, dans un C7 en fin de service entre Nantes et Thouaré. L’individu à l’origine des violences, un homme de 35 ans sans masque et alcoolisé, en état de récidive légale, a craché sur l’un des agents de la TAN et l’a menacé de mort, puis a essayé de le tabasser à coups de bouteille de bière cassée. Il a été condamné à cinq mois ferme et maintenu en détention. Il était accompagné de deux autres individus, dont un de 27 ans lui aussi placé en garde à vue

Il y a peu, la CFDT Semitan se faisait déjà l’écho, sur son Twitter, d’agressions d’agents – de la TAN et d’autres – causées par des passagers qui ne portaient pas de masque, et auxquels les agents demandaient de se mettre en conformité avec la loi. Le 22 juillet dernier, un autre agent de la TAN a pris un coup après avoir demandé à un passager du tram de mettre un masque. A Bayonne, un autre chauffeur de bus, Philippe Monguillot, a été tabassé à mort par une bande de délinquants d’origine extra-européenne après leur avoir demandé de mettre leurs masques en montant dans son bus.

Louis Moulin

Illustration : DR
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