Une étude française d’ampleur, publiée le 20 mai dans l’European Heart Journal, suggère que la consommation de conservateurs alimentaires couramment utilisés dans les produits industriels pourrait être associée à un risque accru d’hypertension artérielle, voire de maladies cardiovasculaires. Des travaux qui relancent le débat sur l’encadrement de ces additifs omniprésents dans nos assiettes.
Plus de 112 000 volontaires suivis pendant près de huit ans
L’étude a été menée par des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’université Sorbonne Paris Nord et de l’université Paris Cité. Elle s’appuie sur un échantillon considérable : 112 395 volontaires à travers la France.
Le protocole était exigeant. Tous les six mois, les participants devaient déclarer l’ensemble de ce qu’ils avaient mangé et bu sur une période de trois jours, permettant aux chercheurs d’analyser dans le détail la composition des aliments et boissons, conservateurs compris. Leur état de santé a ensuite été suivi pendant sept à huit ans en moyenne, afin de repérer l’apparition d’une hypertension ou d’une pathologie cardiovasculaire.
Premier constat révélateur de l’omniprésence de ces substances : durant les deux premières années de l’étude, 99,5 % des volontaires avaient consommé au moins un conservateur.
Huit additifs pointés du doigt
Sur les dix-sept conservateurs les plus couramment consommés, huit sont apparus associés à l’hypertension artérielle : le sorbate de potassium, le nitrite de sodium, l’acide ascorbique, l’acide citrique, l’extrait de romarin, le métabisulfite de potassium, l’ascorbate de sodium et l’érythorbate de sodium. L’acide ascorbique a quant à lui été spécifiquement relié aux maladies cardiovasculaires, catégorie qui regroupe l’infarctus, l’accident vasculaire cérébral et l’angine de poitrine.
La logique du « plus on en consomme, plus le risque grimpe » se dégage nettement. Les volontaires consommant les plus grandes quantités de conservateurs dits « non antioxydants » présentaient un risque d’hypertension supérieur de 29 % à celui des plus faibles consommateurs, et un risque de maladie cardiovasculaire accru de 16 %. Pour les conservateurs antioxydants, le surcroît de risque d’hypertension atteignait 22 %.
Des associations, pas encore une preuve de causalité
Les auteurs appellent toutefois à la prudence dans l’interprétation. L’étude est de nature observationnelle : elle met en évidence des associations statistiques, mais n’établit pas de lien de cause à effet entre la consommation de ces additifs et l’élévation de la tension. Ils réclament donc des recherches expérimentales complémentaires pour comprendre les mécanismes éventuellement en jeu.
Reste que la portée du travail est inédite. Selon Anaïs Hasenböhler, l’une des chercheuses ayant piloté l’étude, il s’agit, à leur connaissance, de la première recherche de cette ampleur à explorer les liens entre un large éventail de conservateurs et la santé cardiovasculaire.
La conclusion des chercheurs se veut sans détour : si ces données venaient à être confirmées, elles justifieraient une réévaluation de la réglementation encadrant l’usage de ces additifs, dans l’intérêt de la protection des consommateurs. Un signal de plus, à l’heure où l’alimentation ultra-transformée s’impose comme un enjeu majeur de santé publique.
Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle. Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
3 réponses à “Conservateurs alimentaires : une vaste étude française établit un lien avec l’hypertension et les maladies cardiovasculaires”
Tu ne meurs pas dans l’heure qui suit ton repas, c’est qu’il ne recelait aucun produit toxique ! Larcher fonctionne de cette manière et on peut admirer le résultat !
Sublime la réflexion de Brounahans an Alsaco atav araok…!!! oui lorsque nous voyons la bonne bouille réjouie de Larcher nous avons peur pour lui et comme il est de Flers nous faisons célébrer des messes pour ce seigneur car un de mes ancêtres au XIX fut ramené chez lui par son fidèle cheval.. Un coup de sang hag echu eo gant ar vuhez.
Ne me dites pas que vous ne regardez jamais la composition de vos produits alimentaires !! Allons… Et là vous tombez de l’armoire ? Il ne faut pas s’étonner alors ! Le pouvoir (ou votre santé) est dans votre caddie, ne l’oubliez pas !