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07/05/2015 – 08H00 Édimbourg (Breizh-info.com) ‑ Le Royaume-Uni vote ce 7 mai pour élire son nouveau parlement. C’est peu dire que l’Écosse a occupé le centre de la campagne ; jamais sans doute depuis le milieu du 17e siècle la nation écossaise n’avait à ce point troublé les esprits anglais. Heureusement, il n’est plus question de guerre civile mais seulement de majorité parlementaire.
C’était presque un dogme chez les politologues : le système constitutionnel du Royaume-Uni imposait en pratique le bipartisme. On n’avait pas prévu l’irruption en Écosse d’un vote ethnique puissant. Les Travaillistes avaient bon espoir de l’emporter sur les Conservateurs. Mais pour être majoritaires à Westminster, ils devaient conserver leur domination massive en Écosse : 40 sièges sur 59. Or, les derniers sondages leur prédisent localement une franche déroute au profit du Scottish National Party (SNP). Certains envisagent même que les nationalistes raflent la totalité des sièges écossais alors qu’ils n’en détiennent que six aujourd’hui ! Le SNP deviendrait ainsi, très probablement, le maître du jeu politique britannique : les Travaillistes ne pourraient gouverner qu’en s’alliant avec lui. Ce qui n’irait pas sans des concessions importantes.
Cependant, « les sondages ne sont que les sondages », comme dit prudemment Nicola Sturgeon, leader du SNP. Avec le scrutin majoritaire à un tour, un petit déplacement de voix peut inverser le résultat d’une élection. Et les électeurs britanniques semblent dire : « Ras-le-bol de l’Écosse ». YouGov les a sondés voici quelques jours pour savoir quels sujets avaient été traités suffisamment ou insuffisamment au cours de la campagne. Surprise : aucun sujet n’a été assez largement traité selon eux, sauf un qui l’a été trop : l’Écosse !
Il est peu probable que ce ras-le-bol influence les Écossais eux-mêmes. N’empêche, il était probablement temps que la campagne se termine. Rendez-vous ce soir au pied des urnes.
Crédit photo : [cc] CC BY-SA 2.5™ Calum Hutchinson via Wikipedia
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Une réponse à “Aujourd’hui jour de gloire pour les nationalistes écossais ?”
[…] l’ont cru jusqu’à la dernière minute, même s’ils admettaient qu’ils devraient peut-être composer avec le Scottish National Party (SNP). Les Conservateurs étaient censés subir l’usure du pouvoir malgré l’amélioration de la […]