Rarissime et spectaculaire. Un patient norvégien de 63 ans, atteint simultanément du VIH et d’un cancer du sang, se trouve aujourd’hui en rémission des deux maladies à la suite d’une greffe de moelle osseuse réalisée en 2020. Son cas, détaillé dans une étude publiée le 13 avril 2026 dans la revue Nature Microbiology, vient enrichir la très courte liste mondiale de patients ayant vu le virus du sida disparaître de leur organisme après une transplantation destinée à traiter une hémopathie maligne. Lui-même résume sa situation avec une formule éloquente : « C’était comme gagner deux fois à la loterie. »
Un double diagnostic, une seule issue thérapeutique
Infecté par le VIH depuis 2006, le « patient d’Oslo » — dont l’anonymat a été préservé — vivait depuis plus de dix ans avec une charge virale maîtrisée grâce aux traitements antirétroviraux classiques. En 2017 cependant, un nouveau diagnostic tombe : syndrome myélodysplastique, un cancer du sang particulièrement agressif. Sans greffe de cellules souches hématopoïétiques, le pronostic vital est quasi nul à court terme.
Ses médecins, au sein de l’équipe du Dr Anders Eivind Myhre, lancent alors une recherche méthodique d’un donneur compatible. L’idée initiale : trouver un donneur porteur de la fameuse mutation génétique CCR5-delta 32, connue pour conférer au système immunitaire une résistance naturelle au VIH. Faute d’identifier un tel profil dans les fichiers internationaux, l’équipe se résout à se tourner vers le frère aîné du patient, avec lequel les chances de compatibilité tissulaire sont statistiquement plus élevées.
Le coup de chance décisif
C’est le jour même de la greffe, en 2020, que survient la découverte qui change tout. Les analyses génétiques du frère donneur révèlent qu’il est lui-même porteur — à son insu — de la mutation CCR5 recherchée. Dans cette région du monde, seule une personne sur cent en est dotée. L’improbable coïncidence transforme alors la transplantation en une opportunité thérapeutique unique : non seulement la greffe pouvait traiter le cancer du sang, mais elle offrait aussi l’espoir d’éliminer le VIH.
Deux ans après l’intervention, le patient cesse progressivement son traitement antirétroviral. Les examens de contrôle confirment l’espoir des médecins : aucune trace détectable du virus, ni dans le sang, ni dans les intestins, ni dans la moelle épinière. Aujourd’hui âgé de 63 ans, l’homme est décrit par son médecin comme « en pleine forme » et « débordant d’énergie ».
Une dizaine de cas répertoriés dans le monde
Le « patient d’Oslo » rejoint ainsi une courte liste internationale — les patients dits de Berlin, Londres, Düsseldorf, New York, City of Hope et Genève — de malades considérés comme guéris ou en rémission durable du VIH à la suite d’une greffe médullaire destinée à traiter un cancer. Tous partagent la même particularité : un donneur porteur de la mutation protectrice CCR5, à l’exception notable du patient de Genève, dont le cas explore d’autres mécanismes.
Ces « doubles rémissions » représentent pour les chercheurs un laboratoire vivant précieux, permettant d’étudier la disparition progressive des cellules infectées et la reconstruction d’un système immunitaire capable de contenir, voire d’éradiquer, le virus.
Une piste de recherche, pas un traitement de masse
Les chercheurs et médecins impliqués appellent cependant à la plus grande prudence. La greffe de moelle osseuse demeure une intervention lourde et risquée, associée à une mortalité non négligeable et à de très lourds effets secondaires. Elle n’est envisageable — et justifiable éthiquement — que face à une hémopathie grave ne laissant aucune autre alternative thérapeutique.
En aucun cas, insistent les spécialistes, cette procédure ne saurait constituer une stratégie de prise en charge généralisée pour les quelque 39 millions de personnes vivant avec le VIH à travers le monde. Certains experts préfèrent d’ailleurs parler de « rémission durable » plutôt que de « guérison définitive », la question de la persistance éventuelle de réservoirs viraux indétectables restant sur la table.
Vers de nouvelles pistes thérapeutiques
L’intérêt majeur de ces cas exceptionnels réside ailleurs : ils nourrissent la recherche fondamentale sur les mécanismes cellulaires et génétiques de la protection contre le VIH. La mutation CCR5-delta 32 en particulier, mais aussi les pistes explorées sans cette mutation comme dans le cas genevois, ouvrent des perspectives concrètes pour le développement de thérapies géniques ou immunologiques à plus large échelle, qui pourraient un jour s’affranchir de la nécessité d’une greffe.
Pour le sexagénaire norvégien, l’heure est désormais à la reprise d’une vie la plus normale possible, sous surveillance médicale rapprochée. Après des années de traitement contre deux maladies dont chacune aurait pu l’emporter, sa formule — « gagner deux fois à la loterie » — résonne comme un rappel salutaire : la médecine de pointe peut encore, parfois, produire de petits miracles. À condition que la science, la chance et la fraternité — au sens premier du terme — s’y conjuguent au bon moment.
Photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
2 réponses à “Un sexagénaire norvégien guéri à la fois d’un cancer du sang et du VIH grâce à une greffe de moelle osseuse”
Le VIH ! Le VIH est « détecté » grâce à un test PCR et non pas face à des symptômes. Ici c’est le docteur Knock qui tient la barre ! L’inventeur du test PCR, Karry Mullis, prix Nobel pour cette découverte exceptionnelle, indiquait que « son test » était une « aide au diagnostic » mais ne pouvait constituer un diagnostic par lui même.
Donc, un test PCR recherchant le VIH possède une amorce synthétique « caractéristique » d’une très courte séquence du génome du VIH. Et c’est séquence que recherche le test. Et si la PCR retrouve cette séquence, est-ce que cela veut dire que la personne concernée est « malade »? Ce qu’il faut interroger, précisément, c’est bien la « validité » du génome depuis lequel est « synthétisée » l’amorce.
Mais de ceci, peu de personnes parleront. Parce que toute la supercherie tient à la validité de cette amorce ! CE génome du VIH est un simple « artefact expérimental » obtenu dans une période où la biologie cellulaire n’était pas au niveau de ce qu’elle est aujourd’hui grâce à la découverte de la biologie des vésicules extracellulaires, des exosomes et des corps apoptotiques.
Ce Norvégien n’était donc pas « atteint du VIH » mais portait bien dans son génome une courte séquence de nucléotides « identifiée » par hypothèse à un méchant virus. La dérive de la virologie est totale dans ce sujet, comme en général d’ailleurs.
Donc, Michel, vous dîtes bien que Breizh info dit n’importe quoi, c’est ça ? Rassurez-nous…