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À Ivry-sur-Seine, la solidarité internationale s’est invitée au conseil municipal. Le 2 juillet, la majorité conduite par le maire PCF Philippe Bouyssou a adopté un vœu de soutien au Mali, assorti d’une subvention de 46 000 euros sur quatre ans destinée à financer des projets de développement. Présentée comme un geste de paix, de fraternité et de dialogue entre les peuples, la décision a aussitôt déclenché les critiques de l’opposition, notamment du conseiller municipal RN Kevin Nader.
Le sujet n’est pas anodin. Ivry-sur-Seine n’est pas une grande puissance diplomatique, mais une commune française, avec ses écoles, ses rues, ses logements, ses services publics et ses contribuables. Dans ce cadre, l’attribution d’une subvention à des projets liés au Mali pose une question simple : jusqu’où une municipalité doit-elle financer une action internationale, alors que les besoins locaux ne manquent jamais ?
Une tradition internationaliste contestée
La majorité municipale met en avant la solidarité avec les populations civiles maliennes, frappées par les violences et le terrorisme, ainsi que le jumelage avec la commune rurale de Dianguirdé. L’argument humanitaire est connu : aider les peuples plutôt que les régimes, soutenir les projets de développement plutôt que se replier sur soi. Personne ne peut nier les souffrances des civils maliens.
Mais le contexte politique rend le choix explosif. Les relations entre Paris et Bamako se sont profondément dégradées après des années d’engagement militaire français au Sahel. Des soldats français sont morts dans la lutte contre le terrorisme, avant que le retrait français ne s’effectue dans un climat d’hostilité croissante et de relations profondément dégradées avec Bamako. Dans ces conditions, beaucoup d’habitants peuvent légitimement se demander pourquoi l’argent municipal doit financer des projets liés à ce pays.
L’argent public n’est pas une abstraction
La polémique dépasse donc le seul montant. 46 000 euros sur quatre ans ne feront pas vaciller un budget communal, mais l’argent public a une portée symbolique. Chaque euro voté par une commune doit d’abord être compris par ceux qui le financent : les contribuables locaux.
À force de multiplier les causes internationales, certaines municipalités donnent parfois le sentiment de chercher loin ce qu’elles peinent à régler chez elles. La solidarité n’est pas illégitime lorsqu’elle est claire, encadrée et utile. Mais elle ne doit pas devenir un réflexe idéologique. Dans une commune comme Ivry, la première fraternité attendue reste celle qui s’exerce envers les habitants eux-mêmes.
Crédit photo : Wikimedia commons (CC/Chabe01) (photo d’illustration)
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5 réponses à “Ivry-sur-Seine (94) : polémique après le vote de 46 000 euros pour des projets au Mali”
Jusqu’où iront ils tous ces élus aveuglés par leur idéologie mortifère ? Nous avons déja , en France , une très grande communauté malienne qui , comme dirait l autre , nous coute un pognon dingue.
Le Mali largement occupé par les islamistes, on se doute dans quelle poche ira cette subvention.
L’autorité de tutelle: » la Préfecture » a sans doute accepté car toutes les décisions communales doivent bien passer par là ?
Evidemment un maire communiste…! ça ne sait pas tout ça, ils sont nuls ces cocos !
Ce singe communiste aurait dû être mis à pied par le préfet de la Ripiblique, mais ce doit être un préfet pétochard rien à voir avec ce sous préfet de Vendôme qui courageusement refusa de servir le Mythe Errant.
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