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05/09/2017 – 06h30 Nantes (Breizh-Info.com) – La mobilisation nantaise pour la défense de l’enseignement du breton dans les écoles Diwan ne faiblit pas. La volonté affichée par le gouvernement d’Edouard Philippe de supprimer les contrats aidés mettrait en danger ces écoles bilingues selon les animateurs de ces écoles.
Samedi 2 août, ils étaient près de 400 devant la préfecture de Nantes et, lundi 04 août, malgré le temps maussade et l’heure peu mobilisatrice – 10 heures, en plein milieu de la matinée de reprise –, ils étaient près de 90 à maintenir la pression devant la représentation symbolique de l’Etat français dans le Pays nantais.
Dans le calme, les dizaines de manifestants ont réclamé le maintien des contrats aidés dans l’ enseignement Diwan. Si cette revendication n’était pas acceptée, les écoles de la région devraient tout simplement mettre la clef sous la porte selon les organisateurs.
Comme nous l’évoquions dans un article du 1er septembre dernier, dans un communiqué en date du 30 août, Diwan rappelait que les établissements de son réseau emploient 207 personnes dont 141 sous contrats aidés. Sur ces 141 postes, seuls 51 sont sûrs d’être renouvelés malgré la décision du gouvernement. Pour le reste, Diwan annonce que « 45 emplois à créer ou à renouveler sont déjà refusés » et que « 39 sont en danger, leur renouvellement arrivant dans les semaines à venir ».
Au total, ce sont donc 84 emplois qui sont menacés pour cette rentrée au sein de Diwan. A Nantes et Saint-Herblain, ce sont 6 des 15 personnes non-enseignantes employées par Diwan qui n’ont pas été renouvelées. Un coup dur pour les deux écoles qui ont été obligées de reporter leur rentrée…
Et les responsables de Diwan ont toujours en travers de la gorge le fait que l’Education nationale française ait vu ses demandes de maintien de postes pour les auxiliaires de vie scolaire accordées.
La langue bretonne, déjà gravement menacée, subit donc un assaut supplémentaire qui pourrait bien lui être fatal…
Crédit photo : Breizh-Info.com
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