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C’était une évidence. Le mariage princier entre Harry de Galles et Meghan Markle n’était pas seulement une cérémonie religieuse. Aujourd’hui, le caractère multiculturaliste et pro-africain de l’événement est assumé par de nombreux médias. Le Monde ne s’y trompe pas, évoquant l’« identité noire » célébrée par les médias internationaux : « La chorale gospel, la présence d’Oprah Winfrey, le sermon du révérend Michael Bruce Curry : autant de symboles pour revendiquer la culture afro-américaine de Meghan Markle. »
Des Africains en vedettes
C’est un élément qui a été remarqué par tous les spectateurs de cet événement mondial. Le mariage entre Harry de Galles et Meghan Markle a mis en valeur de nombreuses personnalités d’origine africaine. Cette métisse afro-européenne avait en effet décidé de donner un ton cosmopolite à cette cérémonie : un choix militant qui s’est matérialisé par la présence de nombreux Africains.
D’abord, le révérend Curry, primat de l’Eglise épiscopale des Etats-Unis et afro-américain. Il a prononcé un long sermon enflammé – tranchant avec la solennité de cette cérémonie – qui n’aura pas manqué de mettre mal à l’aise de nombreuses personnes dans l’assistance et parmi les téléspectateurs. Dans ce sermon, il a rappelé l’esclavage des Africains par les Européens et a rendu hommage à Martin Luther King.
Deux autres hommes d’église d’origine africaine étaient en vedettes : Anba Angaelos, archevêque orthodoxe britannico-égyptien, et Rose Hudson-Wilkin, femme prêtre d’origine africaine. Ils ont tous les deux pris la parole lors de la cérémonie.
Ensuite, une chorale de gospel afro-britannique était présente pour interpréter le tube de l’Afro-Américain Ben E. King « Stand By Me ».
Enfin, le violoncelliste Sheku Kanneh-Mason, Britannique d’origine africaine, a joué de longues minutes plusieurs œuvres choisies par les mariés.
L’identité noire célébrée
Au lendemain du mariage entre Harry et Meghan, c’est Le Monde lui-même qui avoue que la cérémonie avait été pensée comme une opération de propagande multiculturaliste. Reprenant des analyses publiées dans plusieurs médias internationaux prestigieux, Le Monde admet en effet que Meghan a pensé la cérémonie comme un moment de propagande.
Le Daily Mail ne s’y trompe pas : « Meghan Markle a lancé sa propre mini-révolution en se mariant au prince Harry avec une cérémonie multiculturelle et influencée par les Etats-Unis. Un mariage d’un genre que la famille royale et les millions de téléspectateurs n’avaient jamais vu auparavant. »
En Grande-Bretagne toujours, la chroniqueuse anti-raciste d’origine africaine Afua Hirsch a vu la cérémonie comme une « célébration de la négritude » et n’a pas manqué de souligner que « Markle a utilisé son mariage pour initier ses nouveaux proches à la négritude ».
Et de renchérir : « Le choix de Markle était clair et les gens ont répondu. »
Côté musique, le violoncelliste Sheku Kanneh-Mason avait été « expressément demandé par Meghan Markle » selon Afua Hirsch.
Sur le choix de la chorale et de la chanson « Stand By Me », la militante note qu’il s’agit d’une « chanson d’amour, oui, mais l’une des premières à avoir été utilisées dans le mouvement pour les droits civiques, devenant un symbole des protestations face aux injustices raciales ».
Et l’article du Monde de conclure en citant Sarah Lyall dans le New York Times : « Il est clair que la mariée voulait faire ressortir son identité raciale, mettre son patrimoine à l’honneur devant un vaste auditoire. Dans une institution si blanche, dans un pays où il y avait de sérieux problèmes raciaux, c’était un geste marquant. Et ce fut un moment extrêmement symbolique sur la scène mondiale, incluant la possibilité de changer la vision du monde sur la famille royale, et peut-être même la vision de la Grande-Bretagne sur elle-même. »
Une opération de propagande africaine et donc anti-européenne
C’est donc un choix délibéré de Meghan Markle que d’avoir donné à cette cérémonie une énorme coloration africaine. Cette métisse, africaine par sa mère Doria Ragland – elle-même métisse puisque seule sa mère était africaine –, a donc choisi d’imprimer sa marque sur la tradition européenne.
Il s’agissait clairement d’une opération de propagande africaine et donc anti-européenne.
Plutôt que de se fondre dans le moule européen, Meghan Markle a choisi de faire primer ses origines africaines de manière frontale.
Malgré le fait qu’elle soit simplement quarteronne, son identité noire a primé sur le reste et Meghan Markle a agi en militante multiculturaliste voulant révolutionner les traditions d’une famille prestigieuse, symbole de l’identité européenne.
Loin d’être un acte anodin, ce militantisme anti-européen est un symbole de l’accélération dramatique de la guerre totale qui est menée à l’identité européenne.
Nicolas Faure via Polemia
20/05/2018
Crédit photo : DR
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