Le Groupe C est sans doute le plus électrique du Mondial 2026. Le Brésil, candidat éternel au titre, arrive aux États-Unis en pleine crise de confiance. Le Maroc, demi-finaliste historique de 2022, entend confirmer son nouveau statut mondial. L’Écosse rêve d’écrire enfin son premier exploit. Et Haïti, meurtrie mais debout, retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis 1974. Notre pronostic : une énorme surprise au classement final.
Les quatre équipes
Brésil 🇧🇷 Cinq étoiles sur le maillot, mais une sélection qui doute. Depuis la sortie en quarts de finale au Qatar en 2022 face à la Croatie, la Seleção a enchaîné les déconvenues : élimination en quarts de Copa America 2024, cinquième place seulement des qualifications sud-américaines, trois sélectionneurs en quatre ans. Carlo Ancelotti, premier coach étranger de l’histoire du Brésil, hérite d’un chantier difficile et d’une équipe qui souffre d’un manque criant d’individualités capables de sortir quelque chose d’exceptionnel.
La grande nouvelle de la liste est le retour de Neymar, 34 ans, de retour à Santos après ses années dorées au PSG. Diminué physiquement, incertain dans le onze de départ, il représente néanmoins l’un des rares joueurs capables d’un geste venu d’ailleurs dans un groupe qui en manque cruellement. Vinicius Junior reste le visage de la nouvelle génération — explosif, imprévisible — épaulé par Raphinha, Bruno Guimarães et Alisson dans les buts. Absent du groupe : Rodrygo et Estêvão, blessés. Le talent est là, mais l’alchimie collective reste à trouver.
Notre pronostic : 3e du groupe — qualifié comme meilleur troisième
Maroc 🇲🇦 Les Lions de l’Atlas ne sont plus des outsiders depuis longtemps. Demi-finalistes historiques en 2022 — une première pour une nation africaine —, 7e au classement FIFA, qualifiés après huit victoires en huit matchs africains en ne concédant que deux buts : le Maroc est une machine. Le nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi a pris la suite de Walid Regragui après la CAN 2025, et après une polémique dont les Lions voudront se défaire sur le terrain.
Achraf Hakimi (PSG), capitaine et meilleur joueur du monde à son poste, fraîchement sacré champion d’Europe en Ligue des champions, arrive dans une forme étincelante. Autour de lui, Noussair Mazraoui, Brahim Diaz, Neil El Aynaoui, Ismael Saibari, Abde Ezzalzouli et le jeune Ayyoub Bouaddi forment un collectif dense, rapide et cohérent. L’entrée en lice contre le Brésil, au MetLife Stadium de New York, est déjà l’affiche du tournoi. Une victoire là enverrait un message à toute la planète football.
Notre pronostic : 1er du groupe
Écosse 🏴 La Tartan Army est de retour au Mondial pour la première fois depuis 1998 — et jamais encore elle n’a franchi le premier tour de la compétition, en huit participations. Cette génération est peut-être la meilleure de l’histoire récente du football écossais, et Steve Clarke a construit autour d’elle un collectif discipliné, physique, difficile à manœuvrer.
Le patron du jeu est Scott McTominay (Naples), élu meilleur joueur de Serie A en 2025, redoutable dans les duels et sur coups de pied arrêtés. Andy Robertson (Liverpool) reste le leader naturel du vestiaire. John McGinn et Lewis Ferguson complètent une ossature robuste. Les Écossais ont terminé en tête de leur groupe de qualification devant le Danemark. Leur limite connue : l’absence d’un vrai finisseur de classe mondiale. Mais avec le nouveau format, une deuxième place suffit — et même une bonne troisième place pourrait les qualifier.
Notre pronostic : 2e du groupe
Haïti 🇭🇹 La qualification elle-même est déjà une victoire. Haïti retrouve la Coupe du monde cinquante-deux ans après sa seule participation, en 1974 en Allemagne de l’Ouest — où Emmanuel Sanon avait mis fin à une série de 1 143 minutes sans encaisser du gardien Dino Zoff. Un souvenir mythique pour un pays ravagé depuis par les catastrophes naturelles, la pauvreté, la violence des gangs et l’instabilité politique permanente.
Sur le terrain, les Grenadiers s’appuient sur un jeu direct et des transitions rapides. Duckens Nazon, meilleur buteur de l’histoire nationale, est l’homme à suivre. Jean-Ricner Bellegarde, Wilson Isidor, Carlens Arcus complètent un groupe qui possède de la vitesse et de la technique, mais souffre défensivement face aux équipes de haut niveau. L’objectif réaliste est de rester compétitif et de ne pas repartir bredouille.
Notre pronostic : 4e du groupe
Le calendrier (horaires français)
— 14 juin, 00h00 : Brésil – Maroc | MetLife Stadium, New York/New Jersey — 14 juin, 03h00 : Haïti – Écosse | Gillette Stadium, Boston — 20 juin, 00h00 : Écosse – Maroc | Gillette Stadium, Boston — 20 juin, 03h00 : Brésil – Haïti | Lincoln Financial Field, Philadelphie — 25 juin, 00h00 : Maroc – Haïti | Mercedes-Benz Stadium, Atlanta — 25 juin, 00h00 : Écosse – Brésil | Hard Rock Stadium, Miami
Notre verdict — et la grosse surprise annoncée
Le duel d’ouverture Brésil – Maroc dans la nuit du 13 au 14 juin au MetLife Stadium sera l’un des chocs de la phase de groupes. Si le Maroc s’impose ce soir-là, la dynamique du groupe pourrait basculer entièrement.
Notre pronostic est clair et assumé : le Maroc termine premier, l’Écosse deuxième, et le Brésil troisième — mais se qualifie quand même pour les seizièmes de finale en tant que meilleur troisième. Ce serait une immense claque pour la Seleção, mais les signaux envoyés depuis deux ans pointent dans cette direction. Une équipe en reconstruction, sans vrai leader collectif, face à un Maroc qui n’a jamais été aussi fort ni aussi affamé.
Le match à ne pas rater : Écosse – Brésil le 25 juin à Miami. Si les Écossais ont déjà sécurisé leur qualification, ils pourraient humilier la légende. Et l’Écosse attend ce moment depuis 1998.
Source : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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