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Le nouveau numéro d’Istor Breizh s’inscrit dans une ligne éditoriale claire : rappeler que la Bretagne ne se comprend pleinement qu’à la lumière de son histoire et de sa position géographique singulière. Péninsule ouverte sur l’Atlantique, elle s’est construite au fil des siècles au croisement des influences venues des îles Britanniques, de l’Europe du Nord et des façades ibériques. Ce fil conducteur irrigue l’ensemble du sommaire, particulièrement riche.
Un dossier central : le Front populaire en Bretagne, loin des clichés
Le cœur du numéro est consacré au Front populaire, avec une approche résolument ancrée dans les réalités bretonnes. Les contributions mettent en évidence la spécificité politique régionale.
L’historien Christian Bougeard rappelle ainsi qu’en 1936, contrairement à l’image souvent véhiculée, les partis de droite restent dominants en Bretagne. Cette singularité est approfondie à travers des études locales, notamment en Loire-Inférieure, mais aussi à travers l’analyse des mouvements agricoles, avec le rôle des « Chemises vertes » de Dorgères dans les années 1930.
Le dossier s’élargit ensuite à l’échelle européenne avec plusieurs articles consacrés à la guerre d’Espagne. L’exil espagnol en Bretagne, l’engagement de Bretons dans les brigades internationales ou encore les répercussions du conflit témoignent des liens entre la péninsule bretonne et les grands bouleversements du continent.
L’Écosse, miroir et partenaire historique
Autre temps fort de ce numéro : un dossier consacré à l’Écosse, qui prolonge la réflexion sur les liens entre nations celtes et espaces atlantiques.
Du mur d’Hadrien, frontière de la Bretagne romaine, aux marches frontalières écossaises, les articles replacent ces territoires dans une histoire longue faite de frontières mouvantes et de rapports de force. La revue propose également un entretien avec Angus Robertson, figure politique du gouvernement écossais, offrant un éclairage contemporain sur ces questions d’identité, de culture et d’autonomie.
Une histoire incarnée : objets, métiers et trajectoires
Au-delà des grands dossiers, Istor Breizh poursuit son travail de valorisation du patrimoine concret. Une étude numismatique sur les médailles miraculeuses bretonnes, un focus sur une pièce d’orfèvrerie lorientaise du XVIIIe siècle ou encore un article sur le développement des viviers à crustacés viennent rappeler que l’histoire se lit aussi dans les objets et les pratiques.
Le numéro s’intéresse également à des parcours singuliers, comme celui du commerçant breton Pierre Tréhiou, dont l’activité a marqué les îles Blasket dans l’entre-deux-guerres.
L’ouverture internationale se poursuit avec un article consacré à la naissance du royaume des Asturies, qui replace les racines celtiques et atlantiques dans une perspective européenne plus large. Une manière de souligner que la Bretagne n’est pas une périphérie, mais bien un territoire inscrit dans des dynamiques historiques profondes.
Le numéro se complète par plusieurs rubriques, dont une carte blanche, des brèves, ainsi qu’un point de vue consacré aux héroïnes de la IIIe République. À cela s’ajoute un portrait d’architecte, consacré à Emmanuel Le Ray, qui vient ancrer la réflexion dans une continuité entre passé et présent.
Avec ce nouveau numéro, Istor Breizh confirme sa volonté de proposer une histoire exigeante, documentée et enracinée. En croisant les échelles – locale, bretonne, européenne – la revue offre une lecture plus fine des réalités historiques, loin des simplifications habituelles.
Distribuée en librairie, elle s’adresse à un public désireux de comprendre la Bretagne dans toute sa profondeur.
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[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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