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17/02/2017 – 08H15 Rennes (Breizh-info.com) – L’Office public de la langue bretonne tire le signal d’alarme concernant les menaces qui pèsent sur la langue bretonne et sa diffusion :
« Il faudrait que le rythme de croissance des effectifs scolarisés dans les filières bilingues soit beaucoup plus important que celui constaté ces dernières années, sans quoi il sera très difficile de maintenir un nombre de locuteurs suffisant permettant un usage social de la langue » pouvait-on lire cette semaine dans l’hebdomadaire Le Ptit bleu .
L’enseignement bilingue français-breton concerne aujourd’hui plus de 17.024 élèves pour la rentrée 2016 . Et cela dans 490 établissements et 166 communes, le Finistère comptant le plus grand nombre d’élèves inscrits dans ces filières. Les effectifs de Diwan ont progressé de 5% en 2015. Les difficultés commencent au collège (4500 collégiens ont pris l’option breton à la rentrée 2016) mais s’aggrave surtout au lycée (480) puis dans les études universitaires (462).
Au collège, 1 à 2 heures hebdomadaires peuvent être proposées de la 6e à la 3e. L’enseignement porte sur la langue mais aussi sur la culture. En 4e et en 3e, des cours hebdomadaires de 1 à 3 heures peuvent être dispensés en tant que Langue Vivante 2 (LV2) ou comme matière optionnelle. Au lycée, il est possible de choisir le breton en langue vivante 2 ou en langue vivante 3 de la seconde à la terminale. La langue bretonne peut être présentée au diplôme national du brevet et au baccalauréat.
L’Office public de la langue bretonne consacre une grande partie de son activité à la structuration et au développement des modes de transmission du breton à l’école.
Entre 1997 et 2007, le nombre de locuteurs bretons en Basse-Bretagne a baissé de 30 %. On est passé de 246 000 à 172 000 personnes qui déclarent parler breton . Le nombre de brittophones se situe aujourd’hui autour de 200 000. Mais la grosse majorité d’entre eux a plus de 60 ans, ce qui accélère une chute du nombre de locuteurs chaque année, avec les conséquences que l’on imagine à moyen terme …
Crédit Photo : DR
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Une réponse à “Diwan. La langue bretonne en danger ?”
Eus Bro Berghem (e yezh ar rannvro), »Bergamo » en italianeg.*
Tud an Argoad ha tud an Arvor, tud diwar ar maezh ha tud ar chêrioù bras, tud Breizh izel ha tud an Naoned ; diwallit ta mar plij, diwallit ta:
HEP BREZHONEG BREIZH EBET !
Hep Brezhoneg arrabat komz diwar-benn Breizh.
Echu eo an abadenn da virviken !
(Gens des terres et gens des côtes, gens de la campagne et gens des grandes citées, gens de Basse-Bretagne et gens du Pays Nantais ; attention je vous prie, attention : SANS LANGUE BRETONNE PAS DE BRETAGNE ! Sans langue bretonne ne parlons plus de la Bretagne. La séance est à jamais terminée !)*
*Et ceci c’est un italien italophone qui vous l’écrit en langue bretonne (sous titrée en langue française).