Hongrie. Le Fidesz de Viktor Orbán accuse l’opposition d’avoir perçu des fonds étrangers, George Soros et le Parti démocrate américain évoqués

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En Hongrie, le parti de Viktor Orbán et les services secrets accusent l’opposition d’avoir perçu des financements illégaux depuis l’étranger avant les élections législatives. Derrière ces accusations, le potentiel rôle des démocrates américains et de George Soros est évoqué.

L’opposition hongroise financée par l’étranger pour battre Orbán

La provenance des fonds reçus par certains partis politiques d’opposition fait jaser en Hongrie. En effet, le rapport sur le financement des partis pour les élections législatives de 2022 (remportées par Viktor Orbán) devait initialement demeurer classifié jusqu’en 2052. Mais, comme l’a rapporté Le Figaro il y a quelques jours, le chef du groupe parlementaire Fidesz, Máté Kocsis, a jugé bon de les rendre publiques en les publiant sur le site internet du Parlement hongrois.

Máté Kocsis ayant justifié cette déclassification au motif que « c’est une action sans précédent qui viole grossièrement la souveraineté du pays », selon des propos cités par le média hongrois Telex.

Les documents en question révèlent ainsi que différentes structures liées à l’opposition hongroise auraient reçu au total pas moins de 4 milliards de forints (soit un peu plus de 10 millions d’euros) depuis l’étranger. Par ailleurs, près de la moitié de cette somme aurait été perçue par le candidat de l’opposition au poste de Premier ministre, Péter Márki-Zay, et son Mouvement pour la Hongrie de tous (Mindenki Magyarországa Mozgalom – MMM).

Lors de ce scrutin de 2022, Péter Márki-Zay était à la tête d’une coalition de six partis d’opposition. Une union des forces qui ne leur aura toutefois pas permis de battre le Premier ministre en poste.

Quid de la provenance des fonds ?

Or, il s’avère qu’en Hongrie, la législation « interdit le financement étranger des partis ». Certaines voix du Fidesz ont même affirmé que la situation présentait un risque pour la sécurité nationale.

Quant à l’autre moitié de cette somme de 10 millions d’euros, elle aurait été principalement perçue par la société Oraculum 2000 (gérant le site militant de gauche Ezalenyeg.hu). La totalité des fonds aurait servi à financer ensuite des sociétés de sondage, d’analyse et de marketing politique.

De son côté, Péter Márki-Zay s’était lui-même prononcé pour la déclassification des rapports des services secrets enquêtant sur les dons étrangers, affirmant que l’opposition n’avait rien à cacher.

Péter Márki-Zay. Source : Hungarian Free Press

En ce qui concerne la provenance de ces fonds étrangers, les pourvoyeurs seraient notamment une fondation suisse dont, « les services secrets hongrois n’ont pas trouvé trace d’activités », précise Le Figaro. Mais le principal financier serait l’organisation Action for Democracy, une ONG créée aux États-Unis en mars 2022 et dirigée par David Koranyi, conseiller diplomatique du maire de Budapest, Gergely Karacsony.

En consultant le site Internet d’Action for Democracy, on apprend ainsi que l’organisation a pour objectif d’ « encourager ceux qui se battent pour la liberté et la démocratie » afin de « repousser la menace montante de l’autocratie à l’échelle mondiale ».

Par ailleurs, dans un article du 5 décembre 2022, Courrier international relevait que l’ONG s’était également impliquée « dans le soutien d’associations en marge des récentes élections en Italie et au Brésil, et s’engagera bientôt en Pologne et en Turquie, où des scrutins auront lieu l’an prochain ».

D’autre part, Le Figaro note de son côté que cette organisation récoltant des donations privées est « composée essentiellement d’Américano-Hongrois et dotée d’un conseil consultatif de personnalités aussi éminentes que le politologue Francis Fukuyama, l’ex-commandant de l’Otan Wesley Clark et l’historienne Anne Applebaum ».

Un lien avec les démocrates américains et l’ombre de Soros ?

Pour répondre aux accusations d’illégalité, Peter Marki-Zay s’est défendu en arguant que son mouvement n’était pas enregistré comme un parti politique en Hongrie lorsqu’il a reçu les financements en provenance de l’Action for Democracy.

Des explications battues en brèche par les services secrets hongrois. Lesquels ont évoqué dans leur rapport « des soupçons de violation de la législation hongroise » en matière de financement des partis politiques par des structures étrangères. Le document rapporte également que l’organisation américaine n’était même pas encore officiellement enregistrée lorsque les premiers transferts de fonds vers la Hongrie ont eu lieu avant les législatives de 2022.

Les mêmes services hongrois estiment par ailleurs que la création de l’ONG avait un « but précis », à savoir « influencer l’élection hongroise ». Enfin, le rapport des services note que le document fondateur d’Action for Democracy a été signé par un associé du cabinet d’avocats Elias Law Group. Un cabinet affichant ouvertement ses sympathies pour le Parti démocrate américain.

Enfin, le 31 janvier 2023, le directeur de la communication du Fidesz, István Hollik a déclaré qu’il y avait « de plus en plus de signes » indiquant que le réseau lié au financier américain George Soros est à l’origine du financement étranger des campagnes de la gauche hongroise.

Par ailleurs, toujours selon István Hollik, le fils de George Soros, le maire de Budapest Gergely Karácsony et Dávid Korányi se serait rencontrés à Munich il y a un an, peu après le transfert de la première somme d’argent. Pour le directeur de la communication du Fidesz, cette affaire est la « tentative la plus brutale de trafic d’influence étranger de ces trente dernières années ».

Crédit photo : Flickr (CC BY-NC-ND 2.0/International Monetary Fund) (photo d’illustration)
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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6 réponses à “Hongrie. Le Fidesz de Viktor Orbán accuse l’opposition d’avoir perçu des fonds étrangers, George Soros et le Parti démocrate américain évoqués”

  1. mouchet dit :

    Exactement comme en France ou le parti de la république en miette a été financé via des sociétés affiliées au pouvoir des USA et en final nous faire une épidémie de laboratoire avec son service après vente de faux vaccins.

  2. Et alors ! dit :

    Soros , Biden , Macron , ce sont les pires que l’on doit supprimer coûte que coûte car ils sont cons et ont du pognon !

  3. gautier dit :

    Poutine à des bombes qui peuvent regler ça ! au lieu d’envoyer de pauvres gens se faire tuer pour une ideologie basée sur le pouvoir et l’argent, une preuve de plus que tous les dirigeants mondiaux sont achetés, pas pour le bien des peuples, mais pour faire la fortune d’une caste de salopards.

  4. Prétet Yvette dit :

    La campagne de Macron a été, également, financée par des fonds  »étrangers »: par des milliardaires algériens entre autres!…C’est la raison pour laquelle Macron accorde tellement de visas aux Algériens…ces Algériens que notre gouvernement ne peut pas expulser…. car leur gouvernement refuse de reprendre les Algériens rentrés  »clandestinement » en France!….

    • Nevada dit :

      Les algériens, les algériens! Les algériens sont manipulés, tous les arabes sont manipulés, les noirs également. Mais l’important, ce sont les manipulateurs qui sont derrière et que personne n’ose nommer. Ce sont eux les vrais responsables. Avec des commentaires comme le vôtre, on n’est pas sortis de l’auberge.

  5. Ornicar dit :

    Rien de surprenant. L’empire du fric a besoin de vassaux et de richesses à piller, donc de pays à contrôler et surtout pas de pays dirigés par des gens qui agissent en fonction de l’intérêt national.

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