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Une question se pose à qui a un peu fréquenté l’histoire des événements et des idées : pourquoi s’en prendre à ce pape d’un genre nouveau ? Après tout, François Ier (et peut-être dernier), venu des Amériques, fait ce pour quoi on l’a élu : il casse la domination européenne sur le catholicisme. Ce faisant, il suit une logique qui nous ramène au proto-christianisme.
L’étymologie et la théologie ne peuvent que donner raison à ce pape – démagogue, roublard et subversif, si on le juge du point de vue d’un Européen -, à ce jésuite fin connaisseur de l’histoire et de la théologie, si on le juge de façon objective… ce qui est certainement plus facile à l’athée européen qu’au catholique d’Europe.
Katholichos signifie : pour tous [les humains]. Quant à la théologie morale, elle est fondée sur l’Agapè : l’amour (supposé) de la divinité pour ses créatures, avec son corollaire, l’amour en retour des créatures pour le créateur et pour tous les frères et sœurs en Jésus-Christ qu’il a plu à la divinité de leur octroyer (débiles mentaux, pervers, islamo-terroristes compris… et on en passe).
Du IIe au IVe siècle, les Pères de l’Église (style Justin, au IIe siècle) ou ceux dont l’Église a moins honoré le souvenir (du type Lactance, à cheval sur les IIIe et IVe siècles) n’ont eu de cesse de combattre l’État et la notion de Patrie. « Les chrétiens voient un frère en chaque être humain… Toute patrie terrestre est Terra incognita pour le chrétien » (Justin, né en l’actuelle Naplouse et mis à mort sous le principat du bon Marc Aurèle, piètre Imperator, mais qui savait différentier l’ami de l’ennemi) ;
« L’attachement à la patrie est, par essence, un sentiment hostile et malfaisant » (Lactance)… et l’on pourrait multiplier les exemples, jusqu’à ce que les invasions barbares fassent trembler le bon Ambroise de Milan (IVe siècle) et que la prise de Rome par les Goths d’Alaric (en 410) fasse pleurer quelques évêques.
Lorsque le démagogue jésuite venu d’Argentine prône l’invasion de l’Europe par des Africains et des Proches-Orientaux, il démontre la persistance de cette prodigieuse faculté de nuisance d’une foi naïve glorifiant la charité (soit : la bonté sans espoir de réciprocité), ce culte de la douceur dans un monde de brutes, cette ouverture absolue à tous, y compris les destructeurs, les pillards et les incendiaires, les violeurs et les égorgeurs.
Il paraît que divers philosophes, moralistes et autres délicats penseurs auraient dit, écrit et peut-être pensé (c’est déjà moins sûr) que la douceur triomphe de tout, y compris de la haine et des armes… parlez-en aux mânes des merveilleux Oulianov-‘’Lénine’’, Bronstein-‘’Trotski’’, Dougashvili-‘’Staline’’, Sar Saloth-‘’Pol-Poth’’ ou de Mao Tsé-toung, interrogez le survivant Fidel Castro et vous entendrez l’immense éclat de rire tartare, judéo-bolchevique ou de quelque autre exotisme. Ceux-là et leurs émules islamiques savent que la Force crée le Droit.
Qu’au pays de La Fontaine, il faille répéter que « La raison du plus fort est toujours la meilleure » témoigne, certes, de la faillite de l’instruction publique, mais aussi du caractère hautement pernicieux de la propagande émolliente déversée à pleins tubes cathodiques (et sur le Net) depuis les années 1980-1990, soit les débuts de l’ère globalo-mondialiste, où des requins d’affaires se sont associés aux piranhas islamiques pour détruire l’Europe.
Le pape actuel joue sa partition catholique et le fait admirablement
Son solo de flûte (ou de « pipeau ») fait de lui l’avatar du joueur d’Hameln (Hamelin pour les oreilles françaises)… mais dans le droit fil du scénario chrétien original : opposé aux notions de races, de patries, de légitime défense & vantant les charmes du métissage universel, de la douceur, voire du martyre qui permet d’accéder plus vite et de façon quasi-automatique à la féérie de la vie surnaturelle.
C’est plus tard, que l’Église a changé son enseignement, vantant les charmes (autrefois vénéneux) de la guerre juste voire sainte… puis vint le Concile Vatican II, où des pères (en grande partie jésuites), fins connaisseurs de l’histoire et des thèses du proto-christianisme, ont joué la carte du retour à la « pureté des origines », soit l’Utopie jointe à l’Uchronie.
Que le pape jésuite suive cette voie, c’est logique et même légitime dans son délire religieux. Ouvrons les yeux : ce n’est pas le musicien qu’il faut combattre mais la partition originale !
Un Français devrait se souvenir de l’un de ses plus grands auteurs, Denis Diderot, qui fut emprisonné au Fort l’Évêque pour avoir écrit entre autres Pensées philosophiques : « Avec la femme et le prêtre on ne discute pas : il y a les maisons de correction ». Il n’existe plus, en notre beau pays, de maisons de ce type.
Il faut donc que les Français de souche – et d’une manière générale, tous les Européens autochtones – tirent les conclusions qui s’imposent du Monde tel qu’il est devenu.
Dr Bernard Plouvier, auteur, essayiste
Source : Metamag
Une réponse à “François le catholique et Finis Europae”
« Après tout, François Ier (et peut-être dernier), venu des Amériques, fait ce pourquoi on l’a élu. » Pourquoi ? Pitié…!