Royaume-Uni : Keir Starmer poussé vers la sortie, Andy Burnham en embuscade

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Le Premier ministre travailliste pourrait annoncer dès lundi un calendrier de départ. La victoire de son rival Andy Burnham dans une élection partielle a précipité une crise qui couvait depuis des mois au sein du Labour.

Keir Starmer passe le week-end à Chequers, la résidence de campagne des chefs de gouvernement britanniques, où il discute de son avenir avec son épouse avant de trancher. Selon plusieurs figures du Parti travailliste citées par la presse britannique, une déclaration claire sur ses intentions pourrait tomber dès lundi. Le scénario qui circule à Westminster : un départ organisé en septembre, le temps de désigner un successeur lors du congrès du parti à l’automne.

Du côté de Downing Street, on tempère. Une source gouvernementale assure que le Premier ministre reste concentré sur l’exercice du pouvoir et renvoie à ses propres déclarations. Vendredi encore, Starmer affirmait qu’il se présenterait face à n’importe quel concurrent et appelait son camp à ne pas se déchirer.

La victoire qui change tout

L’élément déclencheur a un nom : Andy Burnham. Maire du Greater Manchester, ce vétéran de la politique travailliste de 56 ans a remporté vendredi un siège vacant à la Chambre des communes, écartant sans difficulté la menace du parti de Nigel Farage. Ce mandat lui ouvre la voie d’une candidature formelle à la direction du Labour. Il doit prêter serment lundi et rencontrer Starmer en début de semaine.

Ses partisans affirment avoir réuni le soutien de plus de la moitié des députés travaillistes, seuil décisif : sans cette majorité, le Premier ministre ne peut plus garantir au roi qu’il dispose de la confiance des Communes. Plus de cent élus du parti, soit environ un quart du groupe parlementaire, ont déjà publiquement réclamé son départ ou un calendrier de transition.

Burnham n’a pour l’instant pas lancé de défi officiel, mais a promis lors de son discours de victoire une « nouvelle voie » pour le pays. Ses alliés pressent Starmer de céder le pouvoir de son plein gré.

Un règne abîmé

L’épisode illustre l’effondrement d’un dirigeant qui avait pourtant conduit le Labour à une victoire écrasante en 2024. Une succession de scandales et de revirements politiques a installé chez de nombreux électeurs l’idée que Starmer ne tiendrait pas ses promesses sur le pouvoir d’achat.

Si le Premier ministre venait à quitter ses fonctions, le Royaume-Uni connaîtrait son septième chef de gouvernement en un peu plus de dix ans — un rythme de rotation inédit depuis près de deux siècles, symptôme d’une colère persistante contre l’incapacité des gouvernements successifs à redresser les services publics et à maîtriser l’immigration.

Reste l’inconnue Wes Streeting. L’ancien ministre de la Santé maintient son intention de se présenter et aurait déjà pris à bail des locaux de campagne. Plusieurs responsables travaillistes estiment toutefois qu’il pourrait s’effacer au profit de Burnham en échange d’un poste ministériel, l’élan ayant nettement basculé en faveur du maire de Manchester. Le Times croit par ailleurs savoir que Burnham se séparerait de Rachel Reeves, la ministre des Finances, jugée incapable d’incarner le changement de cap attendu.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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