De l’Irlande du Nord aux vignes de Nouvelle-Zélande : hommage à Sam Neill, disparu à 78 ans

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Il aura incarné pour le grand public un paléontologue bougon lâché au milieu des dinosaures, mais sa carrière ne se résume pas à ce rôle. Sam Neill est mort le 13 juillet 2026 à Sydney, à l’âge de 78 ans, des suites d’un lymphome contre lequel il se battait depuis plusieurs années. Sa famille a annoncé la nouvelle, évoquant une disparition soudaine. Avec lui s’en va l’un des visages les plus familiers du cinéma anglo-saxon des cinquante dernières années.

Un enfant d’Omagh devenu acteur aux antipodes

Contrairement à ce que sa filmographie hollywoodienne pourrait laisser croire, Sam Neill n’était ni américain ni tout à fait néo-zélandais de naissance. Nigel John Dermot Neill voit le jour le 14 septembre 1947 à Omagh, dans le comté de Tyrone, en Irlande du Nord, d’une mère anglaise et d’un père officier néo-zélandais servant chez les Irish Guards. De cette ascendance, il conservera toute sa vie la triple nationalité néo-zélandaise, britannique et irlandaise.

La famille émigre en Nouvelle-Zélande lorsqu’il a sept ans. C’est là qu’il grandit, étudie la littérature anglaise et adopte le prénom « Sam » — pour se distinguer des autres Nigel de sa classe, et parce qu’il jugeait ce diminutif moins ampoulé. Marqué dans sa jeunesse par un fort bégaiement, il confiera plus tard qu’il espérait alors qu’on ne lui adresse pas la parole, pour n’avoir pas à répondre. De ce garçon timide naîtra pourtant l’une des voix les plus reconnaissables du cinéma.

De Possession à Jurassic Park

Après des débuts au théâtre et six années passées à réaliser des documentaires pour la New Zealand National Film Unit, Sam Neill perce au cinéma à la fin des années 1970. Le réalisateur polonais Andrzej Żuławski lui offre en 1981 l’un de ses rôles les plus marquants dans Possession, face à Isabelle Adjani. La même année, il figure au casting de La Malédiction finale. Sa notoriété grandissante lui vaut même de passer des auditions pour succéder à Roger Moore dans le rôle de James Bond, avant que le choix ne se porte sur Timothy Dalton.

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La consécration internationale arrive en 1993, une année charnière. Il incarne le paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park de Steven Spielberg — un rôle de scientifique récalcitrant face aux enfants qu’il reprendra en 2001 puis en 2022 dans Jurassic World : Le Monde d’après. La même année, il compose un mari tour à tour brutal et pathétique dans La Leçon de piano de Jane Campion, Palme d’or à Cannes et triple lauréat aux Oscars.

Une filmographie éclectique, du grand écran aux séries

Le succès planétaire de Jurassic Park a peut-être éclipsé la richesse du reste de sa carrière. Sam Neill fut un officier soviétique dans À la poursuite d’Octobre rouge aux côtés de Sean Connery, un détective plongé dans le cauchemar de L’Antre de la folie de John Carpenter, le physicien tourmenté d’Event Horizon, ou encore le compagnon de Robert Redford dans L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Récompensé dès 1988 par l’Australian Film Institute pour Un cri dans la nuit, il n’a cessé d’alterner les registres, du fantastique à la comédie.

La télévision lui offrit également de beaux rôles : Merlin, le cardinal Wolsey dans Les Tudors, et surtout l’impitoyable inspecteur Chester Campbell, chargé de mettre au pas les gangsters de Birmingham dans les deux premières saisons de Peaky Blinders. Chez Taika Waititi, il s’amusa dans la comédie néo-zélandaise À la poursuite de Ricky Baker puis dans deux clins d’œil à l’univers Marvel.

L’homme qui préférait ses vignes aux projecteurs

Sam Neill refusait le statut de vedette. Il préférait la tranquillité de sa propriété agricole de Central Otago, sur l’île du Sud néo-zélandaise, achetée en 1993, où il cultivait le pinot noir et le riesling sous la marque Two Paddocks. Fait officier de l’ordre de l’Empire britannique en 1991, il avait d’abord décliné le titre de chevalier néo-zélandais, le jugeant « bien trop grand », avant de l’accepter finalement en 2022.

Ses partenaires de la saga Jurassic Park — Jeff Goldblum, Laura Dern, Joseph Mazzello — ainsi que Steven Spielberg lui ont rendu hommage. Restera l’image d’un acteur discret et cultivé, attaché à ses racines et à sa terre, qui aura traversé un demi-siècle de cinéma sans jamais se départir d’une certaine élégance.

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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2 réponses à “De l’Irlande du Nord aux vignes de Nouvelle-Zélande : hommage à Sam Neill, disparu à 78 ans”

  1. Rozven dit :

    Raymond, un commentaire avisé ? J’ai tellement hâte.

  2. RAYMOND NEVEU dit :

    Ouh je suis sollicité moi qui vis au milieu de mes souvenirs, mon divin père un rugueux sauf por son dernier fils inespéré…je ne connais pas ces vins je suis sur la cuvée Caravage de Vendée! Morbleu je vais devoir me remuer

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