Éducation à la sexualité à l’école (EVARS) : des associations saisissent l’ONU pour défendre le droit des parents

La rentrée 2025 marque l’entrée en vigueur du programme d’« Éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité » (EVARS), imposé par le ministère de l’Éducation nationale dans toutes les écoles publiques et privées, de la maternelle au lycée. Présenté comme une avancée en matière de santé et de prévention, ce dispositif suscite une vive contestation. Plusieurs associations françaises, dont l’ECLJ (European Center for Law and Justice), viennent de saisir le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU afin de dénoncer une atteinte grave aux droits fondamentaux des parents.

Un programme imposé et évalué

Le caractère obligatoire d’EVARS est au cœur de la polémique. Les parents ne peuvent pas demander de dispense, y compris dans les établissements privés confessionnels. Le programme est intégré aux apprentissages scolaires et évalué, ce qui en fait un enseignement normatif, avec ses « bonnes » et « mauvaises » réponses.
Pour ses opposants, il ne s’agit pas d’une présentation neutre de données biologiques ou de prévention sanitaire, mais d’un contenu orienté idéologiquement, promouvant la sexualité précoce, le « questionnement de genre » et des stéréotypes hostiles au mariage ou à la maternité.

Une atteinte au rôle premier des parents

En ratifiant le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la France s’est engagée à respecter la liberté des parents de donner à leurs enfants une éducation conforme à leurs convictions morales et religieuses. L’article 13 du Pacte est explicite : les parents sont les premiers éducateurs et peuvent choisir pour leurs enfants une formation adaptée à leurs valeurs.

Or, pour les associations mobilisées, le programme EVARS viole directement cet engagement en se substituant à l’autorité parentale et en imposant une vision unique des relations affectives et sexuelles.

Un recours devant les instances internationales

Après l’échec d’un recours porté devant le Conseil d’État – qui a validé le programme –, l’ECLJ et plusieurs associations, dont Juristes pour l’Enfance, ont décidé d’internationaliser le dossier. Elles demandent au Comité de l’ONU de rappeler à la France ses obligations et de reconnaître la légitimité des parents à instruire leurs enfants en matière morale et sexuelle, conformément à leurs convictions.
Les signataires de la pétition de soutien dénoncent une volonté politique d’écarter les familles de leur rôle éducatif, rappelant que l’État restreint déjà l’instruction en famille, freine l’ouverture des écoles hors contrat et contraint les établissements privés sous contrat à s’aligner sur les choix idéologiques du public.

Une bataille symbolique et politique

Au-delà de la question éducative, l’affaire illustre un clivage profond : faut-il confier à l’école le soin de façonner les valeurs intimes des enfants, ou reconnaître la primauté des familles ?
Les opposants à EVARS estiment que l’État instrumentalise l’éducation pour imposer une vision progressiste de la société, en contradiction avec les convictions d’une large part des parents. En portant le dossier devant les Nations unies, ils espèrent contraindre la France à revoir sa copie et à restaurer la liberté éducative.

Pour signer la pétition, c’est ici

Crédit photo : DR
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

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4 réponses à “Éducation à la sexualité à l’école (EVARS) : des associations saisissent l’ONU pour défendre le droit des parents”

  1. Hadrien Lemur dit :

    C’est signé.

  2. guillemot dit :

    Pour rire jaune, il ne faut pas s’étonner que les enfants qui reçoivent une éducation sexuelle dans les établissements scolaires de la république fassent des travaux pratiques auprès de leurs camarades (en les violant par exemple )

  3. Pierre dit :

    En quoi peut-on imaginer que l’ONU ait un quelconque effet, au moins à court terme? En effet l’Ed-Nat ne fait qu’appliquer les programmes de l’OMS: https://pfl.lu/wp-content/uploads/2022/08/WA_standarts_ESA_OMS.pdf (référence https://www.bzga-whocc.de/fileadmin/user_upload/Dokumente/BZgA_Standards_French.pdf )

    Voici le guide qui permet de les mettre en œuvre:
    https://www.bzga-whocc.de/fileadmin/user_upload/Dokumente/BZgA_GuidanceImplementation_FR.pdf

    Ces programme ne sont que la suite logique de la haine de la vérité et de la vie qui domine ces institutions et qui étaient déjà décrites voilà 2700 ans par le prophète Jérémie: « Ils ont bâti des hauts lieux de Baal, pour consumer leurs enfants par le feu en holocauste à Baal. » (Jérémie, 19, 5)

    Ici les Woke sont la « nouvelle » divinité à laquelle l’Ed-Nat édifie des temples, que nous appelons encore « écoles » pour consumer nos enfants par le feu de la haine de soi.

  4. Dédou dit :

    Etonnés que le Conseil d’Etat, forteresse imprenable de la gauche, valide ce programme ? Comme dans les dictatures de gauche, l’ Etat se substitue aux parents, aux règles religieuses pour certains afin de formater les jeunes à l’idéologie étatique  » progressiste « .

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