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La ville de Tokyo encourage ses employés à venir travailler en short afin de réduire le recours à la climatisation. Dans la capitale japonaise, réputée pour la rigidité de son code vestimentaire professionnel, cet assouplissement s’inscrit dans un contexte de hausse des coûts de l’énergie et de températures estivales de plus en plus élevées.
Selon Le Figaro, cette évolution s’inscrit dans une version renforcée de l’initiative « Cool Biz », lancée en 2005 par le ministère japonais de l’Environnement pour encourager des tenues plus légères en été. Cette année, la municipalité de Tokyo autorise le port du short dès le mois d’avril, parmi d’autres vêtements jugés plus adaptés à la chaleur.
Une mesure liée à l’énergie et aux fortes chaleurs
La crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient aurait pesé dans cette décision. Un responsable de la municipalité de Tokyo a expliqué à l’AFP que cette menace énergétique constituait « l’un des facteurs » ayant poussé la capitale nippone à autoriser ses employés à porter des shorts dès ce mois-ci.
Le gouverneur de Tokyo, Yuriko Koike, a précisé la philosophie de cette mesure. Elle a déclaré : « Cet été, nous encourageons des tenues plus cool qui privilégient le confort, notamment les polos, les T-shirts et les baskets, et selon les responsabilités professionnelles les shorts ». Le titre de presse indique également que l’élargissement du dispositif prévoit un recours accru au télétravail ainsi qu’un début de journée de travail plus matinal.
The Tokyo metropolitan government is encouraging workplaces to allow their employees to come to work in T-shirts and shorts in an effort to beat the heat and help prevent heatstroke. https://t.co/mb7HBgyU6d
— The Japan News (@The_Japan_News) April 23, 2026
Le Japon confronté à des étés de plus en plus extrêmes
Cet assouplissement intervient alors que le Japon vient de connaître son été le plus chaud depuis le début des relevés en 1898, selon l’Agence météorologique japonaise. Les températures supérieures à 40 °C sont devenues si fréquentes que l’agence a dévoilé un nouveau terme officiel pour désigner ces épisodes de chaleur extrême : des journées « cruellement chaudes », ou « kokusho ».
La mesure annoncée à Tokyo illustre donc une adaptation concrète à la fois aux tensions énergétiques et à des étés devenus beaucoup plus éprouvants.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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