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Le gouvernement britannique, dirigé par le Parti travailliste, tente d’apaiser la colère grandissante du public face au scandale des gromming gangs impliqués dans des abus sexuels sur des mineurs. Cependant, les mesures annoncées, limitées à des enquêtes locales, sont critiquées comme étant insuffisantes, voire un écran de fumée visant à minimiser l’ampleur du problème.
Une reconnaissance tardive d’un problème systémique
La secrétaire d’État à l’Intérieur, Yvette Cooper, a surpris en abordant, devant le Parlement, l’aspect ethnique des grooming gangs, notamment l’implication d’agresseurs d’origine pakistanaise. Ce discours contraste fortement avec les déclarations antérieures du Parti travailliste, qui minimisait cet angle.
Cooper a annoncé la mise en place de cinq enquêtes locales financées par le gouvernement pour examiner les cas d’exploitation sexuelle de mineurs. Elle a également promis une amélioration de la collecte des données sur l’ethnicité des auteurs et des victimes, reconnaissant que les statistiques actuelles sous-estiment largement l’ampleur du phénomène. Selon des données du Child Sexual Exploitation Taskforce, en 2013, 770 cas d’exploitation sexuelle en bande organisée ont été signalés, un chiffre qui reste très loin de la réalité, en raison d’un sous-signalement massif.
Des enquêtes locales contestées
Si Cooper a vanté l’efficacité des enquêtes locales, elle a rejeté l’idée d’une enquête nationale, jugée selon elle trop longue et complexe. Cette position divise profondément. Les critiques soulignent que les enquêtes locales manquent de moyens coercitifs pour forcer des témoins clés à témoigner, contrairement à une enquête nationale qui pourrait disposer de tels pouvoirs.
De plus, les abus semblent suivre des schémas similaires dans tout le pays : modus operandi commun, liens présumés entre différents gangs, et trafic des victimes d’une ville à l’autre. Une enquête nationale serait indispensable pour analyser ces réseaux dans leur globalité et révéler l’étendue de la corruption des autorités locales et des forces de l’ordre, souvent accusées d’avoir fermé les yeux.
Les survivantes réclament une enquête nationale
Les réactions des survivantes des grooming gangs soulignent l’inadéquation des mesures proposées. Sarah Wilson, victime de viols répétés dès l’âge de 11 ans à Rotherham, a dénoncé ces enquêtes locales comme insuffisantes. « Nous avons besoin d’une enquête nationale, pas de simples enquêtes locales », a-t-elle déclaré. Elle appelle également à investiguer sur les « personnes en position d’autorité » qui auraient couvert ces crimes.
Une autre survivante, connue sous le pseudonyme Elizabeth Harper, a qualifié les annonces de « camouflage du camouflage ». Elle affirme que seule une enquête nationale pourrait révéler l’ampleur de l’organisation criminelle et identifier les schémas d’échec des institutions censées protéger les enfants.
Pour de nombreux observateurs, le refus d’initier une enquête nationale traduit une volonté d’éviter un examen approfondi des défaillances systémiques. Charlie Peters, journaliste d’investigation, estime que les enquêtes locales isolées empêchent de connecter les points et de comprendre toute l’ampleur de ce qui pourrait être un réseau criminel organisé à grande échelle.
En 2025, alors que la confiance envers les institutions britanniques est déjà profondément érodée, cette réponse fragmentée apparaît comme un nouvel échec dans la gestion d’un scandale qui a traumatisé des milliers de victimes et choqué l’opinion publique.
[cc] Breizh-info.com, 2023, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
3 réponses à “Grooming gangs au Royaume-Uni : une réponse insuffisante des autorités face à un scandale national”
On reste effaré que même en Angleterre qui sur bien des points donnait un exemple de probité (système électoral interdisant toute magouille du genre des arrangements pour le second tour de nos élections législatives), se fasse jour une occultation de faits abominables pour éviter des réactions d’islamistes.L’Occident veut décidément son suicide.
Les responsables politiques anglais veulent minimiser ce trafic humain qui touche des enfants et des jeunes filles ( blanches of course ! ) pour des raisons idéologiques… on ne voit pas les féministes copines de Sardine R. manifester devant l’ambassade de Grande Bretagne et encore moins devant celle d’Iran…Les viols perpétrés par de sombres individus ! ( la langue française est merveilleuse ! ) seraient tolérés au nom d’une idéologie anti raciste ? Il faut mettre ces criminels hors d’état de nuire et pas avec les tribunaux, d’une façon plus radicale !
Voir l’entretien de Raja Miah sur
France Soir (17/01/25) sur la même affaire. https://www.francesoir.fr/videos-les-debriefings/demeler-les-allegations-le-combat-de-raja-miah-contre-la-dissimulation-de-l