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La publication, le 25 mars, du rapport de l’Anses sur la surexposition des Français au cadmium a relancé une question sensible : les produits bio permettent-ils réellement de réduire l’exposition à ce métal lourd cancérogène ? Le député écologiste Benoît Biteau l’affirme. Sur LCP, il a déclaré : « Il y a 48% de cadmium en moins dans l’alimentation bio. C’est la moitié ! ».
Ce chiffre existe bien, mais il demande à être sérieusement nuancé. Comme l’expliquent franceinfo, France Bleu et TF1, il provient d’une méta-analyse publiée en 2014 dans le British Journal of Nutrition, fondée sur 343 travaux comparant la présence de cadmium dans les cultures biologiques et conventionnelles. Cette synthèse conclut effectivement qu’en moyenne, « la concentration dans le bio est en moyenne inférieure de 48% à celle des produits issus de l’agriculture non bio ». Mais franceinfo précise aussi que, sur ces 343 études, « seule une infime partie (2%) s’intéresse à l’agriculture française ».
Affirmation scientifiquement fragile en France
C’est là que le débat se complique. Depuis 2014, franceinfo souligne que les études comparatives publiées à l’étranger aboutissent à des résultats « contrastés » et qu’« il n’y a pas, à ce jour, de consensus scientifique ».
L’Anses adopte donc une ligne de prudence. Dans son rapport, l’agence rappelle que les engrais phosphatés à l’origine de la contamination au cadmium sont autorisés en agriculture biologique, qui peut donc être « potentiellement tout aussi impactée ». TF1 ajoute qu’« en l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible de conclure quant à une différence entre les concentrations en cadmium des aliments bio et conventionnels ».
Controverse révélatrice d’un vrai retard français
Cette prudence n’empêche pas les critiques. Selon Le Monde, la Fédération nationale de l’agriculture biologique reproche à l’Anses des « erreurs factuelles » et estime que présenter le bio comme « potentiellement tout aussi impacté » occulte des données favorables à ce mode de production. Le quotidien souligne aussi que certaines études et données préliminaires sur le faible usage du phosphate naturel en bio n’auraient pas été prises en compte.
En réalité, il serait excessif d’affirmer aujourd’hui que le bio protège systématiquement du cadmium. Mais il serait tout aussi imprudent d’écarter les travaux qui suggèrent, au moins dans plusieurs cas, une contamination plus faible. Ce débat met surtout en lumière une carence française : alors que l’Anses confirme une surexposition préoccupante de la population, le pays ne dispose toujours pas d’études nationales suffisantes pour trancher clairement.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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3 réponses à “Cadmium : le bio est-il vraiment moins contaminé que le conventionnel ?”
Le 1er Mai, nos politiques ayant voté le Mercosur vont nous inonder de produits australiens pour combien d’heures d’avion ? Mais vous, bande de pollueurs, laissez votre auto au garage pour prendre les transports insécurisés et jamais efficaces car retardés ou supprimés !
La question, braves gens, n’est pas d’arrêter de foutre du cadmium dans la nature, (sous forme d’engrais phosphatés) la question est de savoir si manger bio sert à quelque chose ! l’humain est vraiment assez con (et c’est peu dire) pour empoisonner sa nourriture et ensuite se plaindre des effets délétères de ces pratiques ! Plus con tu meurs !
J’ai hâte de la réponse de Maurice Neveu 😅, ça fait longtemps que je n’ai pas ri…