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L’association L214 a annoncé, jeudi 23 avril 2026, avoir déposé plainte contre un élevage porcin situé à Kergrist, près de Pontivy, dans le Morbihan. Le dépôt de plainte, effectué le 20 avril auprès du parquet de Lorient, vise des faits qualifiés de « sévices graves et mauvais traitements envers les animaux commis par un professionnel ». Le parquet a confirmé, dans la foulée, l’ouverture d’une enquête judiciaire confiée à la gendarmerie.
Une enquête menée fin février dans une « maternité collective »
Les faits reprochés reposent sur des images filmées fin février 2026 par l’association dans l’exploitation concernée, qualifiée de « maternité collective » et qui abriterait environ un millier de truies reproductrices. Selon L214, les séquences rendues publiques ce jeudi mettent en évidence plusieurs pratiques qu’elle juge constitutives d’infractions pénales.
Sont notamment mentionnées des castrations réalisées sans anesthésie — pratique interdite en France depuis 2022 —, ainsi que la mise à mort par « claquage au sol » de porcelets jugés trop faibles pour être conservés. L’association évoque également des caudectomies et le meulage systématique des dents, des cadavres d’animaux laissés en décomposition au milieu des vivants, et des truies gravement blessées laissées sans soins dans des enclos recouverts de lisier. Des manquements aux règles d’équarrissage sont également pointés.
« Ce que révèlent les images constitue une infraction pénale caractérisée, passible de poursuites pour sévices graves », écrit l’association dans son communiqué, qui réclame par ailleurs « l’intervention immédiate des services vétérinaires du Morbihan ».
Une inspection préfectorale et une mise en demeure
La préfecture du Morbihan, sollicitée par voie de communiqué, indique que l’exploitation a fait l’objet d’une inspection par les services de l’État le 17 avril 2026, soit trois jours avant le dépôt de plainte de L214. Ce contrôle, mené en concertation avec le parquet de Lorient selon la procureure Laëtitia Mirande, a donné lieu à la constatation d’irrégularités et à la délivrance d’une mise en demeure adressée à l’exploitant, « au titre du respect des normes applicables en matière de protection animale ».
La préfecture précise que, jusqu’ici, « aucun signal particulier n’avait attiré l’attention » sur cette exploitation, et qu’« aucun élément observé lors de ce contrôle ne motive à ce jour la fermeture immédiate » de l’établissement. Les services préfectoraux indiquent toutefois qu’ils suivront « attentivement » la remise en conformité, « sans préjudice d’autres suites qui pourraient être prises en cas d’anomalies persistantes ». Les exploitants, sollicités par plusieurs médias dont Le Télégramme et l’AFP, n’ont pas souhaité s’exprimer.
Eureden dans le viseur de l’association
Au-delà de l’élevage lui-même, L214 met également en cause la coopérative bretonne Eureden, connue pour ses marques d’Aucy et Paysan Breton, qui selon l’association « conseille cet élevage et commercialise sa production ». L’association reproche à la coopérative un décalage entre son affichage public en faveur du bien-être animal et les images captées dans l’exploitation. Eureden, interrogée par l’AFP, n’a pas souhaité faire de commentaire.
Avec 485 éleveurs adhérents et plus de 1,3 million de cochons commercialisés chaque année, Eureden occupe une place importante dans la filière porcine bretonne. L214 demande à la coopérative de s’engager sur le Pig Minimum Standards, un référentiel comprenant neuf critères relatifs aux conditions d’élevage et d’abattage des cochons, soutenu par plusieurs associations de défense des animaux en France et en Europe. Ce référentiel prévoit notamment l’abandon des cages individuelles pour les truies et la fin des mutilations, dont la castration.
Un référentiel jugé inapplicable par la filière
Du côté des professionnels, la réponse est connue. Dès mars 2025, Inaporc, l’interprofession représentant la filière porcine française, avait publiquement jugé ce référentiel « totalement impossible à appliquer pour les éleveurs et les transformateurs ». Selon l’organisation, son adoption « imposerait de détruire et reconstruire l’ensemble des élevages français de porc », pour un surcoût évalué à plus de 7,7 milliards d’euros.
Cette tension structurelle entre les standards revendiqués par les associations animalistes et la réalité économique de la filière constitue l’arrière-plan récurrent des affaires de ce type, particulièrement sensibles en Bretagne, première région productrice de porc en France. Les investigations confiées à la gendarmerie par le parquet de Lorient devront désormais établir la matérialité des faits dénoncés et, le cas échéant, les suites pénales qu’ils pourraient entraîner pour l’exploitant.
Photo d’illustration : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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3 réponses à “Élevage porcin de Kergrist : L214 dépose plainte, le parquet de Lorient ouvre une enquête”
Des images terribles. Comment l’humain peut-il être si barbare ?
Tout ce sale petit monde en prison pour longtemps. C’est inacceptable.
je n’ai pas eu le courage de regarder, il faut soutenir L214, c’est très important pour que ces abominations cessent, et chez nous,en france (enfin ce qu’il en reste) 2 élevages industriels de poulets et vaches) vont s’ouvrir, j’ai posté à ce sujet la raison de l’abattage de nos bovins, elle est là ! et qui est à l’origine de cette horreur ???? qui générent 3 salariés
pour les poulet et 5 pour les vaches……on retrouve, tiens donc, FNSEA et AVRIL !!!!!
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/hugo-clement-en-toute-subjectivite/hugo-clement-en-toute-subjectivite-du-mercredi-13-mars-2024-4138880
https://www.tiktok.com/@diminikmimi/video/7630881569196166403?_r=1&_t=ZN-95hmjb6dC0U
L214 lutte contre la cruauté envers les animaux y compris les animaux de boucherie, comme notre regrettée Brigitte Bardot …ils doivent être soutenus…..