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Selon le dernier Insee Flash Bretagne (n°113), 11 400 mariages ont été célébrés en Bretagne administrativr en 2023. C’est 500 de moins qu’en 2022, soit une baisse de 4,5 %, plus marquée que la moyenne nationale (-0,3 %). Mais malgré ce recul, la Bretagne demeure plus attachée au mariage que durant les années 2010, confirmant une légère reprise après les années de crise sanitaire.
Une institution qui résiste, mais à un rythme ralenti
En 2023, 70 % des couples bretons vivent mariés, un taux proche de la moyenne française.
La région enregistre 3,3 mariages pour 1 000 habitants, un niveau inférieur à celui de l’ensemble du pays mais supérieur à la décennie précédente. Les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine sont les départements où la baisse est la plus marquée (respectivement -8,6 % et -5,2 %), tandis que le Morbihan (-1,4 %) et le Finistère (-3,4 %) résistent mieux.
L’INSEE observe par ailleurs un retour à la saisonnalité traditionnelle : trois quarts des unions ont été célébrées entre mai et septembre, avec un pic en juillet. Le samedi reste le jour privilégié (81 % des mariages), suivi du vendredi (11 %).
Autre donnée révélatrice : 85 % des couples se marient dans leur propre commune, souvent au plus près de la famille. Une pratique qui confirme l’enracinement local de la cérémonie, loin du modèle urbain déterritorialisé.
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Les Bretons, champions du « Pacs avant mariage »
La Bretagne se distingue nettement du reste du pays : 31 % des couples mariés en 2023 étaient déjà pacsés, contre seulement 18 % en moyenne nationale.
C’est la région la plus “pacsée” de France, devant les Pays de la Loire (25 %).
Les couples déjà liés par un Pacs attendent en moyenne sept ans avant de franchir le pas du mariage.
La pratique est particulièrement répandue chez les couples français (34 %) et chez ceux ayant des enfants en commun (37 %). Les différences d’âge sont notables : un couple sur trois âgé de 30 à 59 ans est passé par le Pacs avant le mariage, contre un sur quatre chez les moins de 30 ans.
Cette tendance témoigne d’une mutation des codes conjugaux : les Bretons, tout en restant attachés à l’idée de l’union officielle, la préparent et la mûrissent davantage qu’autrefois.
L’âge moyen au mariage continue de grimper
Les Bretons se marient de plus en plus tard.
En 2023, l’âge moyen au mariage atteint 39,1 ans pour les femmes et 41,3 ans pour les hommes, contre respectivement 35,2 et 37,6 ans dix ans plus tôt. Ces chiffres dépassent la moyenne nationale (37,6 et 40 ans).
Les célibataires “historiques” – n’ayant jamais conclu de Pacs – se marient en moyenne à 36,5 ans pour les femmes et 38,4 ans pour les hommes. Les pacsés, eux, franchissent le pas autour de 37,5 et 39,3 ans, tandis que les divorcés se remarient plus tard, souvent une douzaine d’années après la rupture précédente.
Enfin, les couples de même sexe se marient en moyenne à 40 ans pour les femmes et 45 ans pour les hommes, confirmant un profil plus âgé.
Au-delà des chiffres, l’étude de l’INSEE montre que le mariage en Bretagne reste une valeur structurante, mais désormais abordée avec plus de prudence et de maturité. Les unions se font plus tard, souvent après plusieurs années de vie commune ou un passage par le Pacs, mais elles conservent une forte dimension symbolique et sociale.
L’ancrage local, la stabilité professionnelle et la présence d’enfants avant le mariage traduisent une évolution vers un modèle plus “préparé” que passionné, loin du romantisme spontané des générations précédentes.
Une Bretagne toujours enracinée
Enfin, 88 % des mariages bretons unissent deux conjoints français (contre 82 % au niveau national). Les unions entre personnes du même sexe représentent 3 % des mariages – une proportion stable depuis plusieurs années. Près d’un tiers des couples mariés avaient déjà des enfants, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne française (29 %).
En résumé, si la Bretagne n’échappe pas à la tendance nationale de recul du mariage, elle se distingue par sa fidélité aux valeurs familiales. D
Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.
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Une réponse à “Mariages en Bretagne administrative : la baisse se poursuit, mais la région reste plus « traditionnelle » que la moyenne nationale”
13318 avortements en B5 en 2024 : l’équivalent de la ville de Landivisiau !
Les chiffres bruts sont là : https://data.drees.solidarites-sante.gouv.fr/explore/dataset/3647_ivg/information/
C’est une catastrophe ! Plus d’un bébé sur 5 est avorté en Bretagne.