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Chaque été, une ligne supplémentaire apparaît sur la fiche de paie de près d’un million de salariés français sans qu’ils aient eu à faire la moindre démarche. Cette prime de vacances, peu connue du grand public, n’est pas un cadeau discrétionnaire de l’employeur : c’est une obligation légale, encadrée par une convention collective bien précise.
Qui est concerné ?
La prime de vacances dite « Syntec » est prévue à l’article 7.3 de la convention collective nationale des bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et sociétés de conseils — identifiée par le code IDCC 1486. Elle concerne les salariés des entreprises relevant de ce champ conventionnel : sociétés de services numériques, cabinets de conseil en management ou en technologies, bureaux d’études d’ingénierie, entreprises de formation professionnelle, agences d’architecture. Plus de 3 000 sociétés françaises sont concernées, pour un total d’environ 950 000 salariés.
La condition est unique : travailler dans une entreprise couverte par cette convention. Dès lors, l’employeur est tenu de verser la prime — il ne peut pas s’y soustraire. Le dispositif bénéficie à l’ensemble des salariés concernés, qu’ils soient en CDI, en CDD ou en contrat d’alternance selon les accords internes.
Pour savoir si vous êtes éligible, la vérification est simple : consultez votre bulletin de salaire et cherchez dans la rubrique « Convention collective » la mention correspondante ou le code IDCC 1486.
Comment est-elle calculée ?
La convention impose un plancher : l’enveloppe globale consacrée à cette prime doit représenter au minimum 10 % de la masse totale des indemnités de congés payés versées sur la période de référence. Les modalités de répartition entre salariés sont laissées au choix de l’employeur ou définies par accord d’entreprise. Quatre méthodes sont prévues : un montant identique pour tous, un prorata du salaire individuel avec éventuelle majoration pour enfants à charge, un ajout de 10 % directement sur l’indemnité de congés payés, ou un prorata du temps de présence pour les arrivées et départs en cours d’année.
Point important : ni le treizième mois ni une prime sur objectifs ne peuvent se substituer à cette prime de vacances. Elle se cumule avec les autres avantages salariaux. En revanche, une gratification déjà versée peut valoir prime de vacances si elle respecte le seuil de 10 % et les règles de la convention.
Quand est-elle versée ?
La convention Syntec n’impose pas de date précise, mais stipule qu’une partie du versement doit intervenir entre le 1er mai et le 31 octobre. Dans les faits, la majorité des entreprises choisissent juillet, ce qui se traduit par une ligne dédiée sur le bulletin de salaire du mois correspondant. Certaines entreprises optent pour un versement fractionné sur plusieurs mois.
Comme elle s’additionne au salaire, cette prime est soumise aux cotisations sociales et entre dans le calcul de l’impôt sur le revenu.
Que faire si vous ne la recevez pas ?
Si votre entreprise relève bien de la convention Syntec-Cinov et qu’aucune prime de vacances n’apparaît sur vos bulletins entre mai et octobre, vous êtes en droit d’interpeller votre service des ressources humaines par écrit en citant l’article 7.3 de la convention et son texte disponible sur Légifrance. En cas de doute persistant, le comité social et économique ou un représentant du personnel peut aider à vérifier que l’obligation est correctement appliquée à l’échelle de l’entreprise.
Les salariés des autres secteurs — commerce, industrie, hôtellerie-restauration, santé, fonction publique — n’y ont pas droit automatiquement, sauf si un accord de branche ou d’entreprise prévoit un dispositif équivalent. Une inégalité que les organisations syndicales dénoncent régulièrement, plaidant pour une extension de ces mécanismes à d’autres conventions collectives.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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2 réponses à “Prime de vacances : près d’un million de salariés vont toucher un bonus cet été sans le savoir”
Mais dans ce pays de dégénérés il n’est question que de primes, de droits et les devoirs? Un pays qui va à vau l’eau! « Tout est foutu fort l’Honneur »!
Et pour les ouvriers qui triment tout autant ?