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Le conseiller régional Patrick Le Fur mènera la liste du Rassemblement National aux élections sénatoriales du Finistère, le 27 septembre prochain. Élu de longue date au conseil régional de Bretagne, il entend porter au Sénat la voix des petites communes et de la ruralité finistérienne, qu’il estime délaissées au profit de la métropole brestoise.
Un élu régional ancré dans le territoire
Membre de la Commission permanente et de la Commission Culture du conseil régional, où il siège depuis 2015, Patrick Le Fur met en avant son attachement aux traditions culturelles bretonnes, à la ruralité et à la pêche artisanale. Sa candidature, annoncée par la fédération RN du Finistère le 23 juin 2026, se veut celle des petites communes et des petites villes, afin que les élus locaux soient mieux entendus à l’échelon national. Le candidat affiche notamment la volonté de rééquilibrer les investissements, les finances publiques et les services de proximité entre Brest, qui capte selon lui une très large part des moyens, et les communes de moindre ampleur.
Quatre priorités pour la ruralité
Le programme de Patrick Le Fur s’articule autour de quatre axes. Le premier vise à soutenir l’attractivité des territoires, en défendant l’agriculture, l’emploi rural et la pêche artisanale, tout en favorisant le logement et l’aide aux aînés. Le deuxième porte sur la préservation des services de proximité : accès aux soins, à l’école, aux petits commerces et à l’artisanat. Le troisième entend redonner des moyens et de l’autonomie aux communes, dont l’action serait entravée par un excès de normes, d’administration et de contraintes. Le quatrième, enfin, concerne la qualité de vie et la sécurité des habitants, avec une attention portée à la lutte contre les cambriolages et les actes délictueux, ainsi qu’un accompagnement des maires confrontés à des décisions imposées, comme l’installation de centres d’hébergement pour immigrés.
Une candidature qui se réclame de la dynamique électorale du RN
Pour justifier sa légitimité dans un scrutin de grands électeurs traditionnellement peu favorable au parti, la fédération RN s’appuie sur les résultats récents dans le département. Le Rassemblement National était arrivé largement en tête dans le Finistère lors des européennes de 2024, et ses candidats s’étaient qualifiés pour le second tour dans l’ensemble des circonscriptions finistériennes lors des législatives suivantes. De quoi, selon le parti, rendre légitime la présence d’un sénateur RN pour défendre les intérêts de la ruralité, des maires et des territoires qu’il juge abandonnés.
Cette candidature finistérienne s’inscrit dans une stratégie plus large du Rassemblement National en Bretagne pour les sénatoriales de septembre, après l’annonce de celle de Gilles Pennelle en Ille-et-Vilaine. Le parti entend ainsi convertir ses succès électoraux récents en implantation institutionnelle, sur un terrain — celui des grands électeurs locaux — qui demeure l’un des plus difficiles à conquérir pour la formation.
Crédit photo : DR (photo d’illustration)
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