Ukraine : Azov révèle comment ses drones boostés à l’IA détruisent la logistique russe à 250 kilomètres du front

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L’entretien est rare. Un officier du département des systèmes sans pilote du Premier Corps Azov de la Garde nationale ukrainienne a accordé une interview exclusive au média militaire américain The War Zone, offrant un aperçu sans précédent d’une campagne qui est en train de modifier en profondeur l’équilibre logistique du conflit en Ukraine orientale.

La logique de la campagne à moyenne portée

Le principe est d’une clarté stratégique implacable. Plus on s’éloigne de la ligne de contact, plus la concentration de fret ennemi augmente — et plus la superficie à défendre par les Russes devient impossible à saturer. À 50 kilomètres du front, les Russes peuvent concentrer leurs défenses. À 300 kilomètres, la tâche devient mathématiquement intenable. C’est précisément dans cet espace que le Corps Azov a décidé de frapper.

« Le sens de cette campagne est de toucher les concentrations de cargo ennemies là où elles sont les plus denses et où leur protection est la plus faible », explique l’officier. La cible n’est pas le fantassin avec son sac à dos près du front, mais les camions lourds, les wagons de chemin de fer, et surtout les camions-citernes de carburant qui alimentent l’ensemble du dispositif russe.

Des drones tactiques transformés en armes opérationnelles

Ce qui rend cette campagne remarquable, c’est qu’elle repose non pas sur des systèmes d’armes coûteux et rares, mais sur des drones à voilure fixe de type kamikaze — les Hornet américains et les Darts — modifiés directement par les unités elles-mêmes. L’ajout de terminaux Starlink et des modifications sur les systèmes de propulsion ont permis de porter la portée maximale de ces engins, conçus initialement pour des missions à 50 kilomètres, jusqu’à 250 kilomètres. « Nous n’augmentons pas le coût de nos équipements. Nous introduisons simplement des modifications techniques », précise l’officier.

Ces modifications ont été développées par Azov en interne. Les premiers tests ont débuté en début d’hiver, et le déploiement opérationnel a commencé en janvier ou février 2026. La doctrine tactique a également été repensée de fond en comble, les anciennes procédures ayant été conçues pour des systèmes beaucoup plus onéreux.

L’intelligence artificielle comme multiplicateur de force

L’IA intervient à deux niveaux. D’abord en guidage terminal — ce que l’officier appelle le « last-mile system » — pour assurer la précision finale de l’impact. Ensuite en identification autonome des cibles lorsque le drone opère en mode automatique : il peut reconnaître le type de véhicule et décider d’engager sans intervention humaine. Cela permet de lancer plusieurs drones simultanément sur des zones étendues.

Toutefois, la politique d’Azov est de maintenir un opérateur humain dans la boucle de décision finale. « Techniquement, les hommes peuvent être exclus du processus, mais notre politique est que la décision finale appartient à l’opérateur », précise l’officier.

Un exemple illustratif a été capturé en vidéo : un premier drone surveille et identifie la cible pendant qu’un second frappe.

Des effets concrets sur la logistique russe

Les résultats sont tangibles. Des pénuries de carburant ont été signalées non seulement en Crimée mais dans l’ensemble des territoires sous contrôle russe. « Le carburant, c’est le sang de la guerre », résume l’officier. Détruire un véhicule léger près du front ne représente que quarante litres de carburant. Détruire un camion-citerne en profondeur, c’est plusieurs tonnes.

Face à cette menace, les Russes ont multiplié les contre-mesures désespérées : filets anti-drones déployés loin à l’arrière, hommes armés de fusils à pompe postés tous les cinquante mètres le long des routes critiques, et même des camions repeints en motifs zébrés ou feuillages censés tromper les algorithmes de reconnaissance d’image. L’officier estime que la guerre électronique ne représente qu’environ 10 % des efforts russes de neutralisation — le reste relevant de moyens physiques. Et pour l’heure, aucune de ces contre-mesures ne s’avère efficace.

L’officier formule une recommandation directe aux États-Unis, dont il salue la fourniture des drones Hornet tout en pointant une lacune structurelle : « Si vous achetez des Hornet pour vos unités, vous aurez de bons drones tactiques. Mais si vous voulez en extraire tous les bénéfices, vous devrez modifier la structure de vos unités pour y intégrer des laboratoires de reconfiguration. »

Plus largement, sa conclusion sur l’issue du conflit tranche avec les analyses conventionnelles fondées sur le nombre de chars ou d’avions : « La victoire appartiendra au camp capable de s’adapter le plus vite, pas à celui qui dispose de plus de ressources. »

Photo : DR

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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6 réponses à “Ukraine : Azov révèle comment ses drones boostés à l’IA détruisent la logistique russe à 250 kilomètres du front”

  1. Cartan dit :

    Les drones « Hornet » (américains, en partenariat) et d’autres systèmes ukrainiens intègrent de l’IA pour la reconnaissance automatique de cibles. Starlink aide aussi pour la connectivité.
    C’est une amélioration graduelle dans une course aux armements où les Russes s’adaptent en continu. Toutefois les Russes ne sont pas à la traîne globalement : Ils produisent massivement des drones (Lancet, fibre optique, etc.), et s’adaptent vite, il développent également leurs propres capacités IA/vision par ordinateur. En attendant, la Russie compense par la quantité et la masse.

  2. Rycart dit :

    Article ou belle propagande ukrainienne ?

  3. JLP dit :

    « La victoire appartiendra au camp capable de s’adapter le plus vite, pas à celui qui dispose de plus de ressources. » Voilà pourquoi les amis de Poutine, de Dupont-Aignan à Galacteros et Fedorova en passant, honte à lui, par Villiers, appellent, ne pouvant briser ni leur moral ni leur inventivité, à couper les vivres au régime de Kyyv pour imposer une paix injuste, et épargner l’humiliation suprême à leur pote Vladimir & ses militaires mafieux, en retard de plusieurs guerres sur l’Ukraine. B.V. ou Breizh Info n’ont guère évoqué les dernières manoeuvres de l’Otan, au cours desquelles les « invités » ukrainiens ont été priés de ne plus participer aux manoeuvres : en une demi-journée ils avaient détruit (virtuellement !) toutes les troupes otaniennes affrontées avec leurs drones et autres joujoux – bricolés sur leurs imprimantes 3D – qui nous rejettent – comme les Russes – à l’époque de la Beresina. Bref, longue vie à Azov !

  4. Marie Guichoux dit :

    Je conteste vos commentaires sur le conflit qui me semble bien imbibé de russophobie, c’est tendance !
    Ce conflit est celui de l’Otan contre la Russie, il faut arrêter de parler des ukrainiens ce ne sont des fantômes qui servent de prétexte à une organisation qui n’a plus lieu d’être depuis la fin de la guerre froide
    Les états unis veulent la peau de la Russie depuis toujours et les 3 benêts Macron Starmer Merz impuissants et crétins s’y collent..surtout le français qui devait se regarder dans un miroir au lieu d’écouter les cours d’Histoire ( avec une petite excuse qui est que sa génération est nettement plus inculte que nous ne l’étions et que la guerre ils ne la connaissent qu’au cinéma)

  5. RAYMOND NEVEU dit :

    Poutine va avoirson mouvement « décembriste »mais de là à offrir 90 milliards aux oligarques ukrainiens…??? Qui a voté pour this whore Ursula von der Layen?

  6. Torr'pen dit :

    Potassez « Azov » sur Wiki et relativisez cet article.

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