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538après, la lande de Saint-Aubin-du-Cormier accueille de nouveau ceux qui n’oublient pas. La commémoration annuelle de la bataille du 28 juillet 1488 aura lieu ce dimanche 26 juillet 2026 à 15 h, sur la pelouse du Mémorial aux Bretons, route de Sens-de-Bretagne, à la sortie de la commune.
Les associations Koun Breizh et MAB — Musée Archipel Breton — invitent à ce rassemblement mémoriel et fraternel, autour d’un même geste : relever ensemble l’étendard breton tombé là.
Ce qui s’est joué le 28 juillet 1488
Il faut se souvenir de ce qui séparait les deux armées, et ce n’était pas le nombre. L’ost breton aligne onze à douze mille hommes, l’armée royale environ dix mille. Mais celle-ci dispose de l’artillerie la plus puissante d’Europe, de quatre mille fantassins suisses, et d’un commandement unifié sous Louis II de la Trémoille. En face, une coalition disparate — compagnies bretonnes, fantassins gascons et béarnais débarqués à Quimper, Aragonais, lansquenets allemands laissés par Maximilien d’Autriche, quelques centaines d’archers anglais rescapés de l’embuscade de Dinan, des Castillans — commandée par des chefs qui s’étaient combattus l’année précédente.
La charge bretonne, lancée au cri de saint Samson, enfonce d’abord le flanc droit royal. Elle n’emporte pas la décision. La Trémoille attaque le centre, une faille s’ouvre, l’artillerie et la cavalerie italienne de Jacomo Galeotta s’y engouffrent tandis que l’arrière-garde bretonne reste immobile. Rieux fuit vers Dinan, Albret vers Rennes.
Ce qui suit n’est plus une bataille. Aucune demande de grâce contre rançon n’est acceptée, ni sur le champ de bataille ni pendant la poursuite. Entre cinq et huit mille combattants bretons meurent sur cette lande. Parmi eux François de Rohan, dix-huit ans, le sire de la Roche-Jagu, celui de Kermarquer, et des milliers d’autres dont les noms ne nous sont pas parvenus.
Le traité du Verger, signé trois semaines plus tard, verrouille le reste : le duc ne mariera plus ses filles sans l’accord du roi de France, Saint-Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin passent en garantie à la couronne. La guerre durera encore trois ans. Elle s’achèvera par le mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII en décembre 1491.
Une mémoire qui a déjà eu à se défendre
On dira que tout cela est lointain. Ceux qui le disent ignorent qu’en l’an 2000, un projet de centre d’enfouissement de déchets ménagers a été envisagé sur le site même de la bataille, à Mézières-sur-Couesnon. Il a fallu la mobilisation du mouvement breton pour le faire abandonner.
Voilà ce que devient un lieu de mémoire quand plus personne ne s’en soucie : un terrain disponible. C’est aussi pour cela que des gens viennent chaque année sur cette lande. La commémoration n’est pas seulement un hommage, c’est une occupation du terrain au sens propre.
L’an passé y a été inaugurée une œuvre du sculpteur Marc Simon représentant Renée de Bretagne, fille cadette d’Anne, héritière spoliée du duché par François Ier.
Déroulé de la journée
Rendez-vous possible dès 12 h au Parc de Sculptures Mémorial, situé à 300 mètres sur la droite en venant du Monument aux Bretons, pour un pique-nique. Chacun apporte son panier ; un feu sera allumé pour les amateurs de grillades.
Commémoration à 15 h sur la pelouse du Mémorial aux Bretons. En cas de pluie, repli sous la hutte MAB Koad Sav Pell, au terrain aux menhirs voisin.
Les organisateurs précisent que le rassemblement n’est pas une tribune politique partisane et n’acceptent que les bannières bretonnes historiques consensuelles : Kroaz Du, drapeaux ducal et de l’Amirauté, Gwenn-ha-Du, Anna Vreizh, drapeaux des pays bretons et interceltiques.
Toutes les infos pour s’y rendre ici
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier : la commémoration se tiendra dimanche 26 juillet 2026”
Ne jamais oublier ; ne jamais pardonner.
Rieux et d’Albret prennent la fuite mais ils étaient pourris jusqu’à l’os pensionnés du Roi de France.
Aucun traité imposé ne fut respecté, les accords furent systématiquement rognés, déformés, piétinés avec la bénédiction de l’Eglise de Satan alias Mithra qui avait les pieds sur terre lorsqu’il s’agissait de fric, jusqu’au bouquet final la Révolution qui supprime les « privilèges », on voit le résultat aujourd’hui.