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04/09/2017 – 08h00 Nantes (Breizh-Info.com) –
Les Dervallières sont un quartier sensible à l’ouest de Nantes. Le Building est une barre de 12 étages qui domine le quartier. Ses locataires en ont assez des coupures d’eau à répétition qu’ils subissent en ce mois d’août. Pourtant, d’autres problèmes minent le quartier. Au premier rang d’entre eux, les incivilités, notamment les dépôts sauvages d’ordures.
Lorsqu’on s’enfonce dans les Dervallières en venant de l’arrêt de bus Vincent Auriol (lignes C3/C6), on les voit immédiatement. Des encombrants sont déposés anarchiquement près des poubelles enterrées. Des bouteilles en verre et des cartons incendiés jonchent une pelouse où les jeunes du quartier aiment se retrouver – comme on peut le constater en lisant les marques de bière sur les bouteilles et les canettes ou en regardant les paquets de sauces pita tombés à terre.

Derrière le Building, le long des bordures, dans les buissons, sous les nombreux arbres du quartier, des ordures traînent. Le long d’un immeuble, leur dispersion ne fait aucun doute. Elles ne sont pas arrivées là par hasard, exhumées par la tondeuse. Elles ont été jetées des fenêtres.
Locataires et gestionnaire – en l’occurrence l’agence Watteau de Nantes-Habitat – se renvoient la responsabilité, comme on a pu le constater lors d’une réunion le 29 août dernier : « on n’est pas au courant qu’il y a tous ces équipements », à savoir des points de dépose d’encombrants, des poubelles enterrées etc., explique un locataire lors de la réunion. « C’est dans les papiers qui vous sont donnés avec le bail », pare Christine Trichet, responsable de l’agence.
Nous l’avons interrogée sur la saleté du quartier : « c’est un problème de comportement, certains locataires jettent leurs ordures par les fenêtres », nous explique-t-elle. « Il y a un agent d’entretien qui s’occupe des immeubles, à peine une à deux heures après son passage c’est à nouveau la merde ». Au sens littéral parfois : au sixième étage de la cage de l’escalier de secours du building, nous voyons que quelqu’un a eu une envie pressante : le papier et le reste sont encore sur les marches.

Parfois, ces locataires n’attendent même pas que l’agent d’entretien soit parti : « hier [lundi 28] j’étais avec l’agent qui nettoyait auprès des cuves », nous explique Christine Trichet, « et j’ai vu des jets depuis les fenêtres ». L’on se croirait presqu’à Marseille, cité Kallisté, où le quotidien difficile des nettoyeurs de cette cité – en l’occurrence une résidence précarisée, livrée aux marchands de sommeil, et où les habitants ont pris l’habitude de jeter leurs ordures par les fenêtres – a fait l’objet d’un film.
Cela dit, Nantes n’est pas Marseille, les Dervallières ne sont pas une résidence mais un ensemble de HLM, et les abords font partie du domaine public. En l’occurrence ils devraient être entretenus par Nantes Métropole. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet entretien est défaillant. Voire inexistant quand on voit les montagnes de déchets divers qui s’accumulent un peu partout, près des poubelles ou non. Il n’y a guère que les voiries et la place devant l’église Saint-Laurent qui font l’objet d’un entretien suivi, mais dès qu’on tourne derrière le coin des bâtiments, « c’est le tiers monde », souffle un locataire plus qu’exaspéré par la situation.
Louis-Benoît Greffe
Crédit photo : breizh-info.com
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3 réponses à “Nantes : Dervallières, pire que les coupures d’eau, la saleté”
C’est peut-être un HLM mais qui sont les gents qui habitent cet immeuble?Je n’attend pas de réponse car les vraies doivent être interdites!
Si tes parents ne t’ont pas enseigné le civisme, tu n’es pas civique. Si tu veux être respecté, respecte d’abord.
Quelle bande de crados!… Ils ne font même pas le minimum… on va sans doute encore leur trouver des excuses .. la propreté n’est pas une question d’argent … ils ne sont pas dépaysés quand ils regardent par la fenêtre , c’est sale comme là bas !…