Une étude publiée dans la revue JAMA Network Open apporte un éclairage nouveau sur une question longtemps restée incertaine : la vitamine D peut-elle réduire le risque de développer un diabète de type 2 ? La réponse, semble-t-il, dépend pour partie de la génétique de chacun.
Une vaste étude américaine au point de départ
Ces travaux s’appuient sur l’essai D2d, mené aux États-Unis sur plus de deux mille adultes en situation de prédiabète, c’est-à-dire présentant une glycémie supérieure à la normale sans atteindre le seuil du diabète. Les participants ont reçu, de façon aléatoire, soit 4 000 unités de vitamine D par jour, soit un placebo, pendant une durée allant jusqu’à trois ans et demi. À titre de comparaison, l’apport journalier recommandé pour un adulte moyen se situe entre 600 et 800 unités.
Dans un premier temps, l’essai n’avait mis en évidence aucun effet significatif de la supplémentation à l’échelle de l’ensemble des participants. C’est l’analyse de l’ADN des volontaires qui a fait émerger une réalité plus nuancée.
Un variant génétique qui change tout
Les chercheurs ont examiné un gène appelé ApaI, lié au récepteur de la vitamine D. Les personnes porteuses de certaines variations de ce gène, désignées AC ou CC, ont répondu fortement à la supplémentation : sur la durée de l’étude, leur risque de développer un diabète a été réduit de 19 %. À l’inverse, les quelque 30 % de participants porteurs de la variation AA n’ont tiré aucun bénéfice du traitement.
L’explication tient au fonctionnement de la vitamine D dans l’organisme. Une fois transformée en sa forme active, elle se fixe sur des récepteurs présents dans de nombreuses cellules. Dans les cellules du pancréas, elle facilite la libération d’insuline, l’hormone qui régule la glycémie. Les porteurs des variations AC et CC se révèlent plus réceptifs à cette action, et bénéficient donc davantage de la supplémentation.
Vers une prévention personnalisée
L’enjeu est de taille. Le prédiabète concerne plus de deux adultes américains sur cinq et progresse souvent de manière silencieuse. Pour la chercheuse Bess Dawson-Hughes, qui a dirigé l’étude, retarder le moment où une personne bascule dans le diabète permettrait de réduire ou d’atténuer certaines des complications graves de la maladie, qui se développent lentement au fil des années.
L’un des intérêts majeurs de cette piste réside dans son accessibilité. Anastassios Pittas, professeur à la faculté de médecine de l’université Tufts et auteur principal, souligne que la vitamine D est peu coûteuse, largement disponible et facile à prendre. Les chercheurs envisagent qu’un simple test génétique, abordable, puisse à l’avenir identifier les personnes les plus susceptibles d’en tirer profit, ouvrant la voie à une approche ciblée plutôt qu’à des recommandations uniformes.
La prudence reste de mise
Les auteurs insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre les recherches avant de déterminer précisément qui pourrait bénéficier de doses élevées. La première étape pour un patient consiste à faire tester son taux de vitamine D ; en cas de carence, une supplémentation peut être envisagée, accompagnée d’un examen de l’alimentation et de l’exposition au soleil.
Pour la santé générale, elle recommande 600 à 800 unités quotidiennes, des doses plus élevées pouvant se justifier en cas de carence avérée ou dans le cadre d’essais de prévention ciblés. La spécialiste met en garde : si l’on ne peut pas faire de surdosage par l’exposition solaire, la prise de compléments à haute dose peut en revanche entraîner une toxicité, et doit donc être encadrée, idéalement sous suivi médical. Un excès de vitamine D a notamment été associé à un risque accru de chutes et de fractures chez les personnes âgées.
Le soleil demeure l’une des sources naturelles les plus efficaces, à condition de se protéger des expositions prolongées qui augmentent le risque de cancer de la peau. Parmi les sources alimentaires figurent les poissons gras comme le saumon, le thon, le maquereau, les sardines et la truite, mais aussi le foie de bœuf, les champignons, le jaune d’œuf et l’huile de foie de morue.
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4 réponses à “Vitamine D et diabète : un gène pourrait déterminer qui profite vraiment d’une supplémentation à haute dose”
De Quelle vit D parle-t-on?
Il faut de la vitamine D3 et encore pour qu’elle soit efficace il faut aussi de la K2 MK7
Avec la vitamin D2 par exemple le calcium ne va pas où il faut en particulier sur les OS
Un sondage parmi les animaux sauvages s’impose; comment faites-vous, nobles frères inférieurs, pour ne souffrir ni de diabète ni de manque de vitamine D (ou autres) ?
Mr Guillouche, vous avez raison aves la vitamine D3 il faut se supplémenter en K2MK7 pour protéger les reins, cependant ne pas oublier ce qui est essentiel, se supplémenter aussi en Magnésium, sans lequel la vitamine D3 ne sera d’aucune utilité pour votre métabolisme, le magnésium fixe la vitamine D dans le corps pour qu’elle soit assimilée. Cordialement !
Ici La Fontaine ou si vous préférez Esope…moi le choucas des tours je ne me nourris que de graines de
mais mais sans la prime européenne à l’hectare (ah les pauvres agriculteurs!), moi le renard alimentation variée fromages de corbeau et poulettes de grains dans les poulaillers bio familiaux, le loup affectionne la bonne viande comme…mais n’est pas un habitué du bar du Sénat…qui adore la côte de boeuf divinement persillée!