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Le Groupe F est l’un des plus équilibrés et des plus piégeux du tournoi. Les Pays-Bas, trois fois finalistes sans jamais avoir été champions, arrivent avec le statut de favoris — mais notre pronostic place le Japon en tête, une sélection qui a déjà démontré sa capacité à renverser la hiérarchie mondiale. Derrière, la Suède de Gyökeres et Isak, et la Tunisie qui rêve de franchir enfin le premier tour.
Les quatre équipes
Pays-Bas 🇳🇱 Finalistes en 1974, 1978 et 2010, les Oranje restent l’une des plus grandes nations du football mondial à n’avoir jamais soulevé le trophée. Ronald Koeman s’appuie sur un groupe expérimenté, emmené par le capitaine Virgil van Dijk — défenseur de référence mondiale malgré ses 34 ans, dont le leadership reste la colonne vertébrale de toute la sélection. Autour de lui, Denzel Dumfries, Nathan Aké, Jurriën Timber et Micky van de Ven constituent une défense solide. Le milieu est fourni : Frenkie de Jong, Tijjani Reijnders, Ryan Gravenberch, Teun Koopmeiners. Offensivement, Cody Gakpo, Memphis Depay, Donyell Malen et Noa Lang ont la responsabilité de faire la différence. L’absence notable est celle de Xavi Simons.
Les Oranje ont dominé leurs qualifications — six victoires en huit matchs, invaincus depuis octobre 2024. Mais leur Groupe F est plus piégeux qu’il n’y paraît, et la première journée contre le Japon pourrait immédiatement redistribuer les cartes.
Notre pronostic : 2e du groupe
Japon 🇯🇵 La sélection la plus régulière d’Asie depuis vingt ans arrive en Amérique du Nord avec une légitimité construite sur le terrain. Huitième de finaliste lors de quatre des cinq dernières Coupes du monde, présent en phases finales depuis 1998 sans interruption — et en 2022, une performance qui avait stupéfié la planète : première place d’un groupe composé de l’Espagne et de l’Allemagne. Plus récemment, victoire en amical contre l’Angleterre et contre le Brésil.
Hajime Moriyasu doit composer sans Kaoru Mitoma ni Takumi Minamino, deux absences de poids. Mais le groupe reste très compétitif : Takefusa Kubo en créateur, Wataru Endo au milieu, Daichi Kamada, Ritsu Doan, Junya Ito sur les côtés, et Ayase Ueda — 25 buts en Eredivisie avec Feyenoord — comme buteur de référence. En défense, Hiroki Ito, Ko Itakura et Takehiro Tomiyasu apportent leur expérience européenne. Cette génération est probablement la plus complète de l’histoire du football japonais.
Notre pronostic : 1er du groupe
Suède 🇸🇪 De retour au Mondial après avoir manqué l’édition 2022, la Suède de Graham Potter arrive avec l’une des paires offensives les plus séduisantes du groupe : Viktor Gyökeres, champion d’Angleterre avec Arsenal et finaliste de la Ligue des champions, et Alexander Isak. Anthony Elanga apporte sa vitesse sur les ailes, Lucas Bergvall incarne l’avenir du football suédois. En défense, Victor Lindelöf, Isak Hien et Emil Holm apportent de l’expérience.
Le problème : la Suède a arraché sa qualification de justesse, via les barrages, avec seulement deux points en phase de groupes des qualifications européennes. Elle a battu l’Ukraine puis la Pologne pour arracher son billet — des victoires au courage, qui disent aussi les limites d’une équipe qui peut être dominante par séquences mais reste irrégulière. Dans notre scénario, elle termine troisième — bien placée mais insuffisante pour figurer parmi les meilleurs troisièmes.
Notre pronostic : 3e du groupe — non qualifiée
Tunisie 🇹🇳 Les Aigles de Carthage disputent leur septième Coupe du monde avec toujours la même ambition inassouvie : franchir enfin le premier tour, une barrière jamais franchie en six participations précédentes. La qualification a été exemplaire — leader invaincu de sa poule africaine devant la Namibie et le Liberia, sans encaisser le moindre but. Une solidité défensive remarquable.
Le groupe s’appuie sur des cadres expérimentés — Ali Abdi, Ellyes Skhiri, Mootassar Talbi — et sur une nouvelle génération portée par Hannibal Mejbri, 23 ans, formé à Manchester United, milieu offensif créatif devenu le meneur de jeu de la sélection. Ismael Gharbi et le jeune Khalil Ayari représentent l’avenir. La Tunisie a battu la France en 2022 — elle n’est jamais sans ressources. Mais dans ce groupe, la marche paraît trop haute.
Notre pronostic : 4e du groupe
Le calendrier (horaires français)
— 14 juin, 22h00 : Pays-Bas – Japon | AT&T Stadium, Arlington (Texas) — 15 juin, 04h00 : Suède – Tunisie | Estadio BBVA, Monterrey (Mexique) — 20 juin, 19h00 : Pays-Bas – Suède | NRG Stadium, Houston — 21 juin, 06h00 : Tunisie – Japon | Estadio BBVA, Monterrey (Mexique) — 26 juin, 01h00 : Japon – Suède | AT&T Stadium, Arlington (Texas) — 26 juin, 01h00 : Tunisie – Pays-Bas | Arrowhead Stadium, Kansas City
Notre verdict
Le choc d’ouverture Pays-Bas – Japon le 14 juin à Arlington sera déterminant. Une victoire japonaise et la dynamique du groupe bascule immédiatement. Le Japon a l’expérience, la cohésion et le talent offensif pour créer une nouvelle surprise — comme il l’a fait en 2022 contre l’Espagne et l’Allemagne.
Les Pays-Bas devraient néanmoins se qualifier en deuxième position, portés par la profondeur de leur effectif. La Suède, talentueuse mais fragile dans la régularité, raterait de peu le coche. La Tunisie, solide mais limitée offensivement face à ce niveau, sortirait une nouvelle fois au premier tour — malgré les espoirs légitimes portés par Hannibal Mejbri.
Le match à ne pas rater : Pays-Bas – Japon le 14 juin. Deux visions du football, deux philosophies — et peut-être déjà la clé du groupe.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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