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De Stonehenge à la Station spatiale internationale, une nouvelle bande dessinée décrit l’attirance de l’Homme pour l’espace.
Le récit commence par la théorie du Big Bang, qui aurait créé l’univers il y a 14 milliards d’années. La vie apparait sur Terre il y a 4 milliards d’années, puis l’humanité il y a environ 3 millions d’années. Dès le néolithique, l’homme observe les étoiles. Les alignements de mégalithes comme à Stonehenge sont des observatoires astronomiques. C’est la naissance de l’astronomie. Les premières pages rappellent ainsi l’attrait qu’ont exercé les astres sur les Hommes dans toutes les grandes civilisations antiques. Puis viennent les découvertes scientifiques de Copernic, Galilée, Képler, Newton, Einstein… Mais la première conquête spatiale majeure est l’œuvre du III ème Reich : Werhner Von Braun conçoit les fusées V2 qui servent à bombarder Londres. A la fin de la guerre, les chercheurs allemands négocient avec le gouvernement américain leur immunité contre la mise à disposition de leur savoir pour la conquête de l’espace.
Les deux grandes puissances mondiales, Amérique libérale et Russie communiste, se lancent alors dans la course aux étoiles. Le premier satellite est russe : Spoutnik, en 1957. Puis, en 1961, le russe Gagarine est le premier homme dans l’espace à faire une révolution autour de la Terre. La majeure partie de l’album (une centaine de pages) décrit la revanche américaine : le programme Apollo qui permet de planter un drapeau américain sur la lune. Aujourd’hui, Européens, Chinois, Indiens prennent également leur part dans la conquête de l’espace. Les dernières pages imaginent l’avenir : de nouvelles conquêtes depuis les stations orbitales, avec Mars pour objectif.
La conquête de l’espace n’est pas un thème très courant dans le monde de la bande dessinée. On se souvient de Von Braun (éditions Des Ronds dans l’O), qui décrit le parcours surprenant de l’ingénieur allemand, de Laika (éditions Dargaud) sur la première chienne de l’espace, de Leonov (éditions Passés composés), qui raconte la première sortie d’un homme, le cosmonaute soviétique Léonov, le 18 mars 1965, dans l’espace. La Guerre secrète de l’espace nous fait découvrir l’espionnage industriel spécial (Delcourt), et First Moon (éditions Paquet) revient sur la mission Appolon 11.
Mais la bande dessinée L’odyssée de l’espace, grâce à son important nombre de pages (183), réussit l’exploit de présenter l’attirance de l’espace de la naissance de l’humanité jusqu’à aujourd’hui.
Le scénariste Arnaud Delalande est spécialisé dans la bande dessinée historique (Le Dernier Cathare, Surcouf, La jeunesse de Staline, Viravolta l’Orchidée Noire, Aliénor la Légende noire, Catherine de Médicis la Reine maudite, Rani Lakshmi Bai la séditieuse, Arnaud Beltrame, Les trois mousquetaires, Fritz Lang le Maudit …). Dans son dernier album, il raconte, par une narration claire et fluide, la surprenante conquête de l’espace.
Il commence par le Big Bang (« Grand Boum »), modèle cosmologique utilisé par les scientifiques pour expliquer l’origine de l’Univers. Le pape Pie XII, dans un discours de 1951 intitulé Les preuves de l’existence de Dieu à la lumière de la science actuelle de la nature, avait
Indiqué que le Big Bang était la preuve de la création du monde par Dieu. Après avoir survolé les siècles, il rentre dans le détail du programme Apollo, qui prend nettement plus de place que la navette spatiale américaine.
Le dessinateur Éric Lambert a connu le succès dès sa première série, Merlin, consacrée à la légende arthurienne. Il a poursuivi sa carrière avec notamment Flor de Luna, Le dernier cathare et Viravolta. Par son trait réaliste, il offre une reconstitution convaincante de la conquête spatiale.
Dans une mise en page dynamique, son trait fin, en noir et blanc, avec quelques nuances de gris, est particulièrement soigné.
L’ouvrage est publié en collaboration avec l’Agence spatiale européenne et la Société astronomique de France.
Kristol Séhec
L’odyssée de l’espace, 183 pages, 25 euros, Les arènes BD.
Illustrations : DR
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Une réponse à “L’odyssée de l’espace, la conquête spatiale en bande dessinée.”
Et avant le Big-Bang ?
On restera toujours sur sa faim car personne n’est en mesure d’expliquer d’où vient la « Singularité » qui l’a provoqué, à savoir cette « masse originelle », avant que n’existe l’espace-temps, d’une petitesse « infinie » (selon la mécanique quantique) dont la densité devait être de plusieurs milliards de milliards de tonnes par cm3.
La matière ne se serait donc pas créé à partir de Rien mais aurait toujours existé dans une infinie petitesse.
Alors d’où vient cette « matière » primitive? L’Univers aurait-il toujours existé sous une forme quantique?