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En cette Journée mondiale Alzheimer du 21 septembre, un sondage OpinionWay réalisé pour la Fondation Recherche Alzheimer dresse un constat paradoxal : la maladie touche une large partie de la population française, mais reste entourée d’un épais brouillard d’idées reçues.
Les chiffres de proximité sont éloquents : 49 % des Français se disent aujourd’hui concernés par la maladie, de près ou de loin, dont 30 % directement à travers un proche. En France, 1,4 million de personnes seraient atteintes de maladies neurodégénératives, dont Alzheimer est la plus répandue. La peur suit la proximité : Alzheimer demeure la 2e maladie la plus redoutée des Français, y compris chez les plus jeunes, puisque 50 % des 18-24 ans déclarent la craindre.
51 % des Français s’estiment mal informés
La connaissance ne suit pas. 51 % des sondés estiment manquer d’information sur la maladie, et 62 % se disent insuffisamment renseignés sur les signes précoces. Les avancées de la recherche ne sont maîtrisées que par 23 % des personnes interrogées, les moyens de prévention par 27 % à peine.
Plus problématique encore : les Français croient souvent savoir, et se trompent. Seuls 30 % connaissent le caractère non héréditaire de la maladie, et 33 % seulement savent que des tests fiables de dépistage existent. À l’inverse, 31 % jugent normal d’avoir des pertes de mémoire après 70 ans — une banalisation qui peut retarder le diagnostic. Enfin, 33 % des sondés ont conscience que les financements consacrés à la recherche sur Alzheimer sont nettement inférieurs à ceux alloués au cancer.
Une information qui passe d’abord par les proches
L’enquête révèle aussi que l’information sur Alzheimer reste largement informelle : 47 % des Français en ont entendu parler à travers l’expérience d’un proche, 40 % via les médias, 23 % par des campagnes de sensibilisation et 9 % seulement via des associations ou fondations. « Il est essentiel de mieux informer, de lutter contre les idées reçues », résume le Dr Olivier de Ladoucette, président de la fondation, psychiatre et gériatre.
C’est le sens de l’opération Septembre Mauve, mois national de mobilisation lancé pour sensibiliser le grand public, déconstruire les idées reçues et soutenir la recherche. Créée en 2004 et installée à la Pitié-Salpêtrière à Paris, la fondation a financé à hauteur de plus de 29 millions d’euros les travaux de plus de 195 chercheurs en France et en Europe, avec pour priorités le diagnostic précoce et la mise au point de traitements efficaces. Informations pratiques sur septembremauve.fr.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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