Breizh-Info s’arrêtera le 31 décembre s’il manque 60 000 euros
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Voici un nouvel extrait de La Légende de la mort en Basse-Bretagne, recueillie par Anatole Le Braz, pour accompagner jour après jour les lecteurs de Breizh-info.
Il y a quatre-vingt-dix-neuf auberges de la terre au paradis. Il faut faire une station dans chacune. Quand on n’a pas d’argent pour payer, on rebrousse chemin vers l’Enfer.
L’auberge de mi-route[228] s’appelle Bitêklê.
Le bon Dieu y vient faire sa tournée une fois par semaine, le samedi soir.
Il emmène avec lui en paradis les clients qui ne sont pas trop soûls.
Il ne manque pas d’ivrognes incorrigibles qui séjournent à Bitêklê plus que de raison.
De ce nombre sont, dit-on, Laur Kerrichard et Job Ann Toër (Joseph le couvreur), tous deux de Penvénan.
Depuis cinq ans qu’ils sont « partis », ils n’ont pas dépassé Bitêklê. C’étaient de leur vivant deux francs compagnons, les meilleurs enfants du monde, mais qui auraient bu la mer si elle avait été de cidre et non d’eau salée. Le bon Dieu ne demandait pas mieux que de leur entre-bailler la porte de son paradis. Malheureusement, à chaque fois qu’il fait l’appel, à Bitêklê, et qu’il arrive aux noms de Laur Kerrichard et de Job Ann Toër, c’est toujours la même histoire. Les deux lurons ont la langue tellement épaisse qu’ils sont incapables de répondre : Présents !
Le lendemain, ils regrettent l’occasion manquée. Pour se consoler, ils se remettent à boire. Cela dure depuis cinq ans et il n’y a pas de raison pour que cela finisse avant le jugement dernier.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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