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16/12/2017 – 06h00 Rennes (Breizh-info.com) – Les commerçants du marché de Noël de la place du Colombier, près du centre commercial, ne décolèrent pas. Ils ont payé 4000 € par chalet pour un marché de Noël avec de l’ambiance et du monde, et se retrouvent alignés sur une rue sans animations et sans réelle affluence – la dalle est froide et inhospitalière, les gens passent et ne s’arrêtent pas. De plus ils se retrouvent en butte à la délinquance.
Contrairement à Nantes, à Rennes ce sont deux sociétés qui font leurs marchés de Noël. Un premier a lieu sur la place du Parlement de Bretagne – et a été en partie délocalisé sur le mail François Mitterrand cette année, à l’autre bout du centre près de la place de Bretagne. Les animations n’y manquent pas : patinoire devant le Parlement, grande roue et manèges sur le mail. Les (grands) chalets sont loués 4000 € pièce aux commerçants ; cependant, ce marché est très peu artisanal et ressemble à tous les autres grands marchés de Noël, notamment à celui de Nantes.
La société 2A, basée près de Nantes et qui gère depuis 20 ans le marché de Noël de Nantes, est arrivée à Rennes il y a quatre ans. Elle organise le marché de Noël sur la place du Colombier, avec des petits chalets blancs – bien plus petits que sur le mail François Mitterrand – loués 4000 € pièce aux commerçants. La société 2A organise cette année des marchés de Noël à Nantes, Rennes, Angers, Annecy, Rouen, Dijon, au musée des Invalides à Paris, Le Havre, le Mans ainsi que dans 54 centres commerciaux dont celui de l’Alma à Rennes, Beaulieu et Rezé Océane dans l’agglomération de Nantes. Par le passé elle faisait aussi les marchés de Niort et d’Orléans, et du boulevard Saint-Germain à Paris en 2016.
Son concept est de tout faire clé en mains – le montage, le démontage, la sécurisation, et jusqu’à la fabrication des chalets. Les mairies signent une délégation de service public – 35.000 € à Angers en 2011, 66.000 € au Havre en 2016 et les commerçants paient les chalets, souvent assez cher : de 2700 à 3100 € à Angers en 2011, relèvent nos confrères d’Ouest-France, 2000 € en 2016 au Havre alors qu’ils coûtaient 500 € l’année d’avant.
« On a eu deux premières semaines de merde, il n’y avait absolument personne », remarque un commerçant qui vend des produits portugais qu’il fabrique lui-même, saucisses, boudins etc. « Un vrai marché de Noël c’est sur une place avec des animations, on est alignés comme dans une rue, sans aucune animation ni rien. Même si ça va mieux dans quelques jours, si on arrive à rentrer dans nos frais ce sera bien un miracle » achève-t-il, faisant état de « tensions » avec la société organisatrice, 2A.
Par ailleurs les commerçants se retrouvent en butte à l’insécurité : le Colombier n’est pas le quartier le mieux fréquenté de Rennes, « et puis on a des vols à l’étalage, des mendiants agressifs, bourrés, il n’y a pas de vigile et la police ne fait rien », remarque une commerçante. Une autre, qui vend des produits du sud-ouest, nous relate ce qui lui est arrivé la semaine dernière : « un homme est passé, il a pris une bouteille sur le bord du stand, et il est parti avec sans payer. Je suis sorti derrière, j’ai gueulé, j’ai couru après, j’avais un marteau à la main, je lui ai jeté. Il s’est arrêté, a essayé de me frapper, je l’ai immobilisé au sol ».
Pendant ce temps les autres commerçants arrivent sur les lieux. « On appelle la police, deux policiers arrivent – il était toujours à terre. Ils ne l’ont même pas embarqué. Mais ils m’ont dit « bienvenue à Rennes ». Voilà ». Depuis, elle n’a plus de vols, « ils savent que je suis une folle », mais elle continue à voir ses collègues se faire détrousser ou alpaguer par des marginaux ivres le soir.
Il y a déjà eu un marché de Noël organisé par 2A qui n’a pas tenu ses promesses et plombé les commerçants : celui de la rue du Port à Lorient en 2010. Ils avaient loué leur chalet 4000 € et se retrouvaient loin des animations, concurrencés de plus par des barnums situés plus près du centre-ville.
A Rennes, sur « l’autre » marché de Noël du mail François Mitterrand, un commerçant est très clair : « 2A, quand ils sont arrivés, il y avait 40 chalets qu’ils louaient 7 à 8000 €. Ils ont sérieusement baissé leurs ambitions. Ici, c’est un nouvel emplacement – la mairie veut dynamiser ce quartier – au début on avait des problèmes de fréquentation aussi, mais il y a des animations et ça s’est corrigé. Colombier ça reste naze. Et dangereux le soir ».
Louis Moulin
Crédit photos : breizh-info.com
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Une réponse à “Rennes : le marché de Noël du Colombier entre délinquance et manque d’affluence”
a savoir beaucoup de ces « commerçants » non sédentaires font parties des gens du voyage, à éviter absolument tout comme les fêtes foraines, tant le paysan(blancs non voyageur) est une merde à leur yeux pour beaucoup d’entre eux.